LEURS BIENS
En 1839, pendant la suspension, par suite des troubles, de l'acte impérial de 1791, le conseil spécial qui remplaçait provisoirement la législature du Bas-Canada, passa une ordonnance favorable à l’éducation, mais seulement en la ville de Montréal et dans les quelques paroisses comprises dans les seigneuries des Messieurs du Séminaire de St. Sulpice de Montréal ; c’est l’ordon-
oo RE mt. RE
nance 3 et 4 V. ch. 30, qui les autorise à commuer les terres sises dans ces seigneuries qu’ils tiennent de la compagnie des Cents et du roi de France, et les confirme dans la possession d’icelles et des revenus qui en proviennent, à la condition d’employer ces revenus à des œuvres pies, et à répandre l’instruction.
Certes, l’accomplissement de cette double condition est bien facile pour les Messieurs du Séminaire de St, Sulpice, et bien agréable, puisqu'il était coutumier et constant avant cette ordonnance ; preuve, la magni. fique église de Notre-Dame de cette ville, à la construction de laquelle ils ont contribué au-dessus de £60,000 ; preuve, le collége de Montréal et le séminaire des étudiants en théologie ; preuve, le collége et le noviciat des Frères des Ecoles Chrétiennes ; preuves, tous les autres établissements d'éducation érigés à leurs frais, ct dans lesquels les Frères et les Dames de la Congrégation tiennent de nombreuses écoles succursales en cette ville ; preuves, les belles églises de St. Jacques, de St. Patrice, de Ste. Anne, en cette ville, et de Notre- Dame de Toutes Grâces dans le voisinage immédiat.
Or, ces établissements, dont quatre pour le culte et les autres pour l'instruction, existaient en partie avant cette ordonnance, et le Séminaire faisait tenir, en outre, plusieurs écoles élémentaires dont deux dans une bi. tisse en pierre sise sur un terrain vis-à-vis du Séminaire, et sur lequel on jette en ce moment les fondations d’un cabinet de lecture public, où les jeunes gens instruits se réuniront dans la suite, pour y discuter des sujets ayant trait à l’histoire, aux arts et aux sciences, sous les auspices immédiats des Messieurs du Séminaire de St, Sulpice de Montréal. R
| crés à
| périe
| très ut D ces bic | tres in
à Sémin:
| nemen
Le mina 1839, d’Ang des b
dans
parti a
Iles
réservé de 176:
Jésuite.
possessi
Les |
| leur ay | Montré:
| roi de ]
en vertu gion et formels ties se p
| être reg
il n’en € C’est sa:
| que le ;
nuer les ‘la comme dans iennent, yres pies,
ondition e de St, umier et - magniconstruc- £60,000 ; aire. des > noviciat : tous les urs frais, à Congrérsales en Jacques, le Notreédiat.
culte et ie avant en outre, s une bè- Séminaipndations gens ins r des susciences, u Sémi-
que le général Haldiman reçut en 1778, l’hommage
Les seigneuries que possèdent les Messieurs du Séminaire de St. Sulpice de Montréal avaient, jusqu’en 1839, été l’objet de la convoitise du gouvernement
} d'Angleterre qui voulait s’en emparer, comme il a fait
des biens des Récollets et des anciens Jésuites, consa- | crés à l’éducation, et le sujet de savantes discussions
: dans lesquelles Messire Jean Henri Roux, V. G. et su-
périeur du Séminaire, avait pris une part très active et
très utile ; mais les choses en étaient restées là, chaque
parti ayant ses prétentions exclusives à la possession de | ces biens, jusqu'en 1839. |
| Ilest clair, cependant, que, indépendamment des ti- | tres incontestables en vertu desquels les Messieurs du
} Séminaire de St. Sulpice tenaient ces biens, le gouver-
| nement d'Angleterre ne se les ayant pas spécialement réservés lors de la cession du Canada en vertu du traité de 1763, comme il l’a fait des biens des Récollets et des Jésuites, ilne pouvait légitimement prétendre à leur possession, contraire à toute espèce de droit. | Les biens des Messieurs du Séminaire de St. Sulpice | leur ayant été donnés en 1663, par la compagnie de Montréal, dite des Cents, dont ils étaient membres, et le | roi de France ayant confirmé cette donation en 1677, | en vertu de lettres d'amortissement, en faveur de la reli- | gion et de l’éducation, il semble qu’en vue d’actes aussi formels et d’un but aussi louable que celui que les parties se proposaient de parti et d’autre, ces biens devaient L être regardés comme sacrés. C’est sans doute pourquoi il n’en est fait aucune réserve dans le traité de 1763. C’est sans doute pour cette dernière raison au moins,
PR ES OPA 2210 GERS PR EEE
que M. de Montgolfier, supérieur, et les autres membres du Séminaire de St. Sulpice de Montréal, firent de leur seigneurie de l’Ile de Montréal au roi d’Angleterre. C'était là reconnaître, par le fait, leur droit à la possession de cette belle seigneurie pour les fins susdites, et jamais après la réception solennelle de cet hommage formel, on aurait dû mettre en question ce droit incontestable. |
D'ailleurs, le Séminaire de St. Sulpice de Montréal, qui relève de celui de Paris, s’en étant séparé par consentement mutuel dès l’année 1764, ses membres devenaient, par ce fait autant que par devoir, de véritables sujets anglais, loyaux et dévoués. Au reste, nous trouvons la preuve de leurs sentiments à cet égard dans les paroles éloquentes de Messire Roux, et dans les chaleureuses exhortations de Messire Lesaulnier, adressées aux Canadiens, lors de la guerre de 1812 avec les Américains.
Nous devons à Messire J. V. Quiblier, V. G. et successeur de Messire Roux dans la supériorité du Séminaire de St. Sulpice de Montréal, la possession maintenant incontestable des biens de cette maison en vertu de l’ordonnance de 1839, passée par le conseil spécial à cet effet.
Outre les vertus de son état, Messire Quiblier avait des qualités sociales peu ordinaires, et il en a heureusement fait usage avec zèle et habileté, pour obtenir cette loi. Ila rendu, par ce seul fait, un service immense àla religion et à l'éducation ; un service qui mérite que nous bénissions à jamais sa mémoire. C’est sous son habile administration que les belles tours de l’église de Notre-
mement de eterre.
possestes, et mmage incon-
mtréal, ar Cons deveritables us troudans les chaleudressées es Amé-
et suc- 1 Sémin mainen vertu spécial à
er avait Pureuseir cette ense à la ue nous 0 habile
> Notre-
Dame ont été parachevées, que la magnifique église de St. Patrice de cette ville a été bâtie en 1843, et que les Frères des Ecoles Chrétiennes ont été établis, d’abord en la ville de Montréal, puis en celle de Québec. Mais, en cela, comme en tant d’autres œuvres publiques qui lui font honneur, il fut puissamment aidé de la coopération intelligente et active de Messire Jos. Comte, membre et procureur du Séminaire de Montréal, sa ville natale.
Les Messieurs du Séminaire de St. Sulpice de Montréal consacrent annuellement au-dessus de huit mille louis (£8000) à l’éducation dans la ville et paroisse de Montréal.
reconnaissance envers cette maison doit être vive et durable. Cette maison est une véritable providence pour les catholiques de Montréal,
Ce fait si honorable prouve combien notre
és s ee FT DA UE ART RE DEEP MERE PR NES Re ne : ss -
pare : Astnteé
En 1 loi d’éc C'est 1 à écoles d d’un su médiat d'éduca
Le nr
| fait le p commis:
tenus de D les ausp Cette l'égard « le princ confié, f cipal do vernem!
double a Il ne :
nation e