‹ Mʹemoirs complets et authentiques du duc de Saint-Simon sur le siècle du Louis XIV et la rʹegenceChapitre 76 sur 232 · OFFICIERS DE LA COURONNE · texte numérisé non relu

OFFICIERS DE LA COURONNE

rieur en tout à celui de pair de France , tellement même que les ducs non vérifiés qui n*ont ni fief ni office , rien de réel dans VËtat , qui n'ont que des honneurs extérieurs et l'image des autres ducs dont ils ne sont qu'une vaine et fictive écorce , ne cèdent point à raison de cette image sans réalité qui est en eux ^ ne cèdent point y dis-je , aux officiers de la couronne , qui n'ont pas comme eux cet extérieur de ressemblance aux autres ducs , quoique vaine. Aussi ne veulent-ils point céder à ces ducs non vérifiés à raison de leurs offices et de ce qu'ils sont réellement dans l'Etat, tellement que la compétence est entre eux continuelle , et qu'aux cérémonies de Cour , car ces ducs non vérifiés n'ont point de places aux autres , ils marchent mêlés ensemble , comme le roi le prescrit , ce qui toujours, en tous les temps, a été réglé de même.

Après avoir montré aussi brièvement qu'il a été possible quelle est la dignité de duc et pair dans tous les âges de la monarchie jusqu'à ceux qui en sont revêtus aujourd'hui , il faut essayer de faire voir aussi ce que c'est que le parlement de Paris et les autres formés sur son modèle , et tâcher de le faire avec la même évidence et la même brièveté , et c'est l'autre partie de la digression indispensable pour faire entendre ce qu'il s'agira ensuite de rapporter.

Page 1