‹ Mémorial de l'éducation du Bas-Canada, étant un exposé des principaux faits qui ont ue lieu relativement à l'éducation, depuis 1615 jusqu'à 1855, inclusivementChapitre 63 sur 74 · A V AURORE DES CANADAS · texte numérisé non relu

A V AURORE DES CANADAS

Le onze du courant, une assemblée fut tenue à Aylmer, à laquelle assistait le Dr. Meilleur, surintendant de l'éducation, qui expliqua au long les dispositions de l'acte des écoles, à l'égard duquel bien des personnes se sont formées des idées bien erronées. L'assemblée, qui était très nombreuse, était présidée par Charles Symes, tcuyer. UOttawa, Advocate, dans des remarques sur ce sujet, s'exprime ainsi -. — Commercial Messenger, Montréal.

" Nous avons éprouvé un plaisir bien grand en voyant que des personnes appartenant à toutes les croyances religieuses, prenaient tant d'intérêt au devoir d'importance vitale de pourvoir aux moyens d'établir un système conveuable d'éducation pour les générations naissantes. Le Dr. Meilleur s'est acquis une reconnaissance durable par l'exposition si habile qu'il a faite des principes de la loi des écoles. Les impressions, si hostiles qu'elles fussent à cette loi, qui avaient existé parmi nous, ont été entièrement effacées ; et c'est au Dr, Meilleur qu'appartient le mérite de nous voir unis et de nous voir portés a douner toute assistance en notre p pour mettre à effet les dispositions de la loi. Le savant Dr. paraissait si zélé dans ses efforts pour faire aimer iv-

ducation, qu'il inspirait le même sentiment dans le cœur de tous. Pour nous, nous avons été enchanté de sa politesse, de la simplicité de ses manières et de son esprit de libéralité. Le gouvernement n'aurait pu choisir une personne plus propre à promouvoir ses vues et à satisfaire les vœux du peuple. Il trouva heureusement l'occasion de faire compliment à notre Conseil Municipal pour avoir fait autant, afin de mettre à effet les dispositions de l'acte des écoles. u Dans aucun des endroits u que j'ai visités, dit le Docteur, je n'ai été à même d'ex- " primer autant de satisfaction que pour tout ce qu'on a " fait dans le district de Sydenhan.'' Il recommande d'une manière particulière anx Instituteurs de s'en tenir à leurs devoirs comme tels et de se garder de créer des animositésen intervenant, de quelque manière que ce soit, dans les croyances religieuses de leurs élèves. Nous approuvons très cordialement un conseil aussi sage, puisé dans le pur esprit du christianisme, et il n'y a pas de doute qu'il ne dût être suivi des meilleurs résultats. Le digne Docteur partit le lendemain pour Kingston, emportant avec lui les souhaits de tous ceux de notre district qui ont eu le plaisir d'entendre ses explications et ses instructions amicales. Si le gouvernement pouvait être également heureux dans le choix des officiels en général, à quel point ne pourrions-nous pas devenir un peuple uni et prospère."

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