Le chancelier éuifc alors Pierre Séguier
a. Frère de Louis XIY, qoi prit le nom de duo^ d'Orléans après )a mort de son oncle Gaston, duc d'Orléans.
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Gilifto, dtt ^ofêUM BOB tHHy d'Bpemoo, 4'Slb«ul, de iuUy\ de Oan^ dale, et de quatre meréebaux de Franee» eoBseUlers de la cour, ^ prirent la «éanee entre eut , non du jour qu'ils étoient maréchaux de France , mais du jour qu'ils avoient été reçus couseillers de la coUr au parlement , oomme M. le cbaneelier le leur ayoit prononcé eur la diffi* ottlté qu'Us lui en firent. Ainsi M. le maréchal de La Mothe^Houdanoourt , le maréchal de Grammont , la maréchal de L'Hôpital et le mare-* ohal de Yilleroy prirent leurs plaûes après les ducs et pairs. Du cdté des pairs ecclésiastiques, à main gauche, étoient assis M. d'Auinale» archavéque de Reims , duo et pair de France , Tévêque de BeauTais (Chouart-Busenval), comte et pair, réyéque de Châlons (Viallard), comte et pair, Tévèque de Noyon (Baradas), eomte et pair. Au siège bas, au-dessous des ducs, le comte de Brienne (Loménie)', Bullion, sieur de Bonnelles, Le Fèvre d'Ormésson', Haligre et Morangis-Bariilon, conseillers d'Ëtat reçus au parlement ^ Tous les présidents de la cour étoient présents, excepté. le président de Maisend (Longueil), relégué à Couches en Normandie , pour avoir suivi le parti des princes aveo son frère conseiller à la cour. Les présidents présents étoient MM. de Bellièvre, premier président, de Nesmond, de Novion (Potier), de Mesmei (d'Inral), Le Coigneux, Le Bailleul et Molé-Champlâtreux. Les maîtres des requêtes présents étoient MM. Mangot, Laffemas, Le Lièvre et d'Orgeval-Lhuillier.
a La compagnie assise, M. du Bignon% avocat général, assisté de M. Fouquet, procureur général, et de M. Talon, aussi avocat général, proposa au roi le sujet de cette assemblée , et parla contre la désobéissance de M. le Prince*, et il sembloit à son discours qu'il excitoit le roi à lui pardonner et à oublier toutes ses actions passées , et à la fin donna ses conclusions à M. Doujat, rapporteur ^ par écrit. M. le chancelier dit aux gens du roi qu'ils demeurassent dans leurs places ; dont la compagpnie murmura , n'étant point de l'ordre qui s'observe en telles oocasions , et M. le chancelier , au retour , comme j'étois encore près de lui ^ me dit qu'il ne le feroit plus. M. le chancelier demanda l'avis à M. Chevalier , doyen du parlement , un des rapporteurs , puis à M. Doujat , qui dit qu'il y avoit trois preuves contre M. le Prince : la première , la ne* toriété de fait , la seconde les lettres missives et les commissions signées Louis DE BouRBQM , et puis les témoins qui avoient déposé contre lui des. actes d'hostilité. On avoit lu , auparavant , les dépositions de cinq ou
4. Le comte de Brienne, seigneur de la Vine-aux-Cîefcs, éta!t un der quatre seerétaires d'État.
a. 11 s'agit de l'autear même de^ces Mémoires, André Le Pèvre d*OfniM^ son, père d'Olivier, dont j'ai souvent cité le journal.
5. On nommait ees oonseillers canseilUrs d'honneur, titre rarement aeeordé e( seulement à des hommes émineuls.
4. Jérôme Bignon est appelé ordinairement, dans ces Mémoires, du Bignon. Le procureur général, quoique supérieur hiérarchiquement aux avocats généraux, se bornait à assister aux séances royales et lits de justice. C'était tn avocat général qai portait la parole.