‹ Mémorial de l'éducation du Bas-Canada [microforme]Chapitre 107 sur 116 · RS · texte numérisé non relu

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Dans les écoles-modèles, on ne devrait pas négliger d'exercer les enfants à la composition, surtout dans l’art épistolaire. En effet, rien ne peut plus puissamment contribuer à former les jeunes gens aux affaires, que de les exercer à écrire des lettres sur des sujets pratiques, comme aussi à faire des reçus et des billets promissoires. à tenir des comptes, des journaux et les livres en parties simples et en parties doubles. Je crois

* devoir recommander pour l'usage des écoles un petit traité sur l'art.épistolaire publié dernièrement par M. P. Gendron, rüe St, Vincent, et qu'on trouve chez les libraires français à Québec et à Montréal, à un prix raisonnable.

Comme les écoles-modèles sont destinéés à donner aux enfants le complément d'une éducation pratique et propre à répondre aux besoins divers de la société en général, et qir la connaissance des principes de l’agriculture devraient entrer pour beaucoup dans cette espèce: d'éducation, il est bien désirable que MM. les commissaires d'école le fassent enseigner dans les écoles-modèles, et fassent tout en leur pouvoir pour mettre à la disposition de leurs instituteurs, ainsi qu’à ceux des écoles élémentaires, des terrains aussi spacieux que possible pour être cultivés par eux et par leurs élèves, sous les auspices des commissaires d'école, au profit des instituteurs. Le traité d'agriculture de M. Evans, ainsi que celui de la petite et de la grande culture par feu Jos. F. Perrault, pourraient leur être três-utiles pour cette fin.

Tout en donnant à l'éducation morale et religieuse des enfants un soin particulier, MM. les commissaires d'école ne sauraient trop faire pour leur donner une éducation agricole, industrielle et commerciale, et pour les porter à l'utiliser suivant le cas. ° r'é

Dans les localités ou les habitants sont de croyance reli- Pi gieuse mixte, il est important de faire usage de livres dont les »: principes de morale et de religion ne portent atteinte à la foi Î particulière d'aucun. Je crois devoir recommander d'adopter n pour l’usage des écoles les livres qui, dans des circonstances

semblables, sont en usage dans les écoles d'Irlande. Ce sont ü certainement ceux qui, sous tous les rapports, conviennent le d mieux dans les écoles communes pour donner aux enfants nl réunis le degré de connaissances usuelles dont ils ont besoin. D

On peut se procurer ces livres à un prix raisonnable chez MM. Armour et Ramsay, libraires à Montréal, rue St. Fran- r çois-Xavier. s

, Quoique les visiteurs résidant dans chaque municipalité, . a soient tenus de faire, au moins une fois dans l’année, la visite L Û

des écoles établies en vertu de ct acte ; cependant l'esprit de cette loi et l’intérêt porté à ces écoles demandent que les commissaires en fassent, eux aussi, la visite plusieurs fois dans le cours de l’année scolaire. [ls y sont d'autant plus obligés que, | de fait, ils sont les seuls responsables de la régie des écoles 1 placées sous leur contrôle. Il est très-désirable que plusieurs (

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Ycer d’entre eux fussent cette visite régulièreméntune fois par mois o aire. dans toutes les écoles. LU Sol Les moyens d'émulation ne doivent pas être négligés dans + : des les écoles parce que ce sont ceux qui rapportent souvent le plus À eçus de profit aux parents et aux élèves. Or, parmi les principaux 1 aux moyens propres à créer et à nourrir Res sentiments d’une ni: ALQUS louable ambition dans les écoles, sont les bons points, les raite examens publics et les récompenses. De toutes les récompenses, Ton, celles qui contribueront davantage à produire cet effet, sont 18,8 des livres à la portée des enfants. Des livres donnés auw ‘à enfants en récompense serviront à leur donner de l'émulation il aux = et'à les instruire tout en mème ternps sur quelque sujet utile. 198 Les netites brochures sont à grand. marché, et on peut en 4 qu? distribuer aux enfants de tres-utiles qui ne coûteraient guère 1 ter plus de deux sous le volume, en selles procurant par douzaine. “ Jen Désormais, l'époque la plus convenable à laquelle les com- {| ex missaires pourront faire faire l'examen public des écoles sous our leur contrôle, sera vers la fin de juin et de décembre de QUx chaque année, Ils ne peuvent mettre trop d'importance à 0 que l'usage de cet excellent moyen de juger de la capacité et des | Les travaux des instituteurs, comme‘aussi des progrès des enfants RES: dont les plus diligents devront alors être récompensés en pré- Ja sence de leurs parents et amis. Mais MM. les commissaires : ult, d'école doivent bien se garder de distribuer à tous les enfants il indistinctement des récompenses au même examen et au même des degré, comme j'en ai été moi-même le témoin, car c’est le ne moyen de détruire tout esprit d’émulation, au lieu de le faire Dle, naître et de l’entretenir parmi eux.

‘4 Un autre excellent moyen d'émulation serait d'entrer sur le , régiître de l’école les noms des enfants récompensés à l'examen eli- public de chaque semestre. Cet examen devrait être présidé les Jar au moins fa majorité des commissaires et des visiteurs de il foi fa localité : ils ne p : ent y mettre trop d'intérêt et de solen- | ter nité, : | ces Il est important que les commissaires fassent ‘awec les insti- 4 pnt tuteurs des engagements par écrit, par lesquels ils conviennent 14 le du prix qu’ils leur donneront, et que les instituteurs soient (LA nts munis chacun d'une copie de ces engagements. Mais il n’est de An. pas nécessaire de faire ces engagements par devant notaire. 4 LPS Il est également importai@ que les commissaires fasr ant des DL Pr règlements pour la tenue des écoles, et que les instil 1rsen Li | : soient munis chacun d’une copie, et soient tenus de les suivre; ! lé, autrement ils ne peuvent compter ni sur la régularité ni sur te l'uniformité dans l’enseignement et la tenue des écoles, ni sur sut g le succès auquel le gouvernement et les contribuables ont droit \ pile de s'attendre. ’ | le Les heures d'école peuvent se limiter à cinq par jour. En A B; hiver, à cause de l'éloignement d'un nombre d'enfants et le We es mauvais temps, il serait convenable de ne les assembler Fe qu'une fois par jour, depuis neuf heures du matin jusqu'à

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trois heures de l'après-midi, en donnant un peu de temps vers le milieu du jour pour la collation, pendant laquelle les instituteurs doivent se faire un devoir d'exercer sur leurs élèves une surveillance immédiate. Les écoles-modèles dotvent être ténues plus longtemps, au moins pour certaines classes de leurs élèves.

Les commissaires doivent exiger que les instituteurs tiennent un journal quotidien, à l'instar de celui qui était tenu sous l’acte d'éducation passé en 1831, et expiré en 1836. Ils trouveront une formule de ce journal à la fin de ces instructions. Au moyen de ce journal, les instituteurs pourront, au besoin, rendre un compte satisfaisant soit aux commissaires, soit aux visiteurs, soit au surintendant de ce qui concerné leurs écoles. Copie de ce journal ne doit pas être envoyée à ce bureau, mais seulement à celui des commissaires, au moins quinze jours avant l’examen semi-annuel.

Les commissaires doivent voir à ce que les écoles soient tenues au moins huit mois pendant l’année, c’est-à-dire au moins quatre mois dans chaque période semi-annuelle, avec le nombre d’écoliers requis par la loi, c’est-à-dire d'au moins qe assistant chaque jour. Ils doivent s'assurer, au moyen du journal quotidien, que le nombre d'élèves voulu par la loi a assisté chaque jour à l’école, et, dans le cas contraire, faire remettre à linstituteur, sur les quatre mois restant, autant de jours qu'il'y a eu, pendant les huit mois auxquels moins de quinze enfants ont assisté à l’école. .

Les quatre mois restant sont éncore pour permettre à linstituteur de remplacer le temps perdu par maladie ou par absence, et@le donner aux enfants les plus âgés des vacances pendant les travaux agricoles, ou à tous en tout autre temps, suivant les circonstances.

Il ne peut y avoir qu'une école par chaque arrondissement sous le contrôle des commissaires, à moins que ce ne soit une école de filles par municipalité, tel qu’il est pourvu par la 30e clause du présent acte, et aussi à moins que ce ne soit une des écoles dissidentes, tel qu’il est pourvu par la 26e clause du même acte. Cette école de filles ne peut pas être une école-modèle, l’école-modèle étant destinée pour les garçons seulement.

MM. lés commissaires d'école dêvront suivant l'intention de la loi, autant que les circonstances le permettront, astreindre les enfants à fréquenter les écoles de leur arrondissement respectif, à moins que ce ne soit pour aller à l’école-modèle ou à l’école des filles. Car un trop grand nombre d'enfants réunis dans une seule et même école, pourrait nuire considérablement à leurs mœuts, à leur santé et aux progrès qu'ils doivent faire dans la vertu et dans les sciences.

Il doit être entendu que les écoles dissidentés ne peuvent prétendre qu’à une part de l'octroi en faveur des écoles, proportionnée à la population des enfants de 5 à 16 ans, dans la

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municipalité, de la dénomination religieuse en faveur de laquelle elles ont été établies, à l'exception de celles qui, au moment de la passation de cet acte, étaient.en possession d’une maison d'école et fréquentée par. le nombre d'enfants voulu ar la loi. Celles-ci ont le droit de réclamer du fonds local e montant pour lequel les habitants dissidents auront été cotisés.

Les écoles et les autres maisons d'éducation auquelle il est fait des octrois en vertu d'actes spéciaux, comme il en existe dans les villes, et à la campague les maisons dites académies, etc., ne peuvent prétendre à une part du fonds des écoles élémentaires éablios en, vertu du présent acte, parce qu’elles ne peuvent recevoir simultanément des octrois en vertu de différents actes.

Il n'y a pas de fonds à la disposition du gouvernement pour payer l’enseignement d'une langue en sus de celle de la majorité des enfants allant à l’école, ni pour aider à l'achat de livres., Ilest cependant extrêmement important de pourvoir tous les enfants des livres dont ils ont besoin dans les écoles, et d'une manière uniforme autant que possible. Il est également important de les pourvoir de livres de lectures convenables sur la morale, la religion, l'agriculture, l’histoire, les sciences usuelles et les arts mécaniques. Je ne saurais donc trop exhorter MM. les commissaires d'école et autres amis de l'instruction populaire, à engager les habitants à contribuer à la formation es fonds pour achat de livres pour l'usage des écoles, et pour établir dans chaque municipalité une bibliothèque ie à laquelle tous auraient un accès facile. L'établissement de bibliothèques publiques consistant en livres bien choisis pour l'usage du peuple, serait une œuvre éminemment sociale dont les bons résultats seraient inappréciables.

MM. les commissaires pourront avoir plus ou moins de £50 pour la bâtisse d’une école, sur les balances de 1842 et 1843, lorsque la somme afférente à la municipalité pour cet objet le permettra, aux conditions suivantes, savoir : 10. que la bâtisse sera finie et prète à servir à l’objet pour lequel elle a été entreprise ; 20. qu'une copie de l'acte de cession faite aux commissaires d'école, ou aux syndics sous l'opération des anciennes lois d'éducation, du terrain sur lequel la maison est érigée, soit envoyée à ce bureau..enregistrée ; l’actg de cession de ce terrain doit ètre fait sans aucune réserve quelconque, pour servir sous les commissaires d'école et leurs successeurs en office pour l'objet de l'éducation à perpétuité; 30. qu’un certificat de trois arbitres (pris par les commissaires hors de l'arrondissement où la maison est érigée) de la valeur du terrain et de la maison, suivant la formule No. 1, soit transmis à ce bureau; et 40. qu'un plan ou ‘tableau de tout l’établissement, suivant la formule No. 4, soit également envoyé à ce bureau.

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