ÉCOLE DE MÉDECINE CANADIENNE A MONTRÉAL
En 1843, plusieurs médecins canadiens distingués de fontréal se réunirent pour se consacrer à l’éducation nédicale, et fondèrent, pour cette fin, l’Ecole de Médeine canadienne française qui fut incorporée en 1845. Toutefois, l’on peut dire que cette école fut organisée ès 1831, sous les auspices du bureau des examinateurs n © médecins du district de Montréal, lequel, institué en n. Less a Mertu d’une loi temporaire, n’a eu que quelques années udrout bien BS'existence. (1)
altresses. D Les membres de ce bureau désirant répondre au besoin es jeunes Canadiens-français, plusieurs d’entre eux se unirent pour leur donner, en français, l’enseignement vils demandaient, Les professeurs continuèrent de lonner ainsi cet enseignement, avec succès, à un bon ombre d'élèves, jusqu’à l’époque où les troubles de 1837 t 1838 les obligèrent d’interrompre leur cours. M. le Dr. 'ierre Beaubien, dont l’érudition et les talents, autant que
au culte pt exercée sur
es ne receères, mêrés, auraient une y qui seront
Les élèves 0 O pour ce
° (1) Les médecins élus par la profession pour former le bureau d’exa-
k nateurs pour l’ancien district de Montréal, étaient les docteurs Arhere Loldi, père, président, Beaubien, Bourdages, Demers, Duvert, Kimber, > second al brie, Labourdais, secrétaire, Meilleur, R. Nelson, W. Nelson, G. 'ailée ; douze, et, sur ce nombre, quatre seulement sont vivants, avoir : les Drs, Beaubien et Meilleur, et les Drs, R, et W. Nelson.
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l’âge, en font aujourd’hui le doyen de la faculté actuel, était du nombre des professeurs de l’école primitive gli, afin médecine canadienne française de Montréal. désir C
On ne peut se refuser d’admettre que l’établissemnçaise, ( d'une école de médecine française dans la ville devenli dans l’emporium du Canada, surtout du Canada français dns, cett au milieu de vastes districts dont la population dense Mstructio très généralement d’origine française, ne soit un bewMision mé urgent pour les jeunes gens canadiens qui se destinedii sont d’ à la profession médicale. D'un autre côté, la réputatile conserv et le mérite que cette institution s’est déjà faits, sont L'Ecole contestables. Il semble donc que la loi qui lui dons déva une existence légale, devrait conférer à sa faculté tons, sur les pouvoirs qui sont accordés aux facultés des autént depu institutions de médecine, puisqu'elle est avec celles-cidèves fig même conformité de position et de devoirs à rempilBxercice « Or, il n’en est pas ainsi. L'Ecole de médecine fuliCe beau çaise de Montréal n’a pas, comme sa voisine de l’Ulimbreuse versité McGill, le pouvoir de conférer à ses élèves léonter, po degrés de Bachelier et de Docteur en médecine. Outre le:
Ce fait est d'autant plus regrettable qu’il n'affecte pilBlté de c que la faculté seule de l'Ecole de médecine ; il est encomuie épre propre à humilier ses élèves qui sont ainsi mis sur uippposait pied d’infériorité vis-à-vis les élèves des autres institiile n’est tions médicales, et ce, d'autant plus que, pour obtenir le mêx une licence qui les autorise à exercer légalement, Mess la pre sont tenus de subir un examen sur toutes les branch4ll Cepende de l4 médecine, devant le bureau d’examinateurs, tai al possèd dis que, pour obtenir semblable licence, les élèves nce put collége McGill ne sont tenus qu’à lui exhiber leurs dpt à reg plômes. es degrés
Deux facultés de médecine, ayant le pouvoir de conféulté actuel tous les mêmes degrés, ne seraient pas trop à Montprimitive dl, afin de pouvoir répondre également au besoin et al. désir des élèves, d’origine britannique et d’origine établissemalinçaise, qui demandent que l'instruction leur soit donville deven dans leur langue vernaculaire respective. D’ailfrançais iMBrs, cette manière si facile et si désirable de donner ion dense Mbstruction aux jeunes gens qui se destinent à la prooit un besilision médicale, est, en tant qu’elle a rapport à ceux . se destine sont d’origine française, un moyen comme un autre la réputatii conserver et de perpétuer notre langue. faits, sont nML'Ecole de médecine canadienne compte huit profesui lui dondus dévoués, qui ont donné leurs cours respectifs de . faculté tulitors, sur différents sujets, à plus de 500 élèves, seuleés des autént depuis qu’elle a été incorporée. Plusieurs de ces ic celles-cidBves figurent déjà avec une réputation enviable dans rs à rempiixercice de leur profession.
decine frulMiCe beau succès surprendrait moins, si on ne savait les ne de l’Uiliimbreuses difficultés que cette institution a eu à sures élèves lfiionter, pour se maintenir et prospérer. bcine. Outre les connaissances nécessaires, il a fallu, à la fan'affecte nil de cette école, une énergie et une constance à
ilest encmMute épreuve, pour combattre et vaincre tout ce qui mis sur uibpposait à son existence même, et, à l’heure qu’ii est, tres installe n’est pas encore, comme on vient de le voir, mise bour obtenir le même pied que les autres Ecoles de médecine alement, ius la province.
es branch4ii Cependant, l’Ecole de médecine française de Montateurs, tafal possède, autant que toute autre dans le pays, la cons élévesdnce publique dont elle a su mériter l’appui. Il est ber leurs dPic à regretter qu’elle n’ait pas le pouvoir de conférer
s degrés à ses propres élèves,
Ceux qui désirent en obtenir sont obligés de les de mander aux autres institutions. C’est sans doute à cet circonstance pénible et décourageante que l’Ecole & médecine fait allusion, en terminant sa seconde ci. laire comme suit :
“ L’Ecole, en terminant cette circulaire, aurait un r gret à exprimer, c’est que la législature ne l’a pas aids avec la même libéralité qu’elle l’a fait pour d’aute institutions auxquelles elle a accordé la latitude etk liberté d’enseignement dont elle aurait dû, en toute jx tice, favoriser depuis longtemps notre institution tout française.”
Un Institut médical vient de se former sous les ausp ces de l’Ecole de médecine de Montréal, par ses non: breux élèves, dans un but d’émulation et d’encourag. ment mutuel, et cette association promet de bons rés tats, tant pour les fondateurs que pour la société. effet, ces associations, lorsque rien d’étranger, rien à licencieux surtout ne se mêle à leurs procédés, sont génk. ralement propres à produire beaucoup de bien. A ells donc de se maintenir toujours dans les bornes d'u prudente réserve.