‹ Mémorial de l'éducation du Bas-CanadaChapitre 15 sur 79 · PÈTE DE LA CONGRÉGATION NOTRE-DAME · texte numérisé non relu

PÈTE DE LA CONGRÉGATION NOTRE-DAME

tc Une cérémonie des pins touchantes, dont se rappelleront longtemps les personnes qui ont eu l’avantage d’y assister, a eu lieu, le 28 Septembre, à la Congrégation Notre-Dame, à l’occasion du cinquantième anniversaire de la prononciation des vœux de la mère supérieure, Sœur Ste. Madeleine.

Monseigneur de Cydonia se rendit à la Congrégation avant la messe ; il entonna le Veni Creator.

Après l’Evangile, il adressa aux Sœurs quelques paroles où il rappela que si le monde a ses chaînes, la religion a aussi les siennes ; mais que celles-ci, plus légères que les premières, sont si douces que la révérende mère, après 50 années de profession, loin de les trouver pesantes, vient renouveler ses vœux comme au premier jour de sa vie religieuse, et rendre grâce de toutes les faveurs qu’elle a reçues depuis qu’elle s’est consacrée à Dieu.

Puis, rappelant aux Sœurs toutes les bénédictions dont Dieu a comblé leur institut depuis sa fondation, Mgr. nt une courte histoire de cet institut, montrant qu’il avait reçu pour mission de procurer la gloire de Dieu en le faisant connaître jusque parmi les barbares, de procurer le bien de la société en lui formant des familles, et enfin de procurer à chaque membre de la Congrégation des moyens de sanctification et de bonheur. Il termina en exhortant les Sœurs à continuer, comme par le passé, de s’occuper de la mission qu’elles avaient si bien remplie jusqu’à ce jour.

A la communion, la Révde. Mère s’est approchée, et a renouvelé ses vœux, demandant pardon à Dieu des imperfections qui avaient pu lui échapper, et a témoigné le bonheur qu’elle éprouvait de renouveler tous ses engagements.

Toutes les Sœurs et beaucoup de personnes pieuses se présentèrent ensuite à la communion.

Après la messe, un Te Deitm fut chanté en action de grâ¬

ces.

A la suite du déjeûner, Mgr. se rendit à la grande salle de la communauté, où plus de 200 Sœurs et les deux pensionnats de Montréal et de Villa-Mar ia s’étaient réunis.

Des chants, des dialogues anglais et français furent récités et chantés. On y célébrait les vertus de la Rôvde. Mère.

Des bouquets, des couronnes, lui furent offertes par les plus petites des pensionnaires ; des cadres, des broderies, une chapelle de toute beauté, par les élèves les plus avancées.

Parmi les travaux des élèves, on remarqua surtout le travail que lut Melle. A. Perrin, dans lequel elle rappelait toutes les faveurs que la Congrégation avait reçues depuis sa fondation dans le mois de Septembre ; elle relevait avec le tact le plus exquis le don que le Ciel lui avait fait en 1809, et en 1859 dans la personne de la Révérende Mère qui était l’héroïne de la fête.

La séance s’est terminée par le chant solennel du Magnificat*

Le soir, un salut solennel couronna cette belle journée. Jamais fête de famille ne fut plus touchante par la simplicité, la joie et le bonheur qui régnaient partout.

Messieurs les curés de Notre-Dame et de St. Roch de Québec, et plusieurs prêtres de ce Diocèse étaient venus se réunir avec plusieurs prêtres du Séminaire de Montréal, autour de Sa Grandeur, pour embellir cette fête. — Communiqué .

M:inerve> du 1er Octobre 1859.

Page 1