‹ Mémorial de l'éducation du Bas-Canada [microforme] (volume 2)Chapitre 52 sur 107 · ADIEUX DE MONSEIGNEUR BLANCHET · texte numérisé non relu

ADIEUX DE MONSEIGNEUR BLANCHET

Evéché de Montréal, 16 Sept. 1859.

s chers Compatriotes,

Je ne saurais vous quittér sans remplir un devoir bien sa- , celui de la reconnaissance que je vous dois, au nom de la igion, au nom de mes vénérables suffragants, au nom des ples confiés à nos soins, pour les secours abondants et de te espèce que votre charité et votre zèle pour le salut de s frères ont mis à notre disposition. En venant ici chercher des prêtres, des frères et des reliuses, pour travailler à étendre le royaume de Dieu dans régon, mon dessein était de recourir à l’Europe pour en objir les fonds nécessaires pour payer les frais de transport s missionnaires que je pourrais emmener avec moi. Dans circonstances difficiles où se trouve en ce moment le pays, suite du manque de travail et des mauvaises récoltes, deis plusieurs années, j’aurais cru mettre votre zèle à une trop inde épreuve, en faisant appel à votre charité qui m’était bien connue. Mais, à la vue de nos besoins et de ceux de 8 dignes suffragants, mes vénérables frères, les Evêques Bas-Canada, touchés de compassion, et connaissant toutes ressources que votre zèle pour les missions savait exploi- , ont pas balancé à faire appel à vos cœurs généreux ; et appel a été entendu et parfaitement compris. Je devais mener avec moi 4 prêtres, 1 frère, 16 religieuses, quelques riers et domestiques, formant en tout 30 personnes ; pour frais de transport, il me fallait la jolie somme de 86,000. à bien ! voilà que les diocèses de Québec, Trois-Rivières et Hyacinthe me donnent $1,019, celui de Montréal, $1,041 ; les autres $4,000 m’arrivent providentiellement par les ns du vénérable Evêque de Montréal qui a su ies faire coudune source que l’on ne veut point nommer aujourd’hui, ais que l’on connaîtra plus tard. Voilà, mes chers compaotes, ce que j’appelle nn miracle de foi, un miracle de cha- & Voilà ce qui mérite assurément des éloges plus grands

que je n’en saurais donner, et la plus vive reconnaissn Acceptez donc l’expression de ma bien sincère gratitude veuillez croire qu’elle durera aussi longtemps que durerontk missions que vous favorisez si généreusement. Cette rec naissance, je la porterai toujours dans mon cœur, surtouty Saint Sacrifice de la Messe où je ne cesserai de conjurek Seigneur de tous, pour vous, vos enfants, vos biens, le conjux de vous rendre en ce monde, au centuple, ce que vous aurezij pour nous, et dans l’autre, la vie éternelle. Je suis doncx jourd’hui content et heureux ; je pars en bénissant Dieu, en le remerciant d’avoir conservé dans vos cœurs cette foi vi qui vous fait faire de si grandes œuvres pour la gloire de} religion et pour l’honneur de votre belle patrie. L’enfant q après une longue absence, revient au sein d’une famille ch rie, en reçoit toujours des marques signalées d’attacheme et d’une tendre affection. [Il en a été de même de moi. I

tendre plus vi teur dei plus sin d

ait des les voys parties d tournent des bier pourvus.

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le bonhe départ, 1e Raphaël cueillit a

me revoyant, après une absence de 21 ans, vous navezafe haut cueilli à bras ouverts, et vous vous êtes empressés de me pu ne sa Gh curer toutes sortes de secours spirituels et corporels que w Eee Soi

avez en abondance dans ce beau pays, et que vous êtes si ha reux de partager avec vos frères de l’Orégon qui ne font « core que commencer à goûter les doux fruits du catholicisw O religion d’amour et de charité! quels nobles élans, qu sublimes sacrifices vous inspirez à vos enfants! Aime donc, mes chers compatriotes, cette belle et sainte Religi Catholique. Chérissez-la, cette auguste religion, qui a écla le monde, et sans le secours de laquelle les peuples retont raient dans le cahos affreux du paganisme. Attachez-vous tout cœur à cette religion à laquelle les plus belles natin les Souverains des plus puissants Empires se font gloire d'a partenir. Aimez-la, et attachez-vous y comme à une né parce qu’e'e seule a le secret de consoler, soutenir et enci rager le «! étien dans cette vallée de larmes et de souffa ces, et de .e préparer à atteindre la fin pour laquelle lhomn a été placé sur la terre. Défiez-vous donc de ces homm ervers qui voudraient vous enlever le trésor si précieuxi a foi, ce dépôt sacré que vous avez reçu de vos pères, qui leur bonheur et qui fera celui de votre heureux pays. Aït chez-vous aux pratiques de cette sainte religion, dans le sl de laquelle un grand nombre de nos frères séparés, des pl distingués par leurs talents, leur science et leur position da le monde, viennent tous les jours goûter la paix et le bonhel Croyez-le, mes chers compatriotes, ces avis de pêre que vous donne dans cette lettre sont dictés par l’affection la pl

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à ces sain ours les fr milles, en savent s’ir Adieu !

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Cette recx ar, Surtout de conjurerk 8, le conjura vous aurez suis donc 4 ssant Dieu,e s cette foi vi a gloire del L’enfant qu e famille ch d’attacheme e de moi. À gs m’avez à sés de me pr orels que 10 us êtes si het qui ne font a

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tendre que je vous porte à tous, et par la reconnaissance la plus vive que j’éprouve pour tout ce que vous avez fait en fateur des pauvres missions de l’Orégon. Agréez les vœux les plus sincères que je forme pour votre bonheur, et pour la prosérité dûe à votre pays qui, depuis 21 ans que je l’ai quitté, a Et des progrès immenses, sous le rapport moral et matériel ; les voyageurs qui viennent en si grand nombre de toutes les parties du monde, visiter vos villes et vos campagnes s’en retournent émerveillés de ce qu’ils voient ici et. bénissent Dieu des biens de toute espèce dont il vous a si abondamment pourvus. | |

Je ne terminerai pas cette longue lettre sans vous exprimer

Lle bonheur dont j’ai surabondé en rencontrant ici, avant mon

départ, le Vénérable Archevéque de Santiago, Monseigneur Raphaël Valentin Valdivieso, qui en 1855 et en 1856 m’accueillit avec tant de bonté dans son diocèse ; et je suis mille fois heureux de saisir cette occasion de vous faire connaître ue sa Grâce a bien voulu me permettre de faire une collecte dans son diocèse en faveur de mes missions et de lui en témoimer de nouveau ma bien vive reconnaissance. Par ses bien-

Lreillantes recommandations, j’ai reçu la magnifique somme

de vingt mille piastres de la libéralité de ses diocé«:ins. Je pus dis Ceci, mes chers compatriotes, pour que vous compreniez bien que, lorsqu’il s’agit du bien des âmes, on ne doit poiut faire de distiuction entre ceux qui nous tendent ia main pour nous demander du secours. Au reste, pourquoi vous dire cela, à vous qui le comprenez déjà si bien, puisque, chaque anée, on voit au milieu de vous des missionnaires de différentes parties du monde qui viennent faire appel à votre chanié, et tous savent qu’ils s’en retournent en vous bénissant ur les aumôues abondantes que vous leur versez en faveur e leurs peuples. Continuez donc à vous livrer de grand cœur à ces saintes œuvres de charité, dont vous recueillez tous les jours les fruits précieux, par le bonheur qui règne dans vos familles, en attendant la félicité éternelle promise à ceux qui pes s'imposer de si généreux sacrifices pendant leur vie.— ieu ! |

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