MONTCALM
(Courrier du Canada du 5 octobre 1859.)
(1) Nous voyons par des lettres Subséquentes que les Dames de l'Hôtel Dieu avaient demandé au Marquis de Montealm qu'il écrivit et à M. le Maréchal de Richelieu et à Madame la Duchesse d’Aiguillon pour leur “ recommander les intérêts d'une maison fondée par leurs aieuls, ”
(2) Le Port-Maron,.capitale de l'ile de Minorque dans la Méditerrannéc, fondée par le cartaginois Mahon, avait été pris par les Anglais en 1708. Au moment où le Marquis de Montcalm écrivait ces mots, le Maréchal de Hichelieu achevait le siège de cette place, qui passa ainsi à la France le %8 Juin 1756. Port-Mahon fut rendu à l'Angleterre par le traité de 1763, et repris en 1782. par l'armée franço-espagnole. L’amiral Bing, qui n'avait pu couvrir ce port fut condamné à mort cause de son insuccès.
(3) Carillon était situé dans l'angle formé par la décharge du lac Saint: Sacrement (aujourd'hui /ac George), nommée rivière à la Chute, et le lac Chanplain. /
{ (4) Choueguen, ou Üsu'ega, est situé à la droite de l'embouchure de la ill) rivière du mème nom, qui se jette dans le lac Ontario, sur une petite pal éminence dominée elle-même de plusieurs côtés. Le fort se composait d’une
1 grande maison en pierre entourée, à peu de distance, d'unr muraille flänquée de quatre petits bastions carrés, dans lesquels il,y avait «u canon, Après avoir éloigné les Anglais du fort Ontario, qui était sur le bord opposé de rivière, les troupes françaises se replièrent sur Choueguen, dont la garnison capitula le 14 Août, sur le midi. Los quatorze ou quinze cents hommes qui défendaient le fort, posèrent les armes: On y prit cinq drapeaux, cent vingt-trois bouches à feu, six barques armées de canons, trois cents bateaux ct beaucoup de munitions de toute sorte,
(5j Ces deux mots sont soulignés dans l'original.