Le nom est laissé en blanc dans le manascrit
330 succès i)tT MARIAGE d'ambrës: [1715]
ei qiiélâûé tiiose de j)is, nialgfé les flambèâùl qi^è là plupart .des cari*osses j Jjôrtoient J firent défendre ces ptômenades nocturnes , et qui cessèrent pour toujours au commehcènîént de juillet. ,
Le premier président^ qui étoit veuf^ n'avoit qiie deiix filles. Elles
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!^ primer, tjuoique la cadette , elle fiit mariée la première à Lautrec, iSlS d'AÎiibres, c|uî avoit la boiitê d'èil être anibuteiii. Il fût riiâl payé de Ses feux; jamais il ne put adoucir sa belle, 4^1 sfeiitit à qui elle avoit affaire, et qui Sut s'eii avantager. £ë pauvre mârt en quitta le service et Paris , là vérité est (jtiç ce ne fut bas une perle , et se coiifina en ptovince. ils ti*eùrent point d'èiifàiità. C'est le frère âln4 dé Laiitrec, àujourd'llul lieùlènarit^énériïl èi chév^liier de Fordre, qui d épousé une sœur du duc de Roliâh.
Le diic de La Rochefoucauld itiarièi etl ûièmë tériipS le dtic^de Là Kocheguyort^ soii fils , aujourd'hui dtic de ta feocliëfëucaiild, à Mlle dé Toîràs : riche héritière , née et élevée èU Làngiiedçc , àiifcrés de sa mèirèl , d'où elle n'étoit jamais isbrtîe. Bàyille , liitendant ou jiliiiôt roi dé cette province, fit ce mariage. îl étdlt atni intimé dé là mère, et bii a vii la raison dé l'Intimitè qui s'est entretenue entre MM. (de L'a RochefoUcaiild et lés Làiiibiètibn ; dépiiië l'adroite et hardie vérifebàtion des lettres d'érection dé Là Rochefoucauld. Cette héritière ètoit la deriiièi-é de cette iiiâîsoil, et ne déscfetidbit point dû niâréchàl de Tbiras ; qui ne fut point iiiarië. Sa ferand'mèî'e étoit Elisabeth d'Aihbbîsé; cbtiitésse d'Aubijbtix, qiii ; pâi- le hâsài-d dé ^dn fi'ère , qui fiii tuè en diièl paè Boisdâvid ; héfita d'tlnè Jiahiè dd ^ês biènà;
Le prince dé Celkiiiàrë. iiiibâssiâdeur d'Èspa^né, arriva â Pâfis. CfUâttë Jbtirs àp^èà , il Viilt a Marly âù lever du roi ; qui lui donna âilssitôt après audience dans son cabinet. Il alla de là chez M. le duc d'Ôr- Ûani ; k qtii 11 préâental une lettre dti roi d'Espagne fôi't obligeante ; en têponSe de ciéllé qh'bii â vU (jdè te jîHilcé lui avoit écHte. tbtt ^èii ikp^hi ; cet âmba^sadëdr revînt faire sa bdtir à MàMy. Le roi liii prordil lé premier lëgethent qui y vaquerbit. ici et èii Espagne , rambassadeilt lit de di-oit de tbuâ lêâ voyages, cominé àmbâssadeiir de là tiiaison. Mme de Sdint-Simoii , qili avoit besoin des eaux dé È'orges, dbiïianda là périhissibn d'^ aller peii dé tempâ après. Nous étibns logés ^ii premier tiâvillon étt bas du côté dé la chapelle: Le jdtir qu'elle allbit à Pai:ls ; nbuë fûndeS surpris dé vbir ârrivël* Bldin , cbmtilë hous illions nbds méttte à tàblè, ^uivi de qdellîUfes garçbns dii gàrdfe-iiiélible: Il mé dit 4ùe le toi l'avoit bhargé de nie fjî-îél: de béder be bas dé pavillon au priiice de tiellamàré, fet d'âlleb 'dâiié uii Ibgetiiënt Ms-â-vis de la chapelle, en haut, sans expliquer cbiiiineiit il etdit vidé. Il fîi'àsàurà |iue le roi vbti- Ibit qiie je fiasse biëri et qtie j'y serôis très-cotnmddément. Il ajouta que le toi désirbit tjue je déméiiagèàssë âtlssitôl pbilr m'y établir , et qu'il en avoit tant d'impatience , cjù'il lui avoit ordoririé d'amener dëé feàrçotls dti garde-meuble pour aider à mes gens à tout transporter promptement. Nous dînâmes, Mme de âàiilt-Sithdh trahit; et je dëhiënàgêài aussitôt.
[1715] CELLAMARE, AMBASSADEUR D'ÊSPAÔNE. 331
kèâ gens tiié dibent qnh ijiiantité dé garçons du gài-dd<-ffl6ublé êtdietit venus, et Bloin encore une fois, éf que tout àvoit été fait étl ttti ijaoineht. Je île sayois à quoi aitrîbùér une telle prèciplt&tion : je le sus enfin en m'allant coucher.
Ites ^eiis me contèrent que j'étois dahs le logenlenf de GoartenvaUX i '4ui pir sa charge de caJDitaihë de^ Geilt-Suissés eh àvoit tin fixe auprès de ceux des autres charge!) de la chàtnbre , *garde-robe et chapelle; que sur les dix heutes une chdise dé poste étoit arrivée. C'étoit Courtenvaùx ()ui ^ surpris de voir dé la luihière dans sa chambré à iravers les vitres , àvoit bnvoyé savoir ce que c'étoit, Son lâc^uais monta tout botté, qtti fa^ encore plus [surpris] de trouver là mes gens établis , et qui l'alla dire à son maître: l\ reilvoya dire qiie c'êtoit sbn logement et qu'il Hilloit bien qu'il y couchât, liles gens Èontéheht à SôU valet 1& façon dont j'avois déménagé; et tépondireiit qu'ils ne sortiroient point de là, et que Son maître n'avott qu'à aller trouver Bloin , et vbir avec lut ce qu'il devien- (iroit. GburtenvàuX n'eut pas d'autre parti à prendre: Blbin lui dit; de la ^art du roi , qu'il y avoit dix-huit jcjilrs qu'il étdit àbéônt sans congé ; que cela lisi arrivait toiis les voyages: qtie le roi étôit las ae Èette liberté, et (Ju'il àvoit exprès rempli son lofeement à\et hâte pour qu'il n'y ptrt ptfs feutrer, lui àp])rendrë à vivre, et lui dbniierle dégoût d'être èxcln de Mafly jpour le reste. dil voyaG;e. Voilà de tei petitéëseiS dont la bOttronoe n'affràhchil {^oint Thumanite:
té duc de Noàille^ étbit fort èh liâisbh avec BoulainVilliers , et m'ovott fait faire connoissaiicë aVec Itii. C'étoit iin hdmihe dé qualité qui se préiéndbit dé la maison de Gfo! , qui ri'étoit pas fort accommodé; qui avoit peu set-vi , et qui àvdit dé l'esprit et beauboup dé lëttfeâ: Il pbssédoit extrêineînent les histoires; celle de Frànbe surtout, à laquelle il S'étoit fort appliqué, particulièrement à l'ancien génie et â l'ancien gouvernement François , et aux divers degrés dé sa dëcliliaiâon à la fbrme présente. Il àvoit aussi creiisé les géiiëalbgies du royaume , et personne ne lui dis* |iUtolt âà capacité, et fort peu dé gens sa sùpërioHté en bes deux genfeft qu'une mémoire Jîarftiliè; exacte et iietté ^bdtenblt beauboup. C'étoit utt homme simple , doux , humble même par nature , <iuoiqu'il se sentît ibrt , trës-éloi^né de se targuer de rien , qui ëtpltquoit volontiers ce qu'il savoit i^ans chercher â rien montrer , et dont la modestie étbit rare en tout genre. Mais il étoit curieux au dernier point , et avoit aussi l'esprit liellemetit libre , qtie tîeli n'étoit cslpablë de i>etéhir sa curibsité. Il s'étoit donc adonné â l'astrologie , et il avoit la réputation d'y avoir très-bieti téussi. Il étoit fort retenu sur cet article; il n'y avoit (jUe sësaniis particuliers qui pussent lui fen parler et à qui il voulût bien rëpondte. Le duc de Noailles ètort avide de cette sorte de (curiosité ; et y doniloit ; tant
S"ii'il pouvoli trouver des ^eiis qui passassent pour avoir de quoi là Sasfkire:
lioulainvilliérd, dorit la fdralUë et les affaires étoient fort déràh|?éesi se tendit fbrt Bodvënt en sa terre de Saint-Cèrë , vers la nier, aU pays dé Caux , qui n'est pas fort éloigné de Forges. Il y vint voir des gens de sa feoriribissànce , et , jfe crois , ébumër les nohvelles dont ses calculs lé rëndoient curieux. Il y fut voir Mme de Saint-Simon et la tohtàn, tant pour