‹ Mémorial de l'éducation du Bas-CanadaChapitre 70 sur 79 · MAI · texte numérisé non relu

MAI

Acte des Ecoles. — Le dernier numéro du Canada Gazette contient les nominations suivantes, faites en vertu de l’Acte des Ecoles, et qui complètent, en autant que l’action de l’Exécutif est requise, l’organisation du système créé pour cet acte :

L’Honorable Robert Sympson Jamieson, Vice-Chancelier, Surintendant de l’Education, sous l’autorité de l’Acte Provincial 4 et 5 Vict. ch. 18.

Le Révérend Robert Murray, et Jean Baptiste Meilleur, Ecuyer, surintendants de l’Education pour le Canada Ouest et Est, respectivement.

L’Honorable Andrew William Cochran, C. R., le Révérend C. F. Baillargeon, le Révérend Edmond Willoughby Sewell,le Révérend P. McMahon, le Révérend Jolm Cook, D. D., Etienne Parent, Ecuyer, M. P. P., le Révérend William Harward, William Power, Ecr., Juge de District, John Charleton Fisher, Ecuyer, L L. D., Edouard Glackmeyer, Ecuyer, Robert Hurter Gairdner, Ecuyer, Joseph Powel Bradley, Ecr., John McLeod, Ecr., et Jacques Crémazie, Ecr., pour composer un Bureau d’Examinateurs pour la Cité de Québec, sous l’autorité du même Acte.

L’Honorable George*Moffatt, M. P. P., le Pvévérend Joseph Quiblier,le Révérend Mark Willoughby, le Bévérend Hyacinthe Hudon, le Révérend Henry Esson, A. M., L’Honorable Austin Cuvillier, Orateur de la Chambre d’Assemblée, le Révérend Robert Lusher, L’PIonorable Denis Benjamin Viger, M. P. P., le Révérend Henry Wilkes A. M., Auguste Frédéric Quesnel, Ecr , C. R. M. P. P., le Révérend Caleb Strong, A. M., L. T. Drummond, Ecuyer, John G. McKenzie, Ecuyer, et Edward Macgauran, Ecuyer, pour composer un Bureau d’Examinateurs pour la Cité de Montréal, sous l’autorité du même Acte. (1)

On remarquera que les Bureaux d’Examinateurs des Cités de Québec et de Montréal sont composés d’un nombre égal de Catholiques et de Protestants. La loi règle que les écoles toutes Catholiques seront, en autant que les pouvoirs du Bureau s’étendent, sous la direction de la section Catholique du Bureau, et les écoles toutes Protestantes sous la direction de la section Protestante ; les écoles mixtes le seront sous la direction du Bureau entier.

On remarquera aussi que l’Exécutif, dans l’organisation de la Surintendance, va plus loin que la loi qui, elle, ne pourvoit qu’à la nomination d’un Surintendant pour le Canada entier, tandis qu’on a nommé en outre un assistant-surintendant pour chaque section, Ouest et Est. La Législature n’a voté que <£750 pour le service de la surintendance, les frais de voyage à part ; et comme la rémunération des deux Assistants devra absorber cette somme ou à peu près, il est à supposer que le Surintendant n’est guère là que pour la forme, pour obéir aux termes de la loi, et que les Surintendants seront de fait,

(1) La loi d’éducation de 1841, en vertu de laquelle ces bureaux furent formés, n’ayant pas pourvu à l’établissement de bureaux d’Examinateurs séparés, ils étaient mixtes. Ils étaient composés chacun d’hommes de croyances religieuses différentes, et, nonobstant le bon vouloir et tout l’esprit de libéralité qui les animaient, l’on peut dire qu’ils n’ont jamais fonctionné. — Note de V auteur.

chacun dans sa section, chargés de tous les devoirs que la loi impose au Surintendant. Ce dernier arrangement est bien le plus convenable, et le seul exécutable peutêtre, et nous pensons que si on l’eût proposé à la Législature d’abord, il eût été agréé de préférence â celui qui a été adopté.

Nous avons lieu de croire que ces nominations satisferont la population Catholique de deux cités et probablement aussi les communions protestantes ; car il est à supposer que l’Exécutif, en cette occasion, a eu le soin de se consulter en bons lieux. Nous espérons que la nomination du Dr.. Meilleur, comme Assistant-Surintendant, satisfera pareillement tout le monde, Catholiques et Protestants. Le Dr, Meilleur est un des hommes qui ont montré le plus de zèle pour la cause de l’Education, et qui lui a sacrifié une bonne partie de ses veilles ; il a communiqué, à la presse, les années dernières, plusieurs excellents articles sur ce sujet. De sorte que dans la position que l’Exécutif vient de lui faire, il ne se trouvera pas en pays étranger, appelé à s’occuper d’un sujet de méditation nouveau pour lui. Il a aussi l’avantage de bien posséder les deux langues, condition indispensable dans la situation qu’il a acceptée, et nous le croyons aussi au-dessus des petits préjugés qui enfantent l’intolérance et le fanatisme religieux, autre condition indispensable.

Il y aurait maintenant beaucoup à dire sur ce qui reste encore à faire pour faire opérer l’Acte d’Education, mais nous sommes obligé de remettre cela à un autre jour.

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