‹ Mémorial de l'éducation du Bas-Canada [microforme]Chapitre 109 sur 116 · D, DR D · texte numérisé non relu

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lement, tout le cours des mois de juillet, d'août et de septem- , bre prochain pour imposer la cotisation, et le cours de toute l’année scolaire pour en faire payer le montant an secrétaire- pos trésorier à demande. j d'é Le 12e article de la 21e clause et l'intérèt bien entendu de ; loi; l'éducation. veulent que les commissaires d'école exigent écc au moins le minimum de la somme y mentionnée comme pos devant être payé par mois pour chaque enfant résidant de au l’âge au-dessus de cinq êt au-dessous de 15 ans, excepté les idiots, les insensés, et ceux dont les parents sont indigents. det Or, on peut être pauvre sans être indigent, et les pauvres tan mêmes, traités avec indulgence par les commissaires d'école à I cet égard, peuvent, au terme de la loi, payer au moins six écc sous par mois pour chacun de leurs enfants en âge de les fréquenter les écoles, pendant huit mois pour les écoles ]

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La loi actuelle, comme celle de la session de 1845, établissant de nouvelles bases pour le partage de l'octroi entre les différentes localités, il m'a fallu faire à ce bureau de nouveaux calculs, dont je n’ai pu vous notifier plus tôt, D’après ces calculs, la part'annnelle afférente à la municipalité de

d'après le chiffre de sa population, sur l'octroi de la législature, est de £ ,etla somme à laquelle la même municipalité a droit, comme aide pour bâtisse ou réparation de maisons d'école, sur la balance de 1842 et de 1843, aux conditions ci-dessus prescrites, est de £ fl

Les écoles dissidentes doivent dans tous les cas

Aux être régies par trois syndics nommés à cet effet par

syndics Jes habitants dissidents, comme il a été pratiqué dissidentes, Sous le dernier acte. Il ne doit y avoir qu'un corps municipalité.

Les syndics des écoles dissidentes ont les mêmes devoirs à remplir et les mêmes pouvoirs à exercer que les commissaires pour la régie des écoles sous leur contrôle.

Ils doivent faire rapport à ce bureau des écoles sous leur contrôle au temps märqué par la loi à l'égard de celles des commissaires, en suivant pour faire ce rapport la formule No. 2, ci-après.

Ils doivent aussi rendre compte de la manière dont ils ont employé la part de l'octroi du gouvernement mise à leur disposition, d'après la formule No. 5, ci-après, en substiuant le mot syndics à celui de commissaires.

Ils doivent également exiger des instituteurs qu’iis tiennent un journal semblable à celui qui est exigé des instituteurs des écoles sous le contrôle des commissaires.

Cependant la 21e clause du présent acte mettant à la dis-

pôsition des commissaires d'école tous les terrai as et maisons

d'école, acquis, donnés ou bâtis sous l'opération les anciennes lois d'éducation ou celle du présent acte, :«s syndics des écoles dissidentes ne peuvent, comme tels, en réclamer ni la possession ni l'usage, à moins qu'ils n’en fussent en possession au moment de la passation de cet acte. ,

Le présent acte ne permet létablissement d'écoles dissidentes que pour cause de différence de religion, et aux habitañts formant la minorité seulement.

Dans tous leurs rapports avec ce bureau, les syndies des écoles dissidentes se conduiront d’après les mêmes règles que les commissaires d'école.

La loi des écoles communes ne reconnait pas d'écoles indépendantes.

“de syndics pour les écoles dissidentes dans chaque

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Le secrétaire-trésorier est revêtu d'une grande Aux secré- responsabilité, et doit rendre compte, tant à ce tairéstrééo- bureau qu'à Celui des commissaires, des deniers Pers qui lui sont passés par les mains pour les fins de l'éducation. Il doit être muni d’un local convenable pour y tenir son bureau, ct tenir avec soin ses livres de compte, auxquels les commissaires d'école de la municipalité.et le surintendant de l'éducation doivent avoir accès en tout temps. Pour la tenue de ses livres, qui doivent se composer au moins du journal et du grand livre, dans lequel il éntrera séparément la recette et la dépense, il devra suivre les avis des commissaires, ainsi que pour la manière dont il devra rendre ses comptes.

Les commissaires d'école et le secrétaire-trésorier sont, par la 39e clause, autorisés à recevoir en.produits le montant de la cotisation des contribuables, à leur discrétion, Dans le cas où les Commissaires d'école jugeraient à propos de permettre aux contribuables de payer le montant, ou parti du montant de leur cotisations aux instituteurs mêmes, par une résolution adoptée à cet effet, pour la plus grande facilité des uns et:.des autres : cette résolution devrait porter que la chose pourra:se faire à condition que les contribuables retirent des instituteurs un reçu mentionnant la qualité des produits et, leur prix, et que ce reçu soit endossé par au moins deux commissaires

’école en signe d'approbation, après quoi il sera remis au secrétaire-trésorier au lieu d’un montant semblable en argent. Cette précaution est nécessaire pour plusieurs raisons qu'il serait inutile de détailler ici. ‘à td

Il doit être entendu que la somme voulue pour égaler l’octroi du gouvernement de doit pas être empruntée, ni simplement répartie ou promise.

IL est requis d'écrire, au bas ou sur le dos du rapport semiannuel des commissaires, le certificat du montant déposé entre ses mains pour le soutien des écoles de la municipalité, et non séparément, afin de ne pas trop grossir les frais de port. (Voir la formule No.2.) Les secrétaires-trésoriers qui ont déjà envoyé leur certificat, devront Fenvoyer de nouveau au bas du rapport annuel pour la présente année, et du rapport semi-annuel pour chaque partie des années futures,

ue Les Régisseurs seront des hommes de confiance Régisseurs, LUC les commissaires d'école pourront s’adjoindre comme collaborateurs, pour les aider dans l’admi-

nistration locale des maisons d'école dans chaque arrondissement, tel que pour leur bâtisse et réparation, leur chauffage et propreté, @t pour l'entretien en bon ordre de toutes les

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propriétés mobiliaires et immobiliaires, et pour veiller au bon ordre des écoles et en faciliter la bonne tenue autant que possible. en

Dans l'intérêt de la santé des enfants et de leur éducation, il est extrèmement important que les écoles soient tenues dans un état de propreté parfait, convenablement aérées et chauffées, suivant les circonstances. On doit cependant bien se gardér de les chauffer trop, car l'excès de chaleur, continue et concentrée, pourrait être la cause de maladies parmi les enfants. L’excès du froid, et surtout du froid humide, séraïit également dangereux. Je ne saurais donc trop recommander ces points d'administration hygiéniques à MM. les commissaires d'école, les régisseurs et les instituteurs.

ae Les visiteurs sont, dans chaque municipalité, les teurs, Conseils locaux des commissaires, auxquels ils peu- " vent faire des représentations dans l'intérêt des écoles sous leur contrôle. Ils peuvent en faire duüssi au surinténdant de l'éducation, et l'assister ainsi dans l’exécutiôn difficile des devoirs de sa charge, suivant les circonstances. Dans tous les cas, la confiance que reposeen eux le législateur, et la part toute particulière qu'ils sont appelés à prendre à tout ce qui regarde l’opération de la loi des écoles, les porteront sans doute à user de toute l'influence qué leur donnent leur position sociale et leurs lumières, surtout pour activer le zèle de ceux qui sont préposés à [a direction des écoles. Il est bien désirable qu'ils assistent aux examens publics des écoles, qui duront lieu deux fois par an, afin de contribuer par leur présence à donner de l'importance à ces exercices.

FR Eerret Dans l'intérèt de l'éducation, äntant que dans tuteurs, Celui des instituteurs eux-mêmes, jé ne puis trop

exhorter ces derniers à subir leur examen devant l'un des bureaux d’examinateurs, à se joindre à l’une ou à, l’autre des associations d’instituteurs, et à se conduire, soit dans l'intérieur de leurs écoles, soit dans leurs relations sociales, avec un sentiment si bien senti de la dignité de leur état, que toutes leurs actions, toutes leurs paroles aïent l’effet de leur attirer une nouvelle considération. Îls ne doivent pas oublier un instant que l'éducation qu'ils doivent surtout donner à l'enfance et à la jeunesse, est une éducation morale et religieuse, et que c’est bien plus dans l’éxemple que dans les paroles de leurs précepteurs, que leurs élèves puiseront cette éducation.

I vaudrait mieux souvent qu'un enfant demeurât dans ignorance, que de recevoir l'instruction des levres d’un

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homme vicieux ; car il peut conserver un cœur pur avec l'ignorance, au lieu qu'il est pee impossible à un enfant, si propre à prendre toute espèce d’impressions, de demeurer vertueux, lorsqu'il:a journellement devant les yeux l'exemple du vice. L'instituteur des campagnes surtout ne doit pas oublier un instant que toute une paroisse a les yeux fixés sur lui, et qu'il doit plus qu'aucun autre à ses Co-paroissiens l'exemple d'une vie sans reproche. Il ne doit pas'oublier, surtout, qu'un instituteur n’a d'influence auprès de ses élèves, qu’autant qu'il en est respecté, et qu'il n'en sera réspecté qu’à proportion du degré de respect dont ils le verront entouré au dehors.

Je ne saurais trop exhorter MM. les instituteurs à profiter du temps de leurs vacances et de toutes les circonstances favorables, pour se perfectionner dans l’enseignement mutuel, dans l’enseignement par analyse, dans l'écriture, dans lé calcul, et dans le dessin linéaire, appliqué aux métiers et aux arts mécaniques, en s’instruisant des bonnes pratiques de tuition dans les maisons d'éducation recommandables dans nos villes. Quelques instructions particulières qu'ils recevraient à cet effet, pourraient opérer de grands changements chez eux, et les mettre en état de perfectionner beaucoup leur éducation ét leur mode d'enseignement dans les écoles qu'ils dirigent.

MM. les instituteurs sont, par la loi, entièrement soumis, dans tout ce qui regarde la rêgie de leurs écoles, au contrôle des commissaires ou des syndics, et, hormis de cas tout particuliers et excéptionnels, c'est à eux qu'ils doivent s'adresser, et non à ce bureau.

Ils ne doivent non plus oublier qu'ils sont soumis, en tout temps, à la visite du surintendant, des inspecteurs et des visiteurs d'école, et qu'ils doivent toujours être prêts à répondre aux questions qu'on pourrait juger à propos de leur faire sur la tenue de leurs écoles.

Une surveillance continuelle sur les enfants est un point bien important, celui dont souvent dépend leurs progrès dans les sciences et dans la vertu. Or, l'usage d’une tribune un peu élevée dans chaque école, surtout si elle est nombreuse, offrirait à l'instituteur un moyen facile de surveiller conve:nablement tous les enfants commis à ses soins.

Cette surveillance pourrait s'étendre aussi à quelques heures d'étude, chaque jour, en sus des heures de classes, dans les écoles-modèles. Ce serait le moyen de faire employer utilement aux enfants les moments dont ils ont le plus de besoin, pour compléter un cours pratique. Les instituteurs pourraient,

endant les heures d'étude, étudier eux-mêmes et préparer leurs matières pour la classe suivante. 1

D'ailleurs, voici quelques règles que je crois devoir presecrire à MM. les instituteurs, parce qu'elles sont d'une application générale et facile, et qu'elles ne peuvent contrevenir en

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rien aux règles particulières qu'il plaira à MM. les commis: saires de leur donner à suivre dans les écoles sous leur contrôle :

10, Tous les instituteurs étant établis pour procurer un même bien, doivent être animés d’un mème esprit et d’un mème, zèle, et faire régner entre leurs élèves la paix et la concorde.

20. Comme le bien de l'éducation ne consiste pas tant à corriger les fautes des enfants qu'à les prévenir, autant qu'il sera possible, les instituteurs se feront de leur exactitude et de leur surveillance un premier moyen de faire éviter à leurs élèves les fautes que leur négligence pourrait occasionner,

30. Un devoir très-important pour les instituteurs, c'est de s'appliquer à connaître le caractère de ceux qui leur sont confiés, afin de leur inspirer par leurs instructions, et surtout par leurs exemples, l'amour de la vertu, du travail et de la science.

40. Les instituteurs doivent s'appliquer, autant que possible,’

à inspirer à leurs élèves de la ‘confiance en eux-mêmes; car les enfants, comme les adultes, ont besoin d’avoir cette confiance dans leurs propres forces, pour bien réussir. Or, traiter en toute occasion les enfants avec égard et politesse, Les encourager à la vertu et au travail par des observations et par des éloges données à propos, sont des moyens les plus propres à inspirer la confiance et le respect d'eux-mêmes dont ils ont besoin. V* L

5o. Les instituteurs ne borneront pas leurs sétns à cultiver les talents de leurs élèves, mais ils régarderont comme leur premier devoir de former leurs mœurs, surtout en leur inspirant les sentiments de morale et de religion.

6o. Les instituteurs n’useront de sévérité qu'après avoir épuisé tous les autres moyens qui peuvent faire impression sur une âme honnète et sensible, et, dans ce cas, jamais sans avoir consulté, au préalable, au moins le président des commissaires d'école.

To. Aux soins dont il a été parlé dans les articles précédents, les instituteurs ajpouteront celui de veiller sur tout ce .qui peut intéresser la santé des écoliers : ce point est un des plus importants.

80. Les instituteurs doivent former les enfants à la propreté, à la politesse et à la bienséance, en les ieur faisant regarder comme des vertus sociales indispensables dans les relations diverses que nous avons avec nos semblables. Or, comme la vraie politesse ne consiste pas dans de vaines formules de compliments, ni dans les seules démonstrations extérieures, mais qu’elle prend son principe darfs la charité qui doit tous nous unir les uns aux autres, Les instituteurs, pour faire régner la politesse, l'ordre et la paix parmi leurs élèves, doivent faire tous leurs efforts pour leur inspirer et maintenir entre eux les sentiments chrétiens de l'union, de la bien- ‘veillance réciproque et defl'amitié fraternelle.

‘90. Pour se Sottenir contre les peines et les dégoûts, inévitables dans l'éducation de la jeunésse, les instituteurs consi-

chargés ; ils penséront qu'ils en sont résponsables non:seulement à la société, mais à Diéu mème, auteur de toute science et dé tout bien ; et, non contents de s’instruire, par leur propre expérience, dans l’art de former les enfants à la science et à la vértu, ils auront recours anx conseils dés maîtres les plus

RTANNE dans l’art de l’enseignement.

, 100, Coinme les’enfants, encore plus que les hommes, s’en laissent imposer par l’habit, et qui importe à l'instituteur de ne rién négliger de ce qui peut lui attirer de la considération de la part de ses élèves, il ne doit jamais se montrer devant eux autrement que proprement et décemment vètu.

J'ai l'honneur d'être, Messieurs, Votre très-humble et très-obéissant serviteur,

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