FONDATION DES SŒURS DE LA PROVIDENCE
En 1844, la communauté de Sœurs de la Providence fut érigée canoniquement par Mgr. Bourget, évêque de
Montréal, et l’on peut dire que ce n’était pas saus be]
soin, puisque le personnel et les bonnes œuvres de cette institution se sont déjà multipliées d’une manière prod: gieuse.
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La communauté de la Providence est à bien peu de ose près de la même nature que celle de l’'Hôpitalbnéral ou des Sœurs Grises de cette ville ; mais les james de la Providence se livrent bien davantage à struction élémentaire des filles, et c’est probablement qui les fait demander en tant d'endroits.
Après les Dames de la Congrégation, les Sœurs de la ovidence sont peut-être les plus répandues en Canada. lles ont même plusieurs établissements importants à étranger, dont l’un à l’Orégon, deux au Chili, et un utre à Burlington, Etat du Vermont.
En 1853, le nombre de leurs élèves, en Canada, était e822, mais il est considérablement augmenté depuis. Au nombre de leurs élèves à Montréal, sont 25 filles urdes-muettes auxquelles elles donnent l’instruction
hans l’hospice St. Joseph. La plupart de ces jeu-
s filles, appartenant à des familles pauvres, y sont struites gratuitement.
Cette communauté est toute canadienne. Elle vient eprendre possession du bel établissement qu’occupaient s Dames du Sacré-Cœur, à St. Vincent de Paul.
On ne lira pas sans intérêt les lignes suivantes, et suront la lettre d’adieu de Mgr. Blanchet, empruntées au umal l'Ordre de Montréal, en date du 16 septembre
R359: elles ont en partie trait à cette communauté.
“Mgr. l’Archevêque de Santiago, capitale du Chili, vient arriver à Montréal, en route pour Rome et la Terre Sainte. a Grâce a visité les Etats-Unis et n’a pas voulu laisser le sol méricain sans venir au Canada payer un tribut d’admiration t de reconnaissance aux nobles et sublimes institutions qui ous ont élevés si haut en liberté et en civilisation.
On se souvient qu’il y a deux ans, une mission de Sœurs de à Providence partait avec M. l’abbé Hubardeau pour l’Oré-
gon ; mais Dieu en avait disposé autrement et d’une mark admirable. Il prit ces saintes religieuses comme par lan et les conduisit, à travers mille dénèré et des difficulté toutes sortes, à Santiago. Les catholiques citoyens de w ville, de concert avec leur bien-aimé prélat, les reçurent me les envoyés de Dieu et comme une bénédiction pourt le”pays. La mission se fixa dans cette ville et plus tan, fonda une seconde à Valparaiso. Ces deux missions, aix d’hui très prospères, sont l’édification de tous les catholm et un modèle de régularité, de zèle, de dévouement et de rité pour toutes les communautés indigènes.
Une troisième mission est allée s’établir au diocèse de:
ualy et s’occupe de l’éducation des enfans.
Mgr. l’Archevêque de Santiago, célèbre par sa sciena sa piété, est également célèbre, dans le monde catholi par les persécutions que le gouvernement a fait peser sy tête vénérable. Les deux prêtres qui l’accompagnent sont si d’une science profonde et d’une piété éminente. Tous nobles serviteurs de Dieu sont grandement édifiés de lafo ve des Canadiens et du bel ordre qui donne à nos com nautés religieuses un cachet particulier et divin.
En présence de cette foi ardente et de ces dévouema surhumains, ne peut-on pas dire que le Canada remplitk le nouveau monde le rôle civilisateur que la France rem] si glorieusement sur le vieux continent ? Aujourd’hui ent une nouvelle caravane de prêtres, de religieuses et d’emph és, au nombre de trente-six, part pour l’Orégon. Le gril la mission doit se rendre au diocèse d’Oregon-City. Il ya,n ce diocèse, trois prêtres, MM. Poulin, Piet et Malo; dm religieuses des Sœurs Jésus-Marie de Longueuil. Un pi M. Cyrille Beaudry, de l’ordre de St. Viateur, deux religieux des Sœurs de Ste.Anne de l’Achigan, deux autres de laPn dence iront au diocèse de Nesqualy grossir et fortifier lent bre de celles qui y sont déjà rendues.
Mgr. Frs. N. Blanchet, l’Archevêque d’Oregon-City, esth même à la tête de la caravane, accompagné du Grand Vic Brouillet, que Dieu vient d’éprouver d’une manière biens sible, par l’accident arrivé à Madame Brouillet, sa bel sœur. Cette Dame venait lui confier son fils, qui se des aux missions de l’Orégon. M. Brouillet est à l’Orégon dep l'établissement de la province ecclésiastique. Homme del
lent et de mérite, Dieu seul pourra le récompenser des st
fices que lui a déjà fait faire son grand cœur. M. Brouilk
rédigé autrefois les Mélanges Religieux.
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M. Brouilk
e voyage entrepris par ces zélés missionnaires sera trèspendieux. La charité est venue à leur secours. Tous les èses du Bas-Canada se sont généreusement mis à contriion. Le diocèse de Montréal seul en est pour une somme Il y encore de la charité parmi nous.
dépasse $5,000.