‹ Mémorial de l'éducation du Bas-Canada [microforme] (volume 2)Chapitre 40 sur 107 · COLLÉGE DE L’ASSOMPTION · texte numérisé non relu

COLLÉGE DE L’ASSOMPTION

Le Collége de l’Assomption, sis dans le village de ce pm, fut fondé en 1832 par Messire Frs. Labelle, curé, par les Drs. Cazeneuve et Meilleur, au moyen de leurs ntributions, de celles des habitants de la paroisse et ue somme de Æ300 obtenue de la législature, à la ndition que la bâtisse fût finie (1).

Outre les contributions et les travaux ardus et incesnts, faits pour conduire l’entreprise et l’amener à bonfin, les trois fondateurs furent obligés de soumettre rs propriétés personnelles à une hypothèque, pour re emprunt d’une somme au moins égale à celle p.0se par la législature, à la condition susdite. De sorte eleur responsabilité était en proportion des risques de succès qui pouvait accompagner l’entreprise. Mais te institution ayant fait ample preuve de son utilité, législature est venue plus tard en aide, de manière à

us convaincre qu’elle sait en apprécier le mérite et nportance.

En effet, le Collége de l’Assomption a déjà donné au gé au-dessus de 60 prêtres et aux professions savan-

1) Messire Ed. Labelle, frère de François, ayant bien voulu se gr, pendant plusieurs années, de diriger le cours d’études aux lége de l'Assomption, fut, en reconnaissance de ce service, inclus ne fondateur dans l'acte d’incorporation de cette institution.

mandables sous tous les rapports (1).

Le même M.-Frs. Labelle et ses deux frères, prêtres sont aussi venus en aide au Collége de l’Assomption, en faisant don d’une somme de £500, qui, ajoutée à une somme un peu plus considérable, léguée par feu Messire Raisenne, curé de St. Roch de l’Achigan, a permis à ha corporation de faire des améliorations importantes et l'a. chat d’une belle terre avoisinant, sur laquelle les élève sont exercés à l'agriculture et à l’horticulture, suivant les principes de l'art. Cette terre, dont le produit servin au soutien de l’établissement, est destinée à être, en mé. me temps, une ferme-modèle.

Le Collége de l’Assomption, incorporé par un acte de la législature passé en 1841 et amendé en 1858, compte ordinairement de 150 à 180 élèves, confiés aux soins de 15 professeurs qui se divisent la tâche de l'instruction qui comprend deux cours séparés, savoir: un cours classique et un cours préparatoire où l’on enseigne toutes les branches d’instruction pratique. L’anglais et le français y sont enseignés systématiquement et avec soin, ain axe Part ester la Cce ots et la tenue des HU

(1) M. F. Dotvel, sin. & Vséeantion, M. A. Dinelé acte el les professeurs du Collége de l’Assomption, sont, depuis plusieurs arr nées, tous des élèves de cette institution. Mgr. l'évêque de Montréal l’a ordonné ainsi, et, en ce faisant, Sa Grandeur a sans doute vou prouver combien elle a confiance dans la solidité du cours d'étude que l’on fait au Collége de lAssomption, et dans les talents et l'habi: leté des sujets qui y sont formés.

Messire Michel Charon, curé de la paroïsse appelée Grand St. Esprit, fut le professeur de la première classe dont M. Caisse, curé de la ps roisse nommée l’Epiphanie, M. F. Dorval, curé de St. Pierre du Por tage vulgo V'Assomption, et M. Damase Dorval, avocat et inspecteur d'école, faisaient partie.

tes un bien plus grand nombre de membres très recom.

Bctive.

t toutes ation i

Une bi st attac t des pro On voi Immence chantillo sent de c ta l'ornit

Les élè nplan dé arimitati anada ; emeurant illance ir ssaire au:

eleur rer sont ir ecteurs d Une dem pas, sur ] revenir ;

xhe sert d

ant l’heur

sons de

irée, pou:

utes autre n indiquée

Ourir ne

pour alle:

> recom-

s, prêtres, 1ption, en ée à une u Messire ermis à là ntes et l’a.

les éleves >, Suivant ait Servir re, en mé

un acte de 58, compte x soins de pstruction ours clas » toutes les le français soin, ainfl des Hyres

aus et plusieurs arr de Montréal doute vouli

rs d'étudei nts et l'habi

nd St. Esprit ré de la ps brre du Por t inspecteur

ttoutes les autres sciences pratiques qui ont une appli-

ation immédiate et constante dans le cours de la vie

Bctive.

Une bibliothèque composée de plus de 1200 volumes st attachée à cette institution, pour l'usage des élèves

t des professeurs.

On voit encore, au Collége de l’Assomption, un bon mmencement de cabinet d’histoire naturelle dont les chantillons, en ce moment, se composent principalesent de ceux ayant trait à la zoologie, à la minéralogie tà l'ornithologie.

Les élèves du Collége de PÉmetos sont soumis à nplan de pension qui, après avoir été essayé ailleurs ir imitation, reste encore presque unique dans le Basanada ; c'est celui de pensionner au dehors, tout en emeurant tout le temps dans le Collège, sous la surlance immédiate des maîtres, moins celui qui est néaire aux élèves, pour aller, trois fois par jour, prene leur repas dans des maisons particulières. Ces mains sont indiquées aux parents, pour cette fin, par les ecteurs du Collége.

Une demi-heure est allouée aux élèves pour chaque pas, sur laquelle ils doivent prendre le temps d’aller revenir ; le tout, d’après un règlement strict dont la che sert d’organe à l'extérieur. Elle sonne 5 minutes int l’heure allouée pour chaque repas, pour avertir les iisons de pension, et 5 minutes avant qu’elle ne soit jirée, pour avertir les élèves de leur retour au Collége. tes autres choses étant égales, les maisons de penn indiquées aux parents sont celles dont la distance à ourir ne demande pas plus de 5 minutes aux élèves, pour aller ou vour revenir.

tue rt

desdits dem mt

Ce plan donne beaucoup de satisfaction aux parents et aux élèves, et aucun désagrément à l’institution qui y trouve même des avantages qui ne se réalisent pas ailleurs, au même degré. Les parents qui paient la pen. sion de leurs enfants assez généralement en produits, fournis au prix courant, trouvent un grand avantage dans cette facilité qui leur épargne le temps qu’il faudrait prendre pour convertir ces produits en argent, et les éle. ves étant généralement nourris de ces mêmes produits qu’où a soin de leur préparer, autant que possible, suivant la coutume domestique, n’éprouvent aucun chan. gement notable dans leurs habitudes diététiques ordi. naires. |

Il est universellement connu que, comme les goûts les mets et la manière de les préparer sont choses rela. tives. Or, ceux dont font usage les élèves du Collège de l’Assomption dans leurs pensions respectives, étant préparés selon la coutume suivie chez leurs parents et suivant leur goût particulier, sont pour eux les meilleurs, D'où il résulte, chez eux, un contentement et une satisfaction, physique et morale, qu’on ne peut guère obten au même degré, dans les grands pensionnats.

Puis, qu’on joigne à cet avantage, déjà d'un prix inestimable, celui qui résulte nécessairement des courses que font, trois fois par jour, et ce, beau temps mauvais temps, les élèves du Collége de l’Assomption, exercice que pa le mouvement qu’ils se donnent et le grand air qu'il prennent, met en action toute l’économie animale ct tend à la fortifier, et on aura une idée du bon résultat du plan de pension suivi au Collége de l’'Assomption. Pa

uite de atisfaits lus en é le leurs « eraient £

Ilme le maniè ollége d maisons ue 20 m ulle part fet.

Il y a, d eurs et les

La bâtis:

lus que d ne belle c ent qui d re à l’int Xercices r

Les bâtis:

village « ourées d stiers pla.

1 1833 et :

enue, pitt les élève énnent ag

Mr suite de ce plan, les élèves, forts et robustes, contents et sent pas ptisfaits, sont toujours bien disposés, et partant bien t la pen: plus en état de vaquer avec succès à Paccomplissement produits, Me leurs devoirs respectifs de toutes espèces qu’ils ne le age dans eraient autrement.

faudrait D 1 me reste à ajouter que des précautions sont prises t les él. D, manière à assurer la surveillance des directeurs du

produits olége de l’Assomption sur les élèves, jusque dans leurs sible, su uisons de pension où ceux-ci ne résident, tont au plus un chan-

ue 20 minutes par repas, et d’où ils ne peuvent aller

ques orüi

fet.

les goûts, D 11 y a, dans le Collège, uu penéionnat- pour les direcoses rela- Meurs et Les professeurs seulement.

u Collège 1a bâtisse primitive du Collége de l’Assomption a été ves, étant x que doublée, et les directeurs y ont encore ajouté parents e Be belle chapelle qui, en faisant à l’extérieur un ornemeilleurs But qui donne :: un grand relief à l’établissement, proune satis re à l’intérieur un lieu spacieux et commode pour les re obtenï Evrcices religieux des professeurs et des élèves.

Les bâtisses, érigées sur un terrain élevé, sis en dehors prix ines D village qu’elles dominent de toute leur hauteur, sont purses que biourées d’une avenue spacieuse couverte d’arbres foais temps tiers plantés, pour la plupart, avec l’aide des élèves e que pal 1833 et 1834, de la main quitrace ces lignes. Cette air qu'islfenue, pittoresque et salubre, forme un superbe bocage nimale elles élèves, pendant les heures de récréation en été, ésultat diennent agréablement l’air et le frais. ion, Pal

ulle part ailleurs, sans une permission expresse à cet .

D ae am me dif As Re . et Both .

RÉ hente 1

Page 1