‹ Mémorial de l'éducation du Bas-Canada [microforme] (volume 2)Chapitre 97 sur 107 · EDUCATION.” VISITE DU DR. MEILLEUR, A ST. ANDRE · texte numérisé non relu

EDUCATION.” VISITE DU DR. MEILLEUR, A ST. ANDRE

Mardi, 6 courant, il y a eu une assemblée au villagt de St. André, à l’occasion de la visite du Dr, Meilleur, Surintendant de l’éducation pour le Bas-Canada. Ja cob Barcelo, écuyer, J. P., fut unanimement nommt

ent dans le cœu hanté de sa pe et de son espri it pu choisir un vues et à satit ureusement l'oc nseil Municipä flet les dispos:

un des endroit été à même d’ex

tout ce qu’on 1h

Il recommand:

eurs de s’en ten : de créer des an: nière que ce soi, lèves. Nous ap:

aussi sage, puis Lil n’y a pas d rs résultats. Le r Kingston, en ux de notre dit s explications € nement pouvai es officiels en gt:

s devenir un petr

OO

NDREe

blée au villagt Dr. Meilleur s-Canada. Ja ement nomnt

président, et A. B. Johnson, écuyer, magistrat stipen« diaire, fut nommé secrétaire.

Cette assemblée fut une des plus respectables et des plus nombreuses quon ait jamais vues à St. André, pour affaire publique quelconque. Il n’y avait pas moins de 250 citoyens respectables, y compris les conseillers de la municipalité, et présentait une heureuse union d'origines et de persuasions diverses, ce qui montrait clairement que l’esprit de parti n’a pas éteint le sentiment dans lequel le peuple de cette section municipale se dispose à envisager et à discuter le sujet très important de l'instruction publique.

Le président a ouvert l’assemblée par une adresse courte mais convenable, et a conclu par solliciter le Dr. Meilleur d'expliquer la nature et les avantages de l’acte qui se trouve actuellement en force au sujet de léducation.

Le surintendant s’est alors adressé à l’assemblée, et dans un style clair et lucide, il a fait preuve des connaissances étendues qu’il a de ce sujet, et qu’il est prondément pénétré des sentiments de l’intérêt qu’il met il’accomplissement de l’important devoir dont il s’est chargé en faveur de léducation dans cette province. Son discours a duré plus de deux heures, s’adressant à l'assemblée tantôt en anglais et tantôt en français. Il xposa les obligations légales imposées par cet acte au conseil municipal et aux commissaires d’école. Il dévloppa de plus les obligations morales par lesquelles ‘ but parent est tenu à pourvoir à l’éducation de ses enjhnts, quand bien même le conseil municipal refuserait lagir, fait auquel il n'avait nulle raison de croire, et juand même la dépense entière d’une bonne éducation rsternit à sa charge. Il ditensuite qu’il croyait que ces lépenses, supportées par les parents, seraient regardées mr le statut de l’éducation comme suppléant au vote dela m unicipalité, et qu’il serait payé une somme équilente à celle que chaque arrondissement d’école aura hyée pour le soutien d’un maitre.

En développant les avantages de l’éducation, il a { contraster la position des personnes qui se trouverai dans quelques années sans éducation, avec celles seraient instruites. Il a fait voir que dans le pre cas, des reproches amers seraient faits aux parents ! gligeant l’éducation de leurs enfants, tandis que les : tres se trouveraient qualifiés à conduire avantageu ment leurs propres affaires et à remplir les places pu ques, qui, par les progrès d’une constitution libre, devil dront nécessaires, mais qui ne pourraient être rempl que par des gens instruits. Enfin, il termina en dis4 que les parents qui auront rempli ce devoir absolu, s quierront la bénédiction de Dieu, amour et la reci naissance de leurs enfants et l’estime de leurs con toyens.

Le Dr. Meilleur ayant cessé de parler, Messire ! quin, curé de St. Eustache, se leva, et après avoir c« couru dar: les vues et les opinions du Dr. dont il loua! zèle et la capacité, proposa que les remercîments ! l'assemblée fussent offerts au Dr. Meilleur pour sa vis et pour l’exposition lumineuse du sujet, laquelle pro sition, secondée par le Major Barron, de la Chûte, if adoptée à l'unanimité. La matière de l’allocutionk Messire Pâquin autant que la manière douce et clai avec laquelle il s’est exprimé a produit un effet des pi heureux sur l’assemblée.

Après quelques observations très convenables, fait par le Rev. M. Edwards, de Chatham, sur le bill d’édis cation, l’assemblée a été terminée. Des remercimei ont été votés à M. Barselo, le président, par motion ! M. Bénédic, J. P., secondé par le Major Dumouchi puis à M. Johnson, le secrétaire, par le Capitaine Kain secondé par M. Richot.

Cette visite à St. André de la part du Dr. Meille fut accordée à la prière du Colonel de Hertel, wardi du district, qui en a fait tous les frais. Les eflorts & ce monsieur en faveur de l’éducation comme de toil

éducation, il a | ui se trouverai 1, avec celles

> dans le pre aux parents 5 tandis que les :

ure avantageu Ir les places pui tion libre, devi ient être rempl termina en dis evoir absolu, s Amour et Ja rec:

> de leurs con:

autre mesure d’intérêt public, sont très méritoires et dignes de la reconnaissance générale.

St. André, 8 Déc. 1842. LR

P. S. Je dois ajouter ici que le Dr. Meilleur a montré, à St. André comme ailleurs, u:1 zèle digne de toute éloge en faveur de l'éducation, une tolérance vraiment chrétienne dans ses instructions,.une urbanité et une douceur admirables dans les réponses qu'il fit à plusieurs reprises à diverses personnes qui lui demandaient des explications. C’est avec d’aussi nobles sentiments et d’aussi honnêtes procédés que les employés de ladministration Bagot rendront de plus en plus ce nom cher au Canada.

Page 1