‹ Mémorial de l'éducation du Bas-Canada [microforme] (volume 2)Chapitre 41 sur 107 · XXIIL, PROJET DE LOI D'ÉDUCATION DE · texte numérisé non relu

XXIIL, PROJET DE LOI D'ÉDUCATION DE

En 1835, la chambre d’assemblée du Bas-Canada pau

un projet de loi d'éducation qui devait remplacer les loi précédentes, et ajouter beaucoup à leurs dispositions qu étaient insuffisantes, pour répondre aux divers besoin relativement à l'instruction publique; mais ce projt ayant malheureusement été rejeté par le conseil législatif il ne devint pas loi. Le conseil allégua, pour raison à

son refus de concourir dans l’adoption de ce projet, que . devenu loi, il aurait absorbé une trop grande part des de. niers publics.

Cependant, la partie de ce projet qui avait trait au écoles-normales en. ayant été détachée, et réduite à l forme d’un projet séparé, elle fut agréée par toutes la branches de la législature et devint loi.

C’est l’actei Guill. IV, chapitre 12.

En vertu de cette loi, un comité de régie fut nomnt par le gouvernement, pour pourvoir à l’établissemeit d’écoles-normales dont l'ure pour les garçons à Québa et une autre à Montréal.

Malheureusement, le comité de régie, au lieu de pro der immédiatement à l’établissement de ces écoles, cr yant qu'il fallait, pour le faire, se procurer des institi teurs d'Europe, prit le temps d’y envoyer M. l’abbe John Holmes pour en obtenir.

M. l'abbé Holmes alla doncen France eten Ecosse pou cette fin,etn’en revint que tard en 1836, accompagne ( dl deux instituteurs, sans doute fort recommandables ; mai

outre que près d’une année était déjà perdue, il leur fall encore du temps pour s'orienter, pour s'établir dans il

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pays dont ils ne connaissaient ni les besoins, ni les ages, ni les mœurs, ni la loi, ni les moyens, bien que ette connaissance leur fût nécessaire au préalable. Ils avaient besoin de connaître d'avance les hommes et les hoses du pays; et ils ne connaissaient assez bien ni les ns ni les autres.

D'ailleurs, les troubles politiques commencèrent peu

près l’établissement de ces écoles retardataires, et, bien

nv’elles fussent établies aux frais du gouvernement, elles n’eurent aucun succès appréciable.

Je puis diré que j'avais prévu cet insuccès, et que l'avais dit hautement mon opinion à ce sujet, dans le omité d’éducation dont je faisais partie dans la chamre d’assemblée ; mais si la raison était de mon côté, e pouvoir était de l’autre, et le comité de régie, qui en tait nanti,jugea à propos d’envoyer en Europe cherher des instituteurs, pour prendre la direction des écolesnormales. |

Quoiqu'il en soit, il est certain que, si, au lieu d’avoir ecours à ce moyen extrême et de s’être astreint à n’emloyer que des étrangers, pour prendre la direction des icoles-normales de 1836, on se fût contenté d’utiliser, our les tenir, les sujets capables que nous avions dès ors en nombre suffisant parmi nous, ces écoles auraient obtenu, pour les garçons, un succès égal à celui qu’ont obtenu les écoles-normales tenues à Québec et à Trois- Rivières, par les Dames Ursulines, sous les auspices de la même loi. Or, ce succès a été très-satisfaisant, it la chose est bien connue à la louange de ces Dames et de leurs élèves.

On a donc eu à regretter que cette loi ne fût qu temporaire, comme l’étaient malheureusement la ph part de nos lois d'éducation pour le Bas-Canada, et voir ainsi tomber, dans une même année, toutes 1 écoles, au grand détriment de l'éducation populaire« du progrès dans l’industrie et dans les sciences.

Partout où j’ai rencontré des institutrices, dans le com de mes visites, formées par les Dames Ursulines, ji observé, dans les écoles qu’elles tenaient, un ordre ja fait, une propreté admirable, une discipline rationnel et douce, un enseignement méthodique et pratique, « un succès remarquable chez leurs élèves. Il en ét ainsi des institutrices formées à l’école tenue à St. E tache, sous les auspices du Dr. Jacques Labrie, eti leurs écoles. On peut dire que l’école du Dr. Lahi était une véritable école-normale.

Nos écoles-normales actuelles, établies en 1857, « vertu de l’acte 14 et 15 Vict., ch. 97, amendé pour cat fin en 1856, ont été organisées, surtout les deux cathii ques, au moyen d’instituteurs et de professeurs m

dans le pays. La plupart, les principaux au moi sont des Canadiens, et ces écoles promettent, soust rapport, succès et prospérité. D'ailleurs, la loi « vertu de laquelle elles ont été établies est permaneït et ce fait seul est déjà un encouragement et un gni moyen de succès,

Au préalable du projet de 1835, deux autres projt moins élaborés, moins importants et moins connus, par qu’ils firent moins de progrès dans l’assemblée légisht ve,avaient également é'é soumis à sa considération pi des fins d'éducation. C’est pourquoi, faisant partie d

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