En octobre
8. Saint-Simon parle dans ses Mémoires, à Taimée If 4 8, de eet ouvrage de Tabbé de Saint-Pierre.
4. On donnait ce nom au conseil chargé du gouvememenl intérieur de la France,
accorde aux autres, il se (ait des traeasseries abominables. Un homme •âge, en entrant en place, doit s'arranger bien plus pour pouvoir refuser sans se faire beaucoup de tort que pour pouvoir tout accorder à sa ftin* taisie. Car il esVbien sûr qu'il n'en viendra jamais à bout; mais il faut refuser sans humeur, et recevoir, même avec douceur, les demandes les plus déraisonnables , surtout ne pas compromettre oe que l'on n'est pas aûr de pouvoir tenir. Hoc optu , hic lahor est. »
Le marquis d'Argenson va plus loin dans ses Mémoires manuscrits. Il y écrit à la date du 21 mai 1734 : « Qu'on ne me parle plus des conseils comme devant gouverner ce royaume-ci. Nous ne sommes pas faits pour cela : sous Henri lY et sous Louis XIY , sous Gharlemagne , sous Charles V et sous Louis XI , les conseils ont-ils gouverné ? Les conseils ont l'esprit si petit , quoique composés de grands hommes , [que] , s'ils apportent quelque sagesse dans les affaires , c'est de cette sagesse qui vient de médiocrité ; ce qui n'est point sagesse par le grand sens et par la prévoyance , mais parce qu'elle exempte de folie. »