MORT DE LA DUCHESSE DE NEVERS
tit6 rob^ dii p^rl<ax)<^Pt d« PiJoQ « qui étûH «vmômer 4e Mme la ducb^^se dû Bourgogne , et que je voyais Mps oMse dans les «Lutiobambres des dames du palais , eut révêché de Soissons , où il fit bientôt après parler de son zèle pour la constitution. Le frère d'Argenson, si nécessaire dans paris , et à l'orelUe du rqi, aux jésuite? , passa du triste éyêch^ de Dol à IVchçYêcbé d'Embrun^ vacant par la mort de Brûlart-QenUs , le plus ancien des archevêques ; et Pol fut donné au fils de Sourcbçs qui pçuryissoit aumôniçr du roi en grand mépris.
Xi^ ducbesse de N^vers mourut en ce temps-çi. On a ?i9sez fait çoi\-<noUre quelle elle étoit, et le duc de Nevers, son mari , pour n'avoir ici besoin que d'une addition légère. Peu de femmes l'avoient surpassée en beauté. I^a sienne étoit de toutes les sortes, ayec une siugularité qui fib^rmoit. On ne se pouvoit lasser de lu; entendre raconter les aventure? de sçs voyages d'Italie. M. le Prince avait été extrêmement amoureux d'elle. Il voulut lui donner une fête sous un ^utre prétexte , et c'éioit Vhomme du monde qui s'y entendoit le mieux. Kais comme il u'étoit pa? TOoins malin qu'amoureux^ , il imagina d'engager M- de Nevers de fair^ les vers de la piècç qui devoit être le principal divertissement dp laf^te, et dont toute la galanterie étoit pour Mme de Nevers. Il le cajola si bien, que M. de Nevers lui promit de faire ces vers , et il y réussit au delji ues espérances de M. le Prince. Il prépara donc la fête , dans le double plaisir de plaire h sa dame et de se moquer du mari. Celui-ci tout jaloux, tout Italien , tout plein d'esprit qu'il fût , n'avoit pas conçu le plus léger soupçon de cette fête , quoiqu'il n'ignorât pas l'amour de M. le Prince. Quatre ou cinq jours avaut celui de la fêiQ , il découvrit d^ quoi il s'agissoit , il n'en dit mot et partit le lendemain pour Rome avec sa femme où il demeura longtemps , et à son tour se moqua bien de M. Ip Prince, lime de Nevers à plus de soixante ans*étoit encore parfaitep^ent bellp, lorsqu'elle mourut d'une maladie fort courte, Pepuis qu'elle étoit veuve, fillQ ^\Q\\ devenue fort avarç , Qt ne quittoit plu^ l9< duçbesse du MainQ.