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de l’Institut des Artisans dont l’esprit de sacrifice et lest Li nl vaux ont déjà excité plus d’une fois l’admiration des citoyel"ulai de Montréal, même des étrangers. Bien qu’il y eut, hier Meur sc plusieu:s réunions publiques en cette ville, et que le tetes et ne fut pas tout-à-fait beau, la séance était assez nombreuse fin. surtout respectable. fur 8Or
M. le docteur Maximilien Bibaud, président de cet Institut" € le fit l’ouverture de la séance par un discours très convenable @" et savant, auquel nous n’avons à reprocher que le laconisme, @E"° Aug les autres membres se montrèrent également empressés M8 n répondre à l’attente des assistants, por |
Cet Institut, le seul de ce genre en ce pays, est enc La scie naissant, et sa séance d’hier était son début. Saluons cordi@atique c lement ce nouvel astre qui paraît sur notre horizon scie régétai tifique. Qu'il soit le bien-venu, et surtout, qu’il s’élève cf régétal rageusement au milieu des difficultés et des obstacles qu'il! ide et F manquera pas de rencontrer sur la voie qu’il se trace. le pratiq
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Cependant, mon but n’est pas de louer l’Institut Philotechque, ni de le faire apprécier par le public. Je laisse cette äche aux amateurs dont la plume, plus exercée, saura mieux ue la mienne rendre justice au motif louable qui anime ses nembres. Mon but n’est pas non plus de faire en ce moment n discours didactique. La soirée d’hier offrait pour celà une klle occasion ; mais comme cette société re fait que son apgrition, il y a lieu de croire que ses membres profiteront de s prochaine séance pour nous développer plus au long son gramme qui se propose une double tâche pour une double : l’étude et l’application des sciences, la culture et la prajqne des arts, pour le bien et l’honneur de la société,
Mon but est donc de faire voir brièvement que le nom Mnstitut Philotechnique ne répond pas à l’extension de son gramme, et que le but qu’il se propose ne sera pas atteint, les membres de la société ne se font un devoir d’encourager « tous les moyens légitimes, les hommes généreux qui ont lontairement entrepris d’exécuter cette noble tâche.
MM. les fondateurs de l’Institut Philotechnique ont bien pris que, sans les sciences, la culture des arts, surtout des slibéraux, est aveugle, et que la pratique en est incertaine ; ais ils n’ont pas inclus dans son nom spécifique ce qui aut exprimé toute leur idée. En effet, comme l’art sans les iences n’est qu’un labeur machinal, il s’en suit que, pour itiver les arts avec intelligence, les mettre en pratique ec assurance, et obtenir de l’une et de l’autre opération un kultat profitable, il faut que le travail du praticien et de l’ajateur soit éclairé et dirigé par la science. Les sciences extes et fixes surtout, sont celles qui sont nécessaires pour tte fin. Comment, par exemple, l’architecte pourrait-il exter son art sans l’application des mathématiques, le sculpur et le peintre, sans la conuaissance de l’anatomie ? Dans in et l’autre cas, les formes et les proportions ne sauraient te exactes sans l’application, dans le premier, des princies des mathématiques, et dans le second, de ceux de l’anamie et même de la physiologie.
La science est nécessaire au succès, dans la culture et la tique des arts, comme la chaleur et la lumière du soleil dans végétaiton et dans le développement de l'organisme animal végétal. Les amis des arts doivent donc ne pas négliger l’6ide et l’application des sciences, s’ils ne veulent se borner à Le pratique aveugle et hasardeuse des arts.
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Les amis des arts, s’ils veulent y faire des progrès et à gain, doivent donc, avant tout, se familiariser avec y sciences exactes et fixes dont ils demandent l’applicatiy
constante. Sans celà, rien de certain, rien surtout de sat.
faisant dans la culture et la pratique des arts.
Je suis donc d’opinion que le nom spécifique de notre Inst. tut, dérivé de deux mots grecs qui;signifient amour des arts, suivi, comme il l’est avec raison, d’un programme qui propog étude des sciences, ne comprend pas assez. Il faudrait, sui. vant moi, que ce nom, composé déjà comme susdit, le fût da vantage, et comprit de suite la double proposition incluse dam le programme, c’est-à-dire, l’étude des sciences et la pratiqu des arts, et qu’avant le mot Philotechnique, l’on mit le mot ph lomatique, dérivé, comme le premier, de deux mots grex qu signifient amour des sciences. Ainsi notre fondation sera
ésignée par le nom de : Institut Philomatique et Philoteh nique. (*)
?on confond souvent la science avec l’art, et cependant, choses sont aussi différentes entre elles que le sont la raisoy et l’instinct, l’intelligence et le corps qu’elle dirige danstou ses mouvements, dans toutes ses actions volontaires.
La science est la connaissance que l’on a d’une chose, l'a est la manière de la mettre en pratique. La science est k principe qui éclaire et dirige l’homme livré à l’exécutin
un plan, à la recherche d’une vérité ou d’un principe ; l’a l'usage ou la mise en pratique de ce principe, dans l’exécu tion de ce plan, ou dans la recherche de ce principe. L’homn
ui cultive une science se propose pour objet la connaissant
une chose ; celui qui pratique un art se propose un résultit La science a généralement pour but de connaître et d’établ une vérité, un principe ; l’art, de se procurer un avantaget d’acquérir une habileté à faire quelque chose. Or, les moyen d’acquérir la science sont l’étude, l’observation et le raisonné ment ; et les moyens de se former dans un art sont l’applis tion de la science, l’exercice et l’observation. Les moyel d’acquérir simultanément la science et de l’habileté danst art sont de renoncer aux passions, autres que celle de la lect et de l’étude, et de fuir la dissipation et l’oisiveté.
Un autre moyen de faciliter l’acquisition des sciences et de arts, c’est l’encouragement donné aux amateurs, en appuyäl leurs efforts et en partageant leurs travaux en vue de ce b
&:(*) Dans sa constitution enrégistrée, l’association a adopté le n d'Institut Polytechnique.
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mt les individus et Ja société peuvent tirer de si grands mtages. Ce moyen, venant de l’extérieur, et d’une facile ratique, est puissant auprès des amateurs, il suffit souvent sa porter à faire de grands sacrifices, afin de pouvoir dinement répondre à l’attente de leurs co-opérateurs. Ceux surtout qui exercent un art dans le but de se faire une istence, ont besoin de cet encouragement qui consiste dans rix de leurs soins et de leurs labeurs.
Eux qui exercent un art dans ce but, s’ils ne rencontrent sun NA suffisant, le négligent d’abord, et finisut par l’abandonner tout à fait. Ils abandonnent ainsi, de pit, un état, —car un art est souvent un état—devenu ingrat l'indifférence ou par l’apathie de ceux qui pouvaient en rer de bons avantages. En effet, c’est un bieu triste sort, ur un homme qui exerce un art comme état, de travailler au mmencement et au milieu de sa carrière sans profit, et de udier à la fin!.….. Cette perspective est plus que découraante, elle est désolante et opère un mal infini. Les arts se divisent en arts mécaniques et en arts libéraux. 4 arts mécaniques sont ceux qui ont besoin principalement itravail de la main et de l’usage des machines ; les arts liaux, qu’en appelle aussi beaux arts, sont ceux qui exigent out l'opération de l’esprit, l’action de l’intelligence. Les wins physiques ont produit l’industrie, et les arts mécanies ont eu l’industrie pour mère. Ceux qui professent les aux arts se nomment artistes, et on appelle artisans ceux | pratiquent les arts mécaniques.
L'Institut Philotechnique, comme la dénomination des beaux
renferme l’architecture, la sculpture, la peinture et la muque. Des échantillons des trois arts nommés en premier lieu us ont été exhibés ; des morceaux de musique, choisis pour kcasion par MM. Letondal, ont été par eux exécutés avec tte facilité qui dénote le talent cultivé que l’on reconnaît à
8 artistes. Des échantillons de dessin à la plume, par M. her, ont été admirés ; mais la lecture faite par M. A. Léque sur l’architecture, a été surtout appréciée, parce qu’elle it la pièce principale dans le rôle, et qu’elle était d’une nare plus avantageusement pratique.
Il manquait un peu d’âme à M. Lévêque, dans le débit, mais ecture, qui traitait de l’origine, des divisions, des phases des perfectionnements de l’architecture chez les peuples tiens et modernes, a fait preuve, chez lui, de cet esprit de terche et de ce talent d’appréciation qui font honneur à X qui le possèdent.
Or, comme les ornements de l’architecture ne se bornent: aux monuments et aux édifices publics, et aus les demeure des particuliers à l’aise peuvent être embellies par les pr ductions de cet art, ceux qui ont les moyens de la fortune vent se faire un devoir d’encourager les architectes instruitss entreprenants, comme paraît l’être M. Lévêque.
Les besoins de l’homme s’étant multipliés avec son espè il en est de factices, mais qu’il ne faut pas moins satisfaire afin de répondre aux exigences de la société, car nous: sommes plus au temps où un tonneau suflisait à Diogére
our le protéger contre les vicissitudes du temps et | intempéries de l’air. A dire vrai, une semblable dema était bien exigue et bien peu attrayante. Cependant, Alexa dre y visita Diogène! Mais où sont les Alexandres de n jours qui daigneraient nous visiter dans une semblable (k meure ?
Montréal, 8 juillet, 1856.
se bornent:!
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endant, Alex xandres de n > semblable (l