‹ MemorandaChapitre 20 sur 28 · PREFACE XXIII · texte numérisé non relu

PREFACE XXIII

réalité son imagination. Il a vécu tout enfant, et même adolescent, dans la vieille ville de Valognes et il a connu les survivants des terribles guerres de la chouannerie du Cotentin. Il a entendu ces hommes raconter les actions qu'ils avaient faites de ces mêmes mains qu'ils chauffaient maintenant au feu des veillées d'hiver. De cette impression première, demeurée ineffaçable sur son souvenir, M. d'Aurevilly a tiré L'Ensorcelée et le Chevalier Des Touches. Il a vu, à cette même époque, les jeunes nobles de sa province et les anciens soldats de l'Empire tuer les loisirs forcés de leur stagnante existence par toutes sortes d'excès de jeu, d'amour dangereux et de conversation. Il s'est souvenu de ces nobles et de ces soldats lorsqu'il a écrit le Bonheur dans le crime, le Dîner dï athées et le Dessous de cartes d'une partie de whist. Puis il est venu à Paris, et les observations de sa

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