‹ Mémorial de l'éducation du Bas-Canada [microforme] (volume 2)Chapitre 78 sur 107 · REMARQUES GÉNÉRALES · texte numérisé non relu

REMARQUES GÉNÉRALES

Outre les établissements d'éducation mentionnés ci

haut, nous en avons encore plusieurs autres qui porter

le nom de colléges, tels que le collége de Rimouski, k collége de Ste. Marie de la Beauce, le collége du Ct teau du Lac, le collége de la Chûte, de Sherbrooke, et. De sorte que le nombre actuel de nos institutions litté raires et scientifiques portant le nom de coiléges, s’élèr à 24, dont 12 classiques et 12 industriels.

Sur ces 24 collèges, 20 sont catholiques et 4 sont pro testants, dont deux classiques et deux industriels. La deux classiques sont le collége McGill et le collége à Lennoxville, vez “ Bishop’s coliege,” près la ville à Sherbrooke, dans les tuwnships de l’est.

Les plus anciens de nos cclléges catholiques sont cent de Québec et de Montréal, et la preuve de leur utilit se trouve non seulement dans le fait de leur date d'éts blissement et d'opération effective, reculée à des tem

diffe respe époq à tou M:

granc dies d politi qu’à comp dé en parte classic Les réal & leur c son, et Dès ticaler établis que le dans le Apré miers

| était céd

core agit le génére et jusqu’ une cons!

milieu de l'opératio terprété

le fera tou. È spéciale.

littérature toutes cho.

tablir et de : durable, nous rallier nos institu avec avan:

appelle tant ctifs, si édi

ntionnés ci qui portent Rimouski, le lége du Ci brooke, etc.

utions litté éges, s'élève

4 sont pro striels. Le > collége à la ville à

3 sont cell » leur utilit date d'éte à des tem}

dificiles et décourageants, mais encore dans le nombre respectif de leurs élèves, grand et remarquable à des époques néfastes où l’agitation et le trouble s’opposaient à toute étude sérieuse et suivie.

Malgré les difficultés nombreuses et les embarras grands et presqu’insurmontables, causés par des incendies désastreux et par les événements et les vicissitudes politiques qui eurent lieu en Canada, depuis 1659 jusqu'à 1792, (1) le collége de Québec, établi en 1668, comptait en 1791, 110 élèves, et celui de Montréal, fondé en 1773, avait, en cette même année, 120 élèves, appartenant généralement, dans l’un et l’autre cas, au cours classique suivi dans ces établissements.

Les messieurs du Séminaire de St. Sulpice de Montréal avaient, longtemps avant l’existence formelle de leur collége, tenu uneécole latine dans leur propre maison, et il en était sorti nombre de bons sujets.

Dès 1791, la langue anglaise était enseignée grammatiialement dans ces deux institutions dont les colléges établis subséquemment ont suivi l’exemple, à mesure que le besoin de connaître cette langue s’est fait sentir dans le cours de la vie active. l

Après les colléges de Québec et de Montréal, les pres miers établis en Canada furent celui de Nicolet, ouvert

mnt mé RS

(1) En 1759, le Canada était envahi par les Anglais, et en 1768, il

| était cédé par In France à l'Angleterre; en 1775, le Canada était en.

core agité par la rébellion des autres colonies anglaises de Amérique: le général Ethan Allen vint pour cette fin, plusieurs fois en Canadn, et jusqu'à Montréal. En 11791, l'Angleterre accorilait au Bas-Canada une constitution politique séparée, et en 1792, ce pays commençait, au milieu des préjugés, de la défance, de la division et de l'inexpérience, l'opération du gouvernement représentatif, modifié plusieurs fois et ins trprété diversement depuis, | ts |

en 1804, et celui de St. Hyacinthe, fondé en 1812, et l’on peut dire que ces deux fondations canadiennes soutiennent honorablement la comparaison entre elles et leurs dévancières.

Les langues mortes, latines et grecques au moins, sont: enseignées dans tous les colléges classiques, et dans plusieurs de nos maisons d'éducation supérieure dites aca.. démies, et notamment dans celle de Berthier.

L’hébreu est enseigné dans cinq colléges, et le français est la langue de l’enseignement dans tous les colléges catholiques du Bas-Canada, (1) moins celui de Ste. Marie de Monroir où l’enseignement se fait en grande partie en anglais.

Les langues française etanglaise, ainsi que les mathé. matiques, le dessin linéaire et la tenue des livres sont plus ou moins enseignés dans tous nos colléges, et la physique, la chimie, l’histoire naturelle et l’agriculture le sont dans la plupart d’entr'eux et dans plusieurs académies. |

Nous avons, dans le Bas-Canada, trois facultés de théologie, deux facultés de droit, deux facultés de mé. decine et deux des arts, et, en outre, une école de droit, une école de médecine et plusieurs écoles de théologie, dont une dans chaque collége classique catholique. L’école de droit et l’école de médecine sont tenues à Montréal.

. Le nombre total des professeurs de nos universités et

collèges, inclus les facultés de théologie, de droit, de médecine et des arts, varie depuis 150 à 158, et le nombre de leurs élèves de toutes espèces, est généralement de 4,000 à 4,500 annuellement.

(1) Voir l'intéressant rapport de mon successeur pour l’année 1856.

D deux:

par les

O réun pour taires cées € çons, tructi des ge

En gnant

cathol aux éc

Le institu toutefo dernier au poir sans y établies

En 1 tion éta taient d titution:

Ces der nière as

| laissé le

l'année wute en

>, et l’on soutienet leurs.

Ans, SOnt:

ans pluites aca-.

: le frans les col-

celui de ,) fait en

>s mathéivres sont ges; et la griculture ieurs aca-

cultés de &s de mé- > de droit, théologie, que. L’és à Mont-

rersités el droit, de st le nomralement

Outre ces institutions et les écoles élémentaires qui, réunies, constituent les deux extrêmes de l’enseignement pour les garçons, nous avons encore.les écoles élémentaires et les couvents pour l'instruction des filles, les lycées et les académies généralement pour celle des garcons, les écoles-modèles et les écoles-normales pour l’instruction des deux sexes, mais plus spécialement pour celle des garçons, parmi les catholiques.

En 1854, le nombre total des élèves des couvents enseignants a été porté à 10429, et le nombre d’enfants des

| deux sexes qui fréquentaieut, la même année,les écoles

catholiques de Montréal à 6612, dont 2295 appartenaient aux écoles tenues par les Frères, et 2286 à celles tenues par les religieuses de la Congrégation de Notre-Dame.

Le nombre total d'élèves qui fréquentaiert toutes nos institutions d'éducation en 1854, était de 119737, sans toutefois y inclure les élèves des diverses facultés. Or, ce dernier nombre augmente chaque jour, considérablement, au point d’être élevé aujourd’hui à plus de 2000 par an, sans y comprendre les élèves des trois écoles normales établies depuis.

En 1854, le nombre total de nos institutions d’éducation était de 2795, et le nombre d’élèves qui les fréquentaient de 119737, et, en 1855, le nombre total de ces institntions était de 2869, et celui de leurs élèves de 126677 Ces derniers chiffres et les suivants indiquent, d’une manière assez exacte, l’état de propérité et de progrès où j’ai laissé le département de linstruction du Bas-Canada en l'année 1855, que J'ai droit de considérer comme comprise toute entière dans mun administration.

Les contributions locales faites pour le soutien des écoles primaires en 1854, s'élevaient à bien près de £60,000 à £62,283 en 1855, et, maintenant que les commissaires d’école ont par la loi le droit d'augmenter ces contributions suivant les besoins, ceux-ciaugmentant avec la population et le goût de l’éducation, les contributions locales, faites pour la même fin, sont généralement presque le double de ce qu’elles étaient auparavant.

Outre nos institutions enseignantes, nous avons encore nombre d’établissements propres à répandre l'instruction parmi nous, tels que la société d’éducation, la société lit. téraire et historique de Québec, le “ Quebec Library fondé en 1779, et l’Institut catholique de Québec et leurs bibliothèques respectives ; les sociétés historiques de Qué. bec et de Montréal ; les quatre instituts de Montréal, en y comptant celui des arts et métiers ; le Cabinet de lecture et celui de la société d’histoire naturelle de Montréal et leurs bibliothèques respectives, auxquelles il faut ajouter celle de l’association dite “ l’'Œuvre des bons livres,” et celle de la société de St. Patrice, les instituts établis dans les villages et leurs bibliothèques, et, séparément, les bibliothèques de fabrique et celles de paroisse qui augmentent tous les jours en nombre et en volumes, à mestre que le goût de l’instruction et de la lecture se répand davantage. ne

L'institut polytechnique, fondé en 1856, principalement par Bibaud jeune, et le Cabinet de lecture fondé par Messire l’abbé L. Regourd, (1) sont de vrais athénées où de

(1) L'institut Polytechnique fut inauguré sous le nom de Phylotechnique dans une séance spéciale qui eut lieu le 7 Juillet 1856. J'assistai à cette intéressante séance, en qualité de membre honoraire, et, ayant eu raison d'en être satisfait, et voulant en outre suggérer un autre nom

jeut etd la n teur vent des Ains les eux f raien Ce teurs plus, seron const:

gauro!

dans « succés littéra cet au person celles

| officiel

Les dans Le assez ] pour le

acet in:

bres, j'en l'article « n'est pas dresser & ferai cet

n des éco- | Æ60,000 imissaires tributions population iles, faites double de

ons encore instruction société lit:

Library” Jec et leurs es de Quéontréal, en net de lece Montréal

faut ajoubns livres,” uts établis rément, les qui auges, à Mes

se répand

jpalement ë par Mesnées où de

> Phylotechni- 6. J'assistai ire, et, ayant n autre nom

jeunes et vigoureux athlètes, ambitieux de la renommée et de la gloire littéraire,s’assemblent pour combattre dans la noble arène des arts et des sciences. En effet, ces jouteurs habiles, pleins d’ardeur et d’émulation, y font souvent des lectures et des discussions très intéressantes sur des sujets ayant trait aux beaux arts et aux sciences. Ainsi la peinture, la sculpture, la musique et la poésie ; les mathématiques, la philosophie et l’histoire y sont par eux traités avec un intérêt, un talent et un succès qui feraient l’admiration des savants des vieux pays.

Ces athénées sont encore naissants ; mais les fondateurs et les initiés sauront sans doute attirer de plus en plus, dans leur enceinte, des émules et des émulateurs qui seront eux-mêmes suivis de continuateurs courageux et constants. Comme leurs dévanciers dans la lutte, ils sauront, eux aussi, y attirer d’autres jouteurs et s'engager dans de nouvelles rencontres, afin d’obtenir de nouveaux succès. Ils y feront au moins la lecture de leurs œuvres littéraires à un auditoire nombreux et reconnaissant, Or, cet auditoire se composera toujours de deux classes de personnes ; de celles qui ont besoin de s’instruire, et de celles qui cherchent à se délasser un peu de la gravité officielle et des études silencieuses.

Les combattants et les lecteurs trouveront donc toujours dans la qualité des spectateurs, un motif d’encouragement assez puissant pour les porter à faire tout en leur pouvoir, pour leur être utiles et agréables. Ce sera le moyen de mé-

dcet institut et adresser quelques mots d'encouragement à ses membres, j'envoyai sous l’anonyme, à la Patrie, journai publié à Montréal l'article que je reproduirai à la suite de ce chapitre, d'abord, parce qu'il v'est pas un hors-d'œuvre, et ensuite, parce qu’il peuten tout temps s’adresser aux jeunes gens amateurs des arts et des sciences, J’emprunterai cet article au Panthéon où il a été reproduit, Voir page 351.

ste Ma :

riter leur approbation et la continuation de leur patronage éclairé.

Le Cabinet de lecture paroissial a été organisé le 2 Fé- imp vrier 1857, et inauguré solennellement le 16 du même d'in mois, sous des auspices très favorables. Il a été incorporé déjà le 20 Mai 1858, et dès lors les fondateurs prirent la résolu- de le tion et les moyens d’ériger pour cette nouvelle institution vert une bâtisse qui pût répondre au besoin. mer

Mgr. l’Evèque de Montréal, MM. les supérieurs du Sé- Mc minaire de St. Sulpice, des RR. PP. Oblats, du collége de Cana Ste. Marie à Montréal, et M. le Directeur de cette asso- grès 1 ciation sont, de facto, membres de la corporation dans Ja- tructi quelle se trouvent aussi plusieurs laïques très recomman- et sa dables. d’inst

M. l’abbé L. Regourd, membre du Séminaire de St, tionné Sulpice de Montréal, est le directeur du Cabinet de lec- tout le ture paroissial, et l’on peut dire que, par ses soins assidus sea 10 et son zèle infatigable, cette belle institution, à laquelle lectur numbre d’autres citoyens des plus respectables et des plus littéra influents ont pris une part active et très utile, grandit ra- rait do pidement sous les auspices des MM. du Séminaire de St. lui sut Sulpice, et fait naître les plus belles espérances. Vérita- HU blement, les peines et les sacrifices que ses fondateurs se MAL Li sont si généreusement imposés, le but important qu'ils js He se proposent et la noble mission qu’ils se sont donnée pour pire ron l'atteindre, indiquent qu’ils ont donné à leur institution ot un nom trop modeste et d’une signification trop restreinte. monastè

A l’exemple du Séminaire de St, Sulpice de Montréal M \ dont le modèle est à Paris, le Cabinet de lecture est des- dun vif tiné à marcher sur les traces de l’athénée de cette grande que

| des scien

capitale du monde lettré,et les progres signalés que les fon. dateurs ont déjà fait faire à cette grande et belle œuvre

Ltronage

le 2 Fén même ncorporé a résolustitution

s du Séollége de tte assodans laommaNn-

re de St, 2t de lecs assidus laquelle des plus andit rare de St, Véritaateurs se at qu'ils née pour stitution streinte.

ontréal est des+ grande

> les fon- 2 œuvie

littéraire et scientifique, les autorisent amplement à lui donner, dès maintenant, un nom plus analogue au rôle important qu’elle est appelée à remplir au milieu de tant d'institutions classiques dont les nombreux élèves, formés déjà dans les arts et dans les sciences, ont besoin, au sortir de leur cours d'étude, d'un lieu commun de discussion, ouvert et accessible à tous, pour s’instruire et mieux se former mutuellement, dans l’art oratoire.

Montréal, la plus populeuse et la plus opulente ville du Canada, où Pesprit d'entreprise n’a pas de frein et le progrès matériel pas de bornes, verra toujours le goût de l’instruction et des lumières s’augmenter avec sa population et sa richesse, et nous avons raison de croire que le besoin d'institutions littéraires de premier ordre se fera proportionnellement sentir. Ce sera la nécessité du temrs dont tout le degré sera déterminé par la force des circonstances toujours progressives et pressantes. Or, le Cabinet de lecture de Montréal est indubitablement une institution littéraire de premier ordre dans le genre didactique. Il serait donc juste et convenable d’en changer le nom, et de lui substittuer celui de—ATHÉNÉE de MoxTRÉAL. (1)

(1) Les Athénées, établis d’abord à Athènes, à Alexandrie et à Rome, étaient des lieux d’assemblée où les poètes déclamaient leurs vers et où les auteurs donnaient lecture de leurs œuvres. Après la ruine de l’empire romain et l'invasion des barbares, il fallait, pour retrouver deg athénées, traverser les mers et aller à Constantinople. En cette ville, il y avait partont des athénées. En occident, au contraire, c'était les monastères qui s'emparaient généralement des lettres et des sciences et les cultivaient, dans la retraite, avec patience et succès. Dans leurs mains et sous l'influence de l'Eglise, elles prirent leur essor et brillèrent d'un vif éclat dans l'Italie, l'Espagne l'Allemagne et l'Angleterre. Chas que capitale de l'Italie eut son athénée, etilen fut bientôt ainsi en Frans ce qui emprunta à l'Italie ce genre d'institution littéraire et l'académie

| des sciences fut fondée à Paris eu 1635, par le cardinal de Richelieu,

Québec a ses beaux Séminaires et son Université; Montréal a aussi les siens ni moins beaux, ni moins nombreux, ni moins propères et son Athénée, et le Bas-Canada qui jouit de ces institutions éminemment catholiques et nationales, proclamera toujours ce grand avantage avec bonheur et le sentiment d’un légitime orgueil.

Les instituts sont des établissements, presque tous catholiques, qui ont été faits par contributions volontaires, et qui sont maintenus de la même manière, et, jusqu’à ce jour, avec une aide annuelle donnée par la Législature comme encouragement à chacun d'eux. Cette aide est généralement employée à augmenter les bibliothèques attachées à ces établissements.

Pendant mon administration, les commissaires d’école ont eu la somme de £500 à se partager comme aide pour l'établissement de bibliothèques publiques sous leur contrôle, et j’ai beaucoup regretté de n’avoir pu leur distribuer une plus large somme pour cette fin, parce qu’elles paraissaient très propres à contribuer à répandre instruction dans les paroisses, au moins le goût de la lecture.

Sous Charlemagne et François ler, les athénées se multiplièrent en France, et il y en eut jusque dans le palais de ces princes amis d:s lettres. En Provence eten Normandie, pays de la plupart de nos aïeux, les trouvères se réunissaient dans les athénées, pour y chanter leurs pastorales et y lire leurs romans de la chevalerie. Mais les athénées de Lyon et de Paris, étant plus avantageusement situés et plus fréquentés, ony a vu se donner des combats d’éloquence et des leçons publiques d’une haute portée que le peuple et la noblesse s'empressaient d'aller écouter et applaudir. Et quelle ne fut pas la splendeur de l’athénée de Pari, lorsqu'au commencement du XIXe siècle, l'immortel Cuvier y donnait ses sublimes leçons sur l’histoire naturelle. Ainsi, il est facile de voir que, à leur début, les premiers athénées, bien que très utiles à la promulgation des lettres et des sciences, étaient cependant bien inférieurs au Cabinet de lecture paroïssial de Montréal, puisqu'ils comprenaient beau-

coup moins de sujets de discussion soumis à la dialectique et à la didactique des habitués,

| établie

Le blent pas « ranti fabri regre de no

Les blioth des c thèqu blies € comm

ni asse toutes sous le bibliot union.

chapitr Au encore provin( pas mo cation, recomn de volu tépand des am:

La bib de 4000

iversité ; ins noms-Canada oliques et age avec

e tous cantaires, et jusqu’à ce égislature e aide est hèques at-

res d’école aide pour ; leur condistribuer les paraisnstruction e.

tiplièrent en

s d:9 lettres.

eux, les trours pastoraées de Lyon uentés, On} bliques d’une aller écouter iée de Paris, er y donnait acile de voir à la promulnférieurs au naient beau-

it à la didac M de 40000 volumes, après avoir été deux fois incendiée et

Les bibliothèques des instituts de campagne, qui semblent être opposées aux bibliothèques de paroisse, ne sont pas soumises à un contrôle qui nous donne autant de garantie que celui des commissaires d’école et surtout des fabriques, et, outre que parfois il s’y glisse quelques abus regrettables, ces instituts ne sont guère que des chambres de nouvelles,

Les membres du clergé dirigent généralement les biblithèques de paroisse, soit qu’elles soient sous le contrôle des commissaires d'école ou non. Il existait des bibliothèques de paroisse établies par le clergé, avant celles établies en vertu de la loi d’éducation, sous le contrôle des commissaires d’école. Maisles bibliothèques de paroisse, établies par le clergé n'étant encore ni assez nombreuses ni assez volumineuses, il était désirable de les augmenter toutes. Or, elles l’ont été par leur union à celles établies sous le contrôle des commissaires d’école, et l’on voit des bibliothèques considérables formées au moyen de cette union. (Voir l’addendum sur ce sujet à la suite de ce chapitre.)

Au nombre des bibliothèques publiques, nous avons encore celle du bureau d'éducation et celle du Parlement provincial, lesquelles, pour être moins répandues, ne sont pas moins importantes et utiles. Celle du bureau d'éducation, plus nouvelle et moins connue, est cependant plus recommandable à cause du choix des livres que du nombre de volumes qui la composent ; mais’elle augmente et se tépaud chaque jour davantage, au grand contentement

des amateurs.

La bibliothèque du Parlement est encore composée de plus

Ÿ A O Ÿ+ ÿ & S € Ye 3 y, Ÿ à Ù VA N < << Y 7 »" Ÿ, so € Ÿ2 4 Ke & TG Vo Vo € Se 1344 4 Hs <= dd 25 sua =] : É= = à pee ht “S 21] = <l SE 2e = = — EE £r ES a EN À EC ON ) AN C4 D À / NS Se 4 A NN $* &? e SN À Len, A LV NN? : & rites n NF Fe ,

see

MR RE E Aro say + e a:

: D nr 7 NA qe < Ê

deux fois renouvelée à grands frais, par les soins empressés et l’activité constante de notre aimable compatriote, G. B. Faribault, bibliophile et ancien officier de l'Assemblée Législative.

Il y a encore une bibliothèque qui a rang parmi les plus utiles, et qui est propre à faire beaucoup de bien dans les limites de sa circulation. Je fais allusion à la bibliothèque de l’association des instituteurs à Québec, pour l’augmentation de laquelle la législature a accordé une aide. Elle est considérée comme une espèce de bibliothèque publique dans la sphère qui lui est donnée.

La bibliothèque de la paroisse de la ville de Québer, fondée par son ancien curé, maintenant Monseigneur Baillargeon, comprend plus de 4,000 volumes. La bibliothèque de l’Evêché de Montréal est composée de plus de 4,000 volumes, et celle de l’archévêché de Québec de plus de 5,000,

Les bibliothèques de paroisse comprennent ensemble plus de 100,000 volumes, et les bibliothèques de nos colléges et de nos autres maisons d'éducation supérieure renferment près de 150,000 volumes.

La valeur totale de nos établissements d'éducation est de près de £400,000, et £15,000 ne paieraient pas, dans leur valeur, nos cabinets de physique, de chimie et d’histoire naturelle.

Le séminaire, le collége de Québec et l’Université Laval seuls sont estimés à Æ£100,000, et le séminaire et le collége de Montréal, et le nouveau séminaire de théologie établie en cette ville, sont estimés à une somme de près de £100,000. Les premiers établissements sont la propriété des MM. du séminaire de Québec et les der-

1s empresmpatriote, e l'Assem-

mi les plus n dans les bliothèque laugmenaide. Elle que publi-

de Québec, [onseigneut

La bibliode plus de >bec de plus

it ensemble e nos collésure renfer-

ucation est t pas, dans ie et d’his-

ersité Laminaire el e de théosomme de its sont la et les der-

niers celle des MM. du séminaire de St. Sulpice de Montréal.

Ces faits, l’œuvre spontanée d’une population de moins d’un million, dounent une idée des sacrifices et des travaux que le clergé et le peuple du Bas-Canada ont dû s'imposer, pour faire et maintenir tant d'établissements, afin de répandre l’instruction, et prouvent mieux que tout argument combien on les a calomniés, lorsqu’on les a accusés d’être opposés à l’éducation.

Le barreau de chacune de nos villes principales a encore une bibliothèque spéciale très considérable au service deses membres, et l’école canadienne de médecine à Montréal a aussi la sienne qui augmente rapidement tous les jours.

Que serait-ce donc, si l’on nous permettait de mentionner les nombreuses bibliothèques des particuliers, tant civiles qu’ecclésiastiques, qui ont réuni, à grand frais, des collections riches et variées ?

Entre beaucoup d’autres bibliothèques très précieuses, appartenant à des particuliers, nous pouvons mentionner, par exemple, celle de Messire L. Ed: Bois, curé de Maskinongé, et celle de Messire L. S. Malo, curé de Bécancour (1), diocèse de Trois Rivières ; celle de l’hon. Saseuse de Beaujeu, celle de Sir L. H. Lafontaine, de celle de ’'hon. D. B. Viger, de Montréal, etc., etc. Il n’est pas

(1) M. Malo, bibliophile et antiquaire, est un élève et condisciple du collége de Montréal.

Lecteur, si pour interrompre un peu la monotonie de vos occu-

tions, vous jugez à propos de faire une petite excursion dans Île istrict de Trois Rivières, ne manquez pas de faire visite à M, l'abbé Bois et à l’ami Malo, afin de faire la connaissance 4 ces hommes d’érudition et de génie , vous trouverez réunies chez l’un et l'autre les qualités du gentilhomme et les vertus du prêtre, pour tous édifier, et une bibliothèque volumineuse et nombre d’objets-de eariosité, pour vous instruire et vous amuser.

tare de voir chez des curés et chez des avocats, des biblio. thèques composées de plus de 5,000 volumes bien choisis, MM. les VV. GG. Deschenaux et Demers, et le Juge Swell avaient chacun une bibliothèque privée comprenant chacune plus de 5,000 volumes.

Il est des bibliothèques privées et des collections de manuscrits que le gouvernement ne devrait pas manquer d’acheter et de réunir, après la mort des particuliers, pour en faire une fondation publique qu’il pourrait confier à la garde d’archéologues compétents ; autrement, ces livres et papiers restant isolés, sont ainsi généralement inconnus et comparativement peu utiles à la science.

En ce moment, le gouvernement pourrait s’assurer de la curieuse autant que riche collection de feu le commandeur Jacques Viger. Celle de Messire Bois, l’une des plus considérables possédées par un membre da clergé canadien, pour être moins connue que la première, n’est ni moins variée, ni moins volumineuse, ni moins appréciable, Dans le “ Travail Solitaire ” de Messire Bois, comme dans la “ Suberdache ” du commandeur Viger, l’on trouve réunis livres, cahiers inédits, manuscrits, plans de bâtisses, plans de terrains remarquables, portraits, profils, signatures au-

tographes, journaux périodiques, les brochures, les ouvra- |

ges de tous les travailleurs canadiens, et encore beaucoup d'objets de curiosité. C'est pour n’avoir pas réuni nos collections privées que nous nous sommes vus obligés de faire copier, à grands frais à letrnnger, des choses que nous aurions pu nous procurer de nus concitoyens. Eyus nos colléges catholiques, à l'exception de ceux de Québec et de Montréal et du collége Ste.-Marie à Mont. réul, sont des fondations canadiennes, et, à l’exception de

quat moy par € tion reuse la co Ce la lo l’on d'auts l’'édud plus aient D’ clergé ble d faire chapit 2ombr des fai ésalen ple ca La ducatic le plus me aus mes di monde Sur | ls Jug:

ques ca

des biblio:

en choisis.

t le Juge omprenant

ons de mas manquer uliers, pour “onfier à la , ces livres ent inconce, ’assurer de le commanne des plus lergé canare, n’est ni ppréciable, omme dans puve réunis isses, plans atures au-

L les ouvra- |

e beaucoup S réuni nos obligés de choses que ens.

de ceux de ie à Montception de

quatre colléges, des prêtres en sont les fondateurs, au moyen de leurs épargnes, et de l’aide sollicitée et obtenue par eux des amis de l’éducation. Encore, dans la fondation de ces quatre derniers, le besoin de la main généreuse du prêtre s’est-il fait sentir au point d’en nécessiter la coopération, pour s'assurer du succès.

Ces faits sont notoires, et parlent plus éloquemment à la louange du clergé du Bas-Canada que tout ce que lon pourrait dire de plus, pour lui faire honneur, et ce, d'autant plus que dans son dévouement à la cause de l'éducation, il s’est toujours montré plus généreux et plus courageux, pour combattre les obstacles qui s’oppoaient souvent à son œuvre bienfaisante.

D'un autre côté, le peuple n’a jamais fait défaut au clergé à l'égard de l’éducation. Le montant considérable des contributions faites par les laïques, pour aider à faire les établissements d’éducation énumérés dans les chapitres précédents, ou à les subventionner, et le grand nombre d’enfants qui les fréquentent annuellement, sont des faits également notoires qui prouvent, d’une manière ésalement irréfragable, le goût prononcé qu'a le peuple canadien pour l’instruction. |

La preuve du goût qu'a le peuple canadien pour l’éducation de ses enfants, se voit encore dans le fait que le plus grand nombre de nos hommes de profession, comme aussi des membres du clergé, et surtout de nos hommes distingués par leurs talents et leur probité, dans le monde comme dans le clergé, en tirent leur origine.

Sur le banc de la justice, à très peu d’exceptions près, ls Juges canadiens-français, et,dans l’épiscopat, les évèques catholiques en Canada, sont des enfants du peuple,

et les plus zélés comme les plus habiles défenseurs des droits et priviléges du peuple canadien, sont de ses en. fants, formés dans nos institutions classiques, établies et dirigées par des membres du clergé catholique.

Je m'’arrête ici, dans ce genre de preuve faite en revendication de l’honneur injustement attaqué du peu. ple et du clergé canadien, et je m’abstiens, pour éviter de blesser la modestie ou l’amour-propre, de signaler sp. cialement ceux de nos hommes dont les noms seuls au. raient toute la force d’un corollaire, s’il en était besoin pour le succès de ma thèse. Il serait sans doute intéres. sant de poursuivre plus loin ce genre de preuve ; mais, outre qu’il m’entraînerait dans de grands détails, je ne pourrais rien dire de mieux, en voulant prouver davantage. D'ailleurs, l’histoire est là pour les résumer tous à l'appui de ma conclusion que ni l’astuce ni aucune subtilité ne saurait détruire. Cependant, je crois devoir

ajouter le fait suivant, parce qu’il est à la fois honorable In. ] et convaincant à un haut degré. Mar Un fait, entre mille autres également conclusifs, qui Aug prouvent le goût de l’éducation et le concours du clergé Lefe et du peuple canadiens dans la pratique des moyens pro. Æ x, ] pres à la répandre dans le pays, se trouve encore dansk Æ À R fondation de la société d’éducation du district de Qué- Sign bec en mai 1821. Frs.

Fondé sur un projet de loi passé dans les deux cham- Æ ph bres, en la session précédente du parlement du Bas-Ca- Æ pn nada, mais référé à Sa Majesté, cette société comptait 197 E 97 citoyens présents à sa première assemblée, qui les con- Æ Jos. sidérait alors tous comme membres fondateurs, décla- Æ Parm

rant en même temps qu’il est urgent de mettre sur pied

fenseurs des t de ses en.

, établies et que.

ve faite en qué du peu pour éviter ignaler sptms seuls au.

était besoin oute intéres.

euve ; Mais étails, je ne aver davansummer tous à y ni aucune crois devoir s honorable

nclusifs, qui rs du clergé moyens proore dansla ict de Qué-

leux chamdu Bas-C:pmptait 197 ui les coneurs, déclare sur pied

lompatriotes illustres, et dont la mémoire est très chère

ul

ane requête qui sera signée par les citoyens de Montréal, Trois-Rivières, comme de Québec, à l'effet d’obtenir la sanction royale de ce projet de loi et de perpétuer la dite

société, et qu’un comité composé de 21 membres, soit en

conséquence nommé, avec autorisation de payer les frais iencourir pour ces fins. La somme de £366 fut souscite à l’instant même pour les atteindre. Les officiers de la société nommés alors furent : J. Frs. Perrault, président, protonotaire.

Jérôme Demers, ptre, 1er vice-président.

Joseph Plante, 2me vice-président.

Ls. Lagueux, secrétaire.

John Nelson, trésorier.

ComirTé.

Valière de St. Réal, avocat.

H. Hudon, prêtre.

Ls, Moquin, avocat.

Jn. Bélanger, M. P. P.

Martin Chinic, marchand.

Augustin Mercier, M. D.

Lefebvre, prêtre.

| Ls. Plamondon, avocat.

À. R. Hamel, Ecr.

Signay, prêtre, curé de Québec.

Frs. Quirouette, marchand.

Frs. Romain, Ecr.

Th. Panet, avocat.

fi. MeGuire, M.

Jos. Bouchetté, Ecr., arpenteur général Parmi ces noms, il en est plusieurs qui sont ceux de

au Bas-Canada, Les Perrault, les Plamondon, les Mo. quin, les Nelson et les Valière, parmi les laïques, et les Demers, les Hudon, les McGuire et les Signay parmi les ecclésiastiques, sont des hommes dont on ne peut contes. ter nile talent, ni le mérite, ni la réputation. Quatre de ces laïques ont été des dignitaires de l’Etat, savoir : Phi. lippe Panet, Valière, Nelson et Quirouette. Le premier est décédé Juge de la Cour Supérieur, à Québec, le second élève et protégé de Mgr. Plessis, est décédé Juge en Chef à Montréal, et les honorables Nelson et Quirouette sont décédés membres du Conseil Législatif, à Québec. Parmi les cinq membres du clergé ci-dessus nommés, quatre aussi ont été des dignitaires de l’Eglise, savoir : MM. De. mers, Hudon et McGuire quisont décédés Grands-Vicaires, et Mgr. Signay, alors curé de Québec, qui est décédé Archevêque de Québec. Ce grand dignitaire a dépens au-dessus de £5,000 de ses propres fonds pour établir des écoles primaires à Québec, sa ville natale et métropoli taine.

La société d'éducation de Québec, comme la société littéraire et historique y établie depuis 1824, a grande. ment contribué à répandre l’instruction dans cette ville, Ces deux sociétés sont en pleine opération, et il n’est que juste de signaler spécialement Mgr. Signay comme un de leurs fondateurs, ainsi que l’hcn. Juge Duval qui, depuis plus de 15 ans, a été un des principaux soutiens de la société d’éducation.

De tous ceux qui composaient en 1821 la liste des off: ciers et du comité de la société d’éducation susdite, un seul est survivant : c’est Messire Lefebvre, curé de Ste, Géneviève, en l’Ile de Montréal.

L’a entre precie ja lan mème ratio!

ais, Le

De 1e M& Des 1 jisposi re des je gran put hu pas en oueme Paisley, cal, et

Le pl

nent er

ses MOY ment di toute vé a sollic mais il ment ce Il est on por la rigue rdinair que le E

L'année précédente,une autre snciété avait été organiseé entre les membres du clergé, et c'est aux contributions précieuses, parmi eux, que plusieurs missionnaires parlant lh langue anglaise, doivent l'instruction qui les a mis à mème d’être si utiles à leurs compatriotes, lorsque l’émiration a jeté sur nos plages, jusqu'alors si salubres et si

don, les Mo.

aïques, et les ay parmi les peut contes.

. Quatre de savoir : Phi.

Le premier Muis, Le trop plein pestiféré de l'Irlande et de l'Ecosse. ec, le second De son côté, le séminaire de St. Sulpice de Montréal uge en Chef he manquait jamais de protéger les sujets de ces origi-

irouette sont Mes, lorsqu'ils faisaient preuve de talents et de bonnes ébec. Parmi Mispositions. Mgr. Plessis fut à même de continuer l’œuimés, quatre Mr des contribuables et d’atteindre ainsi par le ministère, ir: MM. De. M: grand nombre de sujets formés pour le sacerdoce, le rands-Vicai. Bhut humanitaire qu'ils avaient en vue. Qui ne se rappelle ui est décédé us encore, à Québec, des travaux évangeliques et du dére a dépensé Bouement vraiment apostolique de Messire Hugues ir établir des MPaisley, écossais, élève et coudisciple du collége de Montt métropoli Eral, et décédé curé de Ste. Catherine de Québec ?

Le peuple canadien aime l’éducation et veut sincère- Buent en procurer le bienfait à ses enfants, mais suivant

4, a grande. Ms moyens, et suivant ses principes religieux et le sentis cette ville, Mnent du besoin réel et bien compris, et l'on peut dire en n, et il n'est Monte vérité que l'instruction de ses enfants est l'objet de enay comme Mn sollicitude quotidienne la plus vive et la plus constante ; > Duval qui, Mais il a bien des obstacles à vaincre pour réaliser pleinement cet objet dans la personne de ses enfants.

I est des causes particulières qui s’opposent à l’éducaon populaire dans le Bas-Canada, et les principales sont la rigueur de notre climat et ja nature de nos occupations rdinaires qui en découlent, en grande partie, occupations que le besoin rend très généralement nécessaires. J’ai

e la société

aux soutiens

iste des ofi- \ susdite, un uré de Ste,

fait allusion à ces causes et à ces occupations dans ph, sieurs de mes rapports sur l'éducation.

Nous vivons dans un pays essentiellement agricole 4 industriel, et le travail manuel est nécessairement notn tâche principale. Or, nous ne pouvons bien la rempli qu’en nous livrant très généralement à ce travail, depui l'enfance jusqu’à la caducité. !l ne nous reste donc qw très peu de temps pour utiliser les moyens d'instructin qui nous sont donnés, et, cependant, nous le faisons d'u manière honorable.

L’érable (1) et le castor, ces deux beaux emblêmes de notre nationalité temporelle, n’ont été adoptés comme te qu'après avoir été étudiés et comparés aux circonstance spéciales dans lesquelles nous nous trouvons, sous l'influer. ce du climat du Canada, climat à la vérité très salubn ettrès fortifiant, mais qui exige une activité si grand et si constante de la part de tous, pour nous garder des rigueur, qu’il ne nous reste aucun loisir disponible.

Nous avons calculé l'effet moral que ces emblêmes doi vent avoir sur notre intelligence et sur notre conduit dans la vie active, et nous en rappelons souvent la signif-

cation au peuple auquel est dévolu la plus grande parti}

de notre tâche. Nous ne manquons pas, non plus, dels porter à imiter St. Jean-Baytiste, ce modèle d’abstinenc de tempérance et de zèle pour la gloire de Dieu, que la ciété canadienne a choisi pour patron national et po

modèle, en s’efforçant de “rendre le peuple meilleur. C’est ainsi que nous ranimons et soutenons le courage di peuple canadien, et que, à l’aide de la religion, nous fr tifions sa moralité et nourrissons son espérance.

(1) Acer saccharinum.

En Canad ons mous r son bé procur dustrié guide, join, dentiel même, degré S quel, et

Il ne ude et progrès

Les | oute nc es déto

Rien ellectu AYONS

Cepei e peup dans les quels n° nècle, 1 absolu ésuites Kes qui ] useign

nis et de la privation involontaire de cet avantage qu’ a accusé le peuple canadien d’être opposé à l’éducation,« c’est ainsi que, d’une part, on l'a calomnié ouvertement pendant que, d'une autre, on a dit, de la même manièr, que le peuple canadien ‘ est un peuple gentil-homme, Appenpa.—-Suivant un vieil adage, ‘ celui qui veuth fin veut les moyens,” et c’est là, en effet, un axiome don il n’est pas nécessaire de démontrer la vérité; elle ex évidente. Eh bien! en renversant les termes de la pr. position, l’on peut dire, avec autant de vérité et de log: que, que celui qui veut les moyens veut la fin, puisque la fn est la conséquence nécessaire de la mise en pratique da moyens. Or, dans l’article suivant, tiré de la Minervedi 30 Mars 1843, qui l’avait emprunté aux Mélanges Rai gteux, journal qui, publié sous les auspices immédiats de Mgr. l’Evêque de Montréal, était considéré comme l'a gane du clergé catholique en Canada, de son vaste di cèse au moins, l’on voit la recommandation de moyem d’instruction d’une pratique facile autant qu’utile et eff cace. L'on voit aussi, dans cet article, l’opinion clair ment et énergiquement exprimée de ce journal enf veur de l’éducation, primaire au moins, généralement ré pandue dans le pays. Le besoin et la nécessité de cette éducation y sont proclamés haut, et ce, sans équivoqueni réticence aucune. L’habile rédacteur recommande comme moyens propres à la répandre dans nos camps gnes, l’établissement de bibliothèques publiques et la lec ture. Donc il veut que le peuple sache au moins lire a préalable. Donc, en voulant ces moyens puissants et in faillibles d’instruction, il veut aussi la fin, déjà, au reste en partie atteinte, lorsque le peuple sait au moins Lir

oubli de ue ceux:

charm on voya fans et mme Uu:

ère pris Le, redis ens roul tés de 1:

ipétés d énératio ays de ] tte suce à bornait lace à le Yageur, “ces L lsère qu

vantage qu’on éducation, et ouvertement, ême manière, il-homme," lui qui veuth n axiome dont srité ; elle est mes de la pr. rité et de log:

, puisque la fn n pratique da > la Minervedr Télanges Ra immédiats de é comme l'a son vaste di on de moyens qu’utile et ef opinion clair ournal en fi néralement ré essité de cette y équivoque!

recommande s nos camp ques et la lec moins lire a issants et in léjà, au reste au moins ir

one il veut l’instruotion du peuple, Elle est évidemsent la fin qu'il se propose. Mais lisons, plutôt, cet exlent article où se manifeste tout ensemble la foi, le pajotisme et l'esprit de progrès de l’auteur.

TICLE TIRE DE LA Minerve pu 30 Mars 1843 qui L’AvaIT EMPRUNTE AUX ‘ MELANGES RELIGIEUX,?? JOURNAI. PUBLIE A MONTREAL.

Depuis longtemps on sent le besoin de bibliothèques paroises où toutes les classes, tous les sexes et tous les âges puisnt aller chercher des distractions, de l’instruction, de l’édition. Les-tems où l’ignorance était en quelque sorte perjise, où, du moins, il y avait peu d’inconvéniens à ignorer, nt loin de nous: d’autant plus loin que nous vivons vite à sent, que les lumières, les sciences, l’industrie se propagent ec une rapidité et une université jusqu’alors inconnues, et il ya autant de distance entre nous et la génération qui us a précédés qu’il y en avait entre nos aïeux et les hommes s deux ou trois siècles amérieurs. Il n’est plus possible de s jours de se contenter de la simplicité antique ; de cette vie wleste et paisible que coulaient nos pères, à l’abri de leur it champêtre, entre leurs travaux et leurs jours de fêtes, entre oubli de la veille et l’insouciance du lendemain. Beaux jours ue ceux-là, âge d’or véritable, qui rappelait aux yeux étonnés charme des temps bibliques et des mœurs patriarchales : où on voyait le père de famille, nouveau Jacob, au milieu de ses fans et de ses serviteurs, vénéré comme un roi, chéri, imité mme un saint ; où l’on contemplait le doux spectacle d’une ère priant à côté de sa fille devant une image de Notre-Dale, redisant à sa famille les leçons du pasteur ; où les entrens roulaient sur les travaux des champs, sur les saintes vétés de la religion, sur les voyages aux pays lointains, récits pétés dans les longues veillées, transmis de génération en fération, pieuses légendes apportées par les aïeux du beau «ys de France, et qui empruntaient un nouveau charme de tite successive et fidèle tradition; où l’ambition de chacun bornait à posséder le vivre et le couvert, au superflu d’une kce à la table et au foyer pour l’ami de la famille, pour le ageur, pour le pauvre mendiant. Alors on ne connaissait #ces besoins du luxe et de la richesse, les privations et la ere qui en sont les tristes fruits, les spéculations ruineuses,

les procès, les soucis, les troubles, les fourberies, tous les viey et tous les malheurs qui sont venus s’abattre depuis sur not chère patrie. Oui, c’étaient de beaux jours que les jours d'a trefois ; mais ils sont passés et passés sans retour. Cependa tout n’est pas perdu : Dieu nous a donné d’autres biens py nous consoler de la perte des autres, et le désespoir est lond nous. Nous n’avons pas cette vis calme, ce bonheur tranquike ce repos séculaire de nos aïeux ; la vie que Dieu nous à fat est une vie laborieuse et toute de combats ; il nous faut game le pain qui nous nourrit et conquérir nos titres au repos. Cette

art est assez belle, assez glorieuse pour chasser le regre Mais cette part est faite à tous, et chacun de nous dans ce si cle doit devenir soldat pour combattre ses combats. Persoun ne saurait sans danger demeurer oisif et stationaire dans y tems d’activité et de progrès qui entraîne hommes et cho dans sa course précipitée ; les retardataires seraient infaill blement perdus. Que notre époque soit ou non louable ou d sastreuse, que sa tendance ait ou non des conditions de succi que cette activité dévorante soit chose bonne ou mauvaise ; pa importe, voilà ce qui est ; on ne peut remplacer le présent le passé, et il faut être de sou siècle, marcher avec son sièck si l’on n’en veut être l’enfant perdu et abandonné. Or, àa cune époque de notre histoire l’instruction ne fut plus popi laire et plus indispensable. L’ignorance est un déshonneure presqu’un crime aux yeux de la civilisation actuelle : les pr grès de l’éducation chez quelques peuples, chez certaines cla ses de la société ont imposé aux autres, non plus la convenant mais le devoir, mais la nécessité de les suivre dans la voiede connaissances et de l’instruction. L’intérêt social des peuples l'intérêt propre de chacun le commande ; cette vérité est mai tenant reconnue et incontestée. Nous avons besoin de conni tre et d’étudier, notre religion, nos lois, nos droits civils et pol tiques, notre histoire, notre langue, les événemens, les fait les découvertes, les inventions et les progrès de l’industrie, l améliorations et les réformes dans l’exploitation des terra dans les modes d’agriculture, etc., etc., parce que, dans toi cela notre bien-être moral et matériel, notre existence comnl peuple et comme citoyens, notre vie toute entière est souveril nement intéressée. Et la lecture, une lecture sage et bien din gée peut seule nous initier à ces connaissances devenues pli que jamais une nécessité pour nous. D’ailleurs, quel empl pius utile et plus honorable pouvons-nous faire de nos ioil que celui de l’étude et de la lecture? N'est-ce pas en mên

114 sl EL il dé our de

ds J e l’ho set éco ss)ur CE m8 des Us prop Ce mo ste dé n, à St \1R les ment et ferme ses rel es, etc.

nuelle 14 8 à qua dans | ke et se sse, ON d fonds, a thèque.

jent par

US av anisatior nque d’« are. ] lent de e orgar r'exprit à sociét once de urs de 1 nique, :

1,—les

8, tous les vi lepuis sur notx > les jours dar.

our. Cependa| tres biens pon spoir est loin 1heur tranquilk eu nous à faits nous faut gagne au repos. Cet asser le regre ous dans ce si nbats. Person lonaire dans mmes et chor seraient infailli 1 louable ou dk litions de succès 1 mauvaise ; pu er le présent pi ‘avec son siècle onné. Or,àa e fut plus pop n déshonneure tuelle : les pr »z certaines cla is la convenant dans la voiede cial des peuples vérité est mail esoin de conn bits civils et po bmens, les fait e l’industrie, l tion des terre que, dans toi xistence com ère est souveril age et bien di s devenues pl rs, quel empl e de nos ioifl e pas en mêri

nps le plus noble et le plus attrayant de tous les amusemens te celui qui orne l’esprit et enrichit le cœur en même tems 1 délasse des soins et de l’accablement des affaires et des vaux de chaque jour ? Ainsi, propager l’instruction et l’a- L F1 ur de la lecture jusque dans nos a les plus recu- | s; favoriser les plus utiles et les plus légitimes penchans l’homme ; donner à tous nos concitoyens des moyens faci- Let économiques de s’instruire, d’étudier les richesses et les : sources qui sont à leur disposition, et leur ménager en même ns des plaisirs et des distrartions: voilà le but, que nous hs proposons, et voici le moyen de l’atteindre heurensement. Ce moyen est celui d’une bibliothèque paroissiale. Il en ste déjà dans plusieurs localités, et notamment à l’Assompn, à St. Roch de l’Achigan, aux Cèdres, où, grâce au zèle de

M. les Curés, cette utile entreprise a rencontré un encourament et un succès mérités. La bibliothèque de l’Assomption ferme déjà cinq à six cents volumes du meilleur choix. Ouses religieux, scientifiques, littéraires, industriels, historiss, etc., que chaque abonné peut se procurer pour la somme elle la plus minime, 30 sous ; et cette bibliothèque compte is à quatre cents abonnés. Voici donc ce qui pourrait être dans la plupart des paroisses. Cette mesure une fois proé et ses avantages démontrés dans une assemblée de pa-. we, on demanderait une souscription volontaire, comme mise fnds, afin de pouvoir former le, commencemens de la bithèque. Naturellement les fondateurs de l’œuvre deviennt par ce fait les premiers abonnés, etc... ....

pme rend iles tte étais re sn RE

INSTITUT POLYTECHNIQUE DE MONTREAL. ho 4 (Extrait de la Patrie, 1857.)

ous avons omis jusqu’à ce jour de parler d’une nouvelle anisation qui s’est récemment formée à Montréal. Au que d’espace il faut attribuer notre négligence bien invoare. Du reste, nous profitons avec le plus vif empresent de la première occasion qu’ont eut les membres de e organisation, de se soumettre à l’appréciation publique, exprimer une opinion à leur sujet.

à société a pris le nom d’Institut Philotechnique. Son titre nce de suite qu’elle recrute ses adhérents parmi les secus de l’Art. En effet, dans les rangs de l’Institut polyhique, vous trouverez des poëtes, des musiciens, des sculp- 3—les amans des neuf sœurs, en un mot. Le but de l’as-

sociation est le culte du beau idéal, si nous en jugeons par wy appellation ; mais comme cette association reçoit dans son sl Cepe les amis de la science, elle a un caractère plus précis et phdlhique, positif. Elle a donc un droit incontestable au patronage (à ke

tous. Les Mécènes lui doivent leur appui, les gens spéciadue la

ne pourraient s’abstenir de les seconder. Elle mérite le codiembr cours de tous ; car bien entendue, bien dirigée dans ses op disc rations, elle profitera à tous. Sous une direction sage et hlelle 0 bile, l’Institut Philotechnique ne saurait manquer de fructifarition et de rendre, en conséquence, d’éminens service à notre pli proc!

pulation.

Celle-ci a déjà compris combien était importante une tell œuvre. L’honorabilité des personnes qui assistaient, ma dernier, à l’inauguration, indique le degré d’expansion quil obtenu. Les dames figuraient en nombre assez considérah

“y jque de Mon VInstit

pour permettre d’espérer qu’à la prochaine réunion, nos condrgram toyennes les plus intelligentes et les plus élégantes viendroié les mé par leur présence et leurs applaudissements, encourager 1: tous nouveaux sociétaires. i olontai

.La séance de mardi fut ouverte par un discours de M. ximilien Bibeau, président de l’Institut,

se CORRESPONDANCE.

Messieurs les Rédacteurs —Hier, le 7 courant, j’ai eu plaisir d’assister à l’inauguration d’un nouvel Institut qui pr met beaucoup. Je veux parler de l’{nstitut qui vient de former en cette ville. La séance a eu lieu dans la belle #

Page 1