‹ Memorandum de la part des actionnaires du Grand Tronc de chemin de fer du Canada [microforme]Chapitre 6 sur 8 · FINALEMENT · texte numérisé non relu

FINALEMENT

On admettra certainement en jettant un coup d’œil sur les estimés ci-joints du trafic (Nos. i, 2, 3) qu’ils n’ont pas augmenté durant quinze ans dans une proportion relative à l’accroissement anticipé pendant cette periode dans la population-—la valeur cotisée—les produits et ie revenu des provinces—au moins si on peut considérer l’expérience des dernières quinze années comme un indice de la prospérité future du pays ; et si cette présomption se trouve justifiée, elle produit un double effet en faveur du projet de la gaxantie, car tandis que la probabilité d’un déficit sur la garantie après les premières cinq années se trouverait moindre, les revenus de la province se trouveraient en conséquence plus en état de supporter ure perte modérée.

De plus, comme :1l est très vrai, si les lignes d’embranchement de chemin de fer quisont maintenant établies, et en voie de l’être, se font au moyen de souscriptions, moins à titre de placement par les habitants résidants que pour le profit qui en reviendra à chaque individu à raison des facilités apportées au trafic et aux affaires, et de l'accroissement de valeur qui devra se faire sentir dans tout le district et dans les villes et les villages qui seront traversés par ces chemins de fer, et si les municipalités considèrent avantageux de prélever des fonds pour cette fin darfs l'intérêt des propriétés en général, certainement que les provinces pourraient raisonnablement se permettre de courir un léger risque pour la prospéri‘é géné-

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tale, un risque qui est inévitablement réduit à un minimum, et qui même dans le cas où il serait encouru, trouverait certainement sa compensation dans l’accroissement et le bonheur de la population, dus au progrès matériel rapide qu’entraîne toujours l’exploitation des chemins de fer.

Ces suggestions sont respectueusement soumises à la considération de Son Excellence le Gouverneur Général, à celle du gouvernement, et du bureau canadien des directeurs comme étant la base d’un projet intelligible et clair qui, dans l’opinion des actionnaires, serait mutuellement avantageux à la compagnie du grand Tronc et aux provinces tout en couvrant d’un honneur ineffaçable le ministère qui le proposerait et les membres de la législature qui le mettraient à exécution en passant nne loi qui accorderait le principe de la garantie à la compagnie du grand tronc de chemin de fer ainsi qu’à tous leschemins de fer spécialement recommandés par la législature.

Il a donc été démontré que l'effet du minimum de la garantie de 5 par cent de dividende sur la capital social serait :

Que le crédit de l’entreprise serait élevé au pair ;

Que l’entreprise, y compris le prolongement de la ligne jusqu’à son terminus ouest, ainsi que le pont Victoria, serait rapidement complétée ;

Que la confiance des provinces dans ieur commerce futur serait affirmée et établie devant le monde entier.

Et tout ceci, sans exiger de la province le prélèvement d’un chelin—ayant pour résultat une combinaison d'avantages mutuels pour la province et la compagnie qu’aucun autre projet, comme il est respectueusement soumis, ne saurait offrir.

Au nom des actionnaires de la compagnie du grand tronc dechemin de fer du Canada.

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