‹ Memorandum de la part des actionnaires du Grand Tronc de chemin de fer du Canada [microforme]Chapitre 2 sur 8 · REMARQUES PRÉLIMINAIRES · texte numérisé non relu

REMARQUES PRÉLIMINAIRES

Les actionnaires ont appris avec regret et alarme que des causes, qu’il est inutile de détailler ici, et dont quelques-unes ne pouvaient pas même être prévues, ont placé l’entreprise dans une position si périlleuse que sans une aide prompte et réelle de la Province, ilne sera pas possible à la compagnie de rencontrer les intérêts devenant dus sur les débentures provinciales pour le sémestre courant ; et il n’y aura pas de possibilité non plus de mettre à exécution les parties les plus importantes du projet, savoir, le grand pont Victoria, et l'extension de la ligne jusqu’à son terminus occidental, deux résultats dont l’anticipation seule a suffi pour détruire le crédit de l’entreprise en réduisant sur le marché la valeur des actions à 50 pour cent d’escompte, et qui sont venus jeter un nuage sur l’avenir cemmercial de la plus belle colonie de la Grande Bretagne.

Après serieuse et mûre considération des circonstances du cas— non pas simplement en vue des besoins actuels, mais avec la pensée de l'achèvement et du rétablissement en permanence de cette principale artère, et tout en songeant aux entreprises subsidiaires de chemins de fer dans le pays, et en tenant compte de l’expérience de semblables entreprises dans d’autres pays, sous les mêmes circonstances, ainsi que des moyens qui y ont été adoptés avec succès pour rétablir leur crédit financier,—les actionnaires sont portés à croire que le même principe de secours, s’il est appliqué de suite par le gouvernement et la législature, ne pourra manquer d'assurer des résultats mutuellement avantageux aux actionnaires et au pays.

Page 1