‹ Mémorial de l'éducation du Bas-CanadaChapitre 16 sur 79 · L’HOPITAL GÉNÉRAL DE QUÉBEC · texte numérisé non relu

L’HOPITAL GÉNÉRAL DE QUÉBEC

En 1692, l’Hôpital-Général de Québec fut fondé par Mgr.de St. Valier, deuxième évêque de Québec, dans un couvent acheté par lui des Récollets pour cette fin.

Les premières Hospitalières, tirées de l’Hôtel-Dieu de Québec en 1693, restèrent dépendantes de la maisonmère jusqu’en 1701, époque à laquelle elles se formèrent un établissement séparé et indépendant. C’est dans cet établissement, situé sur la petite rivière St. Charles, à une petite distance de la ville, qu’elles reçurent, pendant le siège de 1759, les religieuses de l’Hôtel-Dieu et les Ursulines de Québec.

Les Dames Religieuses de cet établissement se chargent en même temps de l’instruction des jeunes filles aussi bien que du soin des malades, mais elles ne donnent l’instruction qu’à des élèves pensionnaires. Elles ouvrirent, pour cette fin, en 1725, un pensionnat dont la bonne tenue leur fait honneur. En 1853, le nombre de leurs élèves était de 82.

L’Hôpital-Général de Québec y fut fondé pour remplacer le bureau des pauvres, auxquels il était défendu de mendier en cette ville.

Il serait grandement à souhaiter que, par une loi sage, nos véritables pauvres d’aujourd’hui, pouvant compter sûrement, dans leurs paroisses respectives, sur les secours dont ils peuvent avoir besoin, seraient tenus de s’abstenir entièrement de mendier aux portes, dans les rues ou sur les places publiques. La municipalité de chaque paroisse devrait se charger, par une contribution générale, d’établir, dans ses limites, un bureau de charité, sous la surveillance de personnes compétentes, pour secourir convenablement dans le besoin, les véritables pauvres auxquels il serait défendu de mendier, aussi bien qu’à ceux qui, par un abus criminel de la liberté laissée à tout le monde de le faire, en imposent tous les jours aux âmes bienveillantes et charitables. L’établissement de bureaux de charité, s’il était général et obligatoire, aurait l’effet de faire cesser entièrement la mendicité, en pourvoyant suffisamment aux besoins des nécessiteux, et en forçant les fainéants et les vicieux bien portant de travailler, et de contribuer, par le fait, au bien de la société, au lieu d’avoir la liberté d’en être à la fois le fléau et la honte. L’industrie, l’humanité souffrante et la morale publique y gagneraient également. /v

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