‹ Mémorial de l'éducation du Bas-Canada [microforme]Chapitre 18 sur 116 · VIII SÉMINAIRE ET COLLÉGE DE QUÉBEC · texte numérisé non relu

VIII SÉMINAIRE ET COLLÉGE DE QUÉBEC

En 1663, Mgr. François Laval, de Montmorency, premmer évêque du Ganada, fonda le Séminaire de Québec, désigné alors sous le nom de missions étrangères, et en 1668, il établit le Petit Séminaire, ou Collége de Québec, qu'il confia aux soins des membres du Séminaire de Québec, pour aider à donner l'éducation classique à la jeunesse du Canada.

Ge Collége a seul remplacé, à Québec, celui des Jésuites pendant que celui-ci à été occupé par les troupes anglaises.

Mgr. Laval ouvrit le Collége de Québec le 8 octobre, dans une maison achetée de Dame veuve Couillard, et où il: instruisit huit canadiens Français et six Hurons, en qualité de pensionnaires, pour les éloigner du contact des sauvages.

Les deux messieurs Pierre et Claude Voiant, jumeaux, prêtres ordonnés lé 17 de septembre 1678, faisaient partie des étudiants au collége de Québec. (1)

Et parmi les huit enfants français-canadiens qui furent les premiers élèves de cette institution, était M. Paul Vachon de Beauport, âgé de 12 ans, qui entra au grand séminaire de Québec le 8 décembre 1677, et fut ordonné prêtre én 1680. Au nombre des ecclésiastiques de 1677, se trouve Jean Guyon, fils de Simon Guyon et de Louise Racine, et ordonné prêtre en 1683. (2)

Dans les commencements, Pinstruction qui se donnait dans le Gollége de Québec, se bornait à leur apprendre à lire, à écrire, le cathéchisme, les prières, le chant grégorien, le service des autels, etc. et les classes françaises et latines allaient chez les Jésuites, où les jeunes gens terminaient leur cours d'études classiques, après quoi ils revenaient faire leur cours de théologie au-(Grand Séminaire de Québec, où allaient à l'établissement de St. Joachim, apprendre l’agriculture ou des métiers. (3)

(1) Répertoire du clergé canadien.

(2) Archives de Beauport.

(3) Mgr, dè St. Valier, dans le compte-rendu de la visite qu'il fit du diocèse de Québec en 1687, dit : ‘ mon principal soin, dans le Cap Tourmente fut d'examiner, l’un après l’autre, 31 enfants que deux ecclésiastiques du Séminaire de Québec y élevaient, et dont il y en avait 19 qu'on appliquait à l'étude, et le reste à des métiers: l'éloignement où ilsétaient de leurs parents et de toute compagnie dangereuse, he contribuait pas peu à les conserver dans l’innocence”-Cette dernière observation, de la part d'un saint évêque qui a tant fait pour le bien du Canada, s'applique favorablement à toutes nos institutions classiques sises à la campagne.

Lors du combat que les anglais livrèrent à la Canardière en 1680, les élèves que le séminaire faisait instruire au pied du Cap "ourmente, leur fit éprouver une seconde défaite. ‘ Les intrépides jeunes gens s'emparèrent de six canons ; ils en emportèrent deux avec eux à St, Joachim, en laissèrent trois à Québec et offrirent le dernier à M. de St. Denis.” (4beille.)

Les élèves du Collége de Québec continuèrent d'aller ainsi, chez les Jésuites, iusqu'en 1759,

En 1700, il y avait 80 pensionnaires au Collége de Québec, dit LaPotherie ; mais en 1705, la force des circonstances défavorables en réduisit le nombre à 57. Après les vacances de 1757, on fut obligé de renvoyer les élèves, faute de moyen pour les nourrir.

L'année suivante, malgré la disetté, le Séminaire en prit 20 des plus pauvres, et incapables de continuer leurs études au dehors du Séminaire. C'était des élèves en r iétorique et en A LC Parmi eux se trouvait Pierre Denaut, né à Montréal en 1743, plus tard dixièmeévèque de Québec, et l'un des fondateurs du Collége de Nicolet, en 1804. l

Cependant, la guerre qui se continuait entre la France et l'Angleterre, tenant leurs colonies voisines, en Amérique, généralement sous les armes, et les combats, qui devaient décider du sort du Canada, étant devenus plus fréquents. plus acharnés, et plus concentrés sur Québec, lé Séminaire se vit obligé de fermer ses classes, et de voir ses élèves, pour la plupart, s’enrôler pour la défense de la place.

MM. les directeurs Gravé et Pressard emmenèrent avec ceux, à Montréal, les ecclésiastiques et ceux des autres élèves qui voulaient dontinuer leurs études et avaient les moyens de s’y rendre et d'y payer pension. Ces zélés éducateurs continuèrent à Montréal leur œuvre de l’enseignement jusqu'après la cession du Canada à l'Angleterre, 1763. Ils retournèrent en cette année à Québec, et es classes furent rouvertes, après que le Séminaire eût fait subir au collége les réparations nécessaires. On ne put, toutefois, y admettre des pensionnaires qu’en 1765. Le premier, sur la liste, était Michel Ignace, Louis Antoine de Salaberry, fils de Michel, seigneur de Beauport de Québec, et père du héros de Châteauguay, nom canadien glorieusement attaché aux victoires signalées remportées sur les Américains pendant la guerre de 1812, entre l'Angleterre et les Etats-Unis d'Amérique. (1)

Outre le Séminaire de Québec, Mgr. Laval fit construire un bel édifice à Château-Richer, où il voulait établir une maison d'éducation pour les garçons, et une maison de 150 pieds pour les Dames de la Congrégation auxquelles il voulait procurer 40 pensionnaires ; mais l'incendie du Séminaire de Québec, arrivé en 1705, interrompit ses travaux.

Ces bâtisses, rétablies vers 1830, par Messire Baillargeon, alors curé de Château-Richer, depuis Archevêque de Québec, ont été restituées, en partie, à léur destination primitive, puisqu'on y fait les principales écoles de paroisse.

Le séminaire de Québec, le plus ancien établi en Canada, après le collége des Jésuites fondé en cette ville en 1635, eut le malheur de subir, dès les premières années de son existence,

(1) Voir l'appendice note 10.

ler ainsi,

Québec, ces défaances de e moyen

en prit 20 itudes au que et en ut, né à ee, et l'un

France et \mérique,

devaient Lents, plus aire se vit s, pour la

AVEC CUX, élèves qui jens de S'y atinuèrent s la cession t en cette rès que le écessaires.

glorieuse- "les Améerre et les

struire un

procurer e Québec,

n Canada, 1635, eut existence,

ES

deux grands incendies, dont l'un en novembre 1701, et l'autre en octobre 170%. Ainsi, Mgr. Laval, décédé en mai 1708, eut deux fois la douleur de voir le séminaire de Québec incendié Cependant, ileut la consolation de laisser cette ‘importante fondation appuyée sur des bases solides et durables. : Disons de suite que les MM. du Séminaire de Québec ont bien su la consolider dans toutes ses parties, depuis le décès de l'illustre fondateur de leur institut.’ Bat

Le 25 mars 1865, près de 160 ans après le dernier incendie, le feu s'est déclaré entre, une et deux heures dt matin, dans cette partie du $éminau'e qu'on à coutume d'appeller l'aileneuve, KL Lu

“ Les bâtisses du séminaire forment une espèce de corne, et cette aile s'étend du coin nord-est de ces bâtisses au corps de

la bâtisse de l'Université-Laval.”

Le feu à cansumé la partie occupée comme dortoir par les écoliers, la partie occupée par les étudiants en théologie, la bibliothèque théologique, contenant plus de 1,500 volumes, une partie occupée par les prêtres du séminaire, et une salle d'armes, contenant une centaine de carabines, avec autant de costumes militaires.

L'incendie a aussi détruit un grand nombre de documents historiques très précieux, dont une grande partie ne peut être remplacée. Les pertes du séminaire ont été évaluées à plus de £11,000, et celles des écoliers à près de £700, en lits, hardes, linge, etc., etc. La partie des édifices incendiée n'était assurée que pour £3,000 courants.

Cependant, ‘comme la Providence a permis que’le petit séminaire et l’Université Laval fussent préservés,” il'a été possible à MM. les directeurs d'y réunir de suite les écoliers et de continer les classes presque sans interruption. Après ce désastre, les prêtres du séminaire et les étudiants en théologie ont pris refuge à l'Archevêché de Québec, sis dans le voismage immédiat du séminaire, dont la partie primitive, construite depuis près de deux siècles, reste-encore debout. (1)

Mgr. Laval, né d’une famille d‘stinguée;(?) en avait toutes les qualités, et son esprit de progrès littéraire et matériel n'était pas celle qui se faisait le moins remarquer en lui, parmi tant d'autres égalèément honorables. Premier évêque du Canada,

(1) Mgr. Laval, arrivé à Québec le 16 de juin 1659, décédé le,6 mai 1701, établit le séminaire de Québec en 1663, sur un terrain acquis pour y asseoir cette institution, le 10 d'avril 1666. Le mandement de Mgr. Laval, pour cette tin est daté du 26 ‘de mars de la même antée, Il y établit le petit Séminaire ou collège de Québec en 1668. Mgr. Laval donna tous ses biens au Séminaire de Québec le 12 avril 1680, pour l'instruction de la jeunesse et pour la propagation de la foi en Canada.

(?) Le séminaire de Québec, en comptant les magnifiques bätisses que ses pie a fait ériger pour l'usage de l'Université Laval, est estimé à plus de £100,000.

il y fut aussi le premier apôtre de la tempérance et le premier agronôme. Outre ses travaux apostoliques, si glorieux pour sa mémoire et pour l'Eglise du Canada, tout le monde connaît les combats qu'il a squtenus contre l’intempérance, et contre ceux dont le commerce des boissons spiritueuses la favorisait parmi les sauvages et les colons.

Tout le monde connaît aussi le bel établissement agricole, sis à St. Joachim, sur la ferme des prêtres du Séminaire de Québec, où les membres des Séminaires ‘et du Collége de Québec vont, tous les ans, se réposer de leurs travaux littéraires et retremper leur courage, tout en prenant part à la culture des champs et à la mise à exécution du meilleur plan d’une ferme modéle. Eh bien, cet établissement si agréable, et surtout si utile aux propriétaires qui le dirigent, et si glorieux au district de Québec, doit son’existence à Mgr. Laval qui, dans sa sage prévoyance, a voulu consacrer un lieu commun de retraite, de repos et d'observation, sur une des parties les plus romantiques et les plus salubres des bords pittoresques du beau fleuve St. Laurent, pour les membres des Séminaires et pour les élèves du Collége de Québec.

Or, ce magnifique établissement, qui doit son existence et sa prospérité au Glergé catholique, qui est dirigé-par de ses prêtres les plus érudits, ne coûte rien au budjet, ni aux sociétés d'agriculture, pour en éclairer la marche et en diriger l'opération, et, cependant, il est tout à la fois un lieu d'agrément, une source de revenus et un modèle auquel les méthodes perfectionnées peuvent, sans dépense et sans effort aucun, emprunter tous les jours quelque chose d’utile. Cet établissement est donc tout én même temps glorieux pour le clergé et exemplaire pour nos cultivateurs.

Vingt-deux terres, acquises par Mgr. Laval et de ses propres fohds, sont attachées à l'établissement de St. Joachim, lesquelles sont autant de fermes-modèles, et dont onze sont louées à des cultivateurs choisis et expérimentés, qui les cultivent sous les auspices des MM. du Séminaire de Québec, et onze autres sont cultivées aux frais et à la responsabilité immédiate de ce Séminaire. Ces 22 terres sont les plus belles de la paroisse de St. Joachim, et l’on peut dire qu'elles sont des plus profitables à leur propriétaire. Le profit de ces terres constitue une des ressources principales de revenu du Séminaire de Québec, et l’on sait le noble usage qu'il en fait. Ces revenus, comme ceux du Séminaire de St. Sulpice de Montréal, sont tous employés pour le bien de la religion et pour l'avancement de l'éducation dans le pays.

En faisant l'historique des travaux et des fondations de Mgr. Laval, il est juste de faire observer qn'il est. un homme qu’on ne peut guères séparer de cét illustre pontife; C'est Messire Ango des Maizerets qui était compagnon de voyage de Mgr. Laval, lors de son arrivée à Québec en 1659, qui fut son ami

premier ux pour > connaît t contre avorisait

agricole, naire de lége de rux littévart à la eur plan agréable, nt, et si gt. Laval un lieu une des les bords membres bec.

istence et jar de ses t, ni aux en diriger u d'agréiquel les ans effort itile. Get x pour le

s propres him, lesont louées cultivent >, et onze mmédiate la paroisse plus profistitue une le Québec, 1s, comme sont tous cement de

is de Mgr.

aime qu’on st Messire re de Mgr.

it son ami

et collaborateur, et l'un de ses Chanoines les plus éclairés. (1) Bi l'on peut dire que M. de Maizerets a contribué beaucoup à former l'auréole de gloire dont est entouré le pom de Mgr. Laval, on peut dire aussi quil a grandement. Contribué à établir la haute réputation dont jouissent les Séminaires et le Collége de Québec. c 7.

Lorsqu'en 1680, MersLaval donna au séminaire tous:ses biens, il sa réserva le droit de. porter de huit à douze les pensions qu'il avait d'abord fondées pe le petit sémipaire de Québec, et six pensions à.8t. Joachim dans l'école qu'il avait fondée au cap Tourmente. A limitation du saint évèque, M. ve LA directeur de l'établissement, y fonda, le 14 de juin de la même, année, trois pensions à perpétuité, pour y iustruire et exercer, des enfants pauvres dans les travaux de l'agriculture et des métiers.

Ces faits qui ne sont pas uniques ni isolés, prou vant que, il y a près d'un siècle, l'évêque et le séminaire de Québec s'occupaient de moyens mécaniques pour l’enseignement pratique des arts et métiers et de l'agriculture. .

Le 200e. auniversaire de la Pr PA du Séminaire de Québec a été célébré le 30 Avril 1863, avec une grande solennité. On y voyait figurer avec avantage M. le Recteur et les Professeurs de l'Université Laval, ct un Che NME dignitaires, tant civils qu'ecclésiastiques. M. l'abbé “Racine, curé de St. Jean de Québec, y prononça un discours instructif et éloquent dans lequel il traça, avec habileté, l'intéressant historique dé cette belle institution qui à donné tant d'hommes éminents dévoués à la Religion et à la Patrie.

1i est sorti du Séminaire de Québec des sujets très habiles dans toutes les sciences, et qui se sont distingués dans toutes les professions savantes, surtout dans la médecine et dans le barreau.

Parmi ces derniers, l'on compte MM. les docteurs Blanchet, François et Jean, M. le Dr. Jos. Païnchaud, etc. et MM. les avocats Philippe Aubert de Gaspé, Ls. Plamondon, Ls.Moquin,

en eee meet 4 ee me de

{1} Mgr. de Laval mourut à Québec en 1708. et éût pour successeur Mgr. de St, Vallier, | :

M. de Maizerets mourut le 23 Avril 1721, à l'âge de 85 ans.

Le Séminaire de Quebec a, à la Canardière, au nord, vis-à-vis l’'embouchure de la rivière St. Charles dans lé fleuve St. Laurent, un établissement qui porte le nom de Maizerels, en mémoire do ce digne prêtre. Ce bel établissement sert de maison de tampagne pendant l'été aux élèves classiques du Séminaire de Québec. TS

“On lit dans l'Æého de Lévis.—La temhe du regrêtté M. Laverdière repose près dè celle des anciens curés de Québec, directeurs du séminaire de Québec. Lorsqu'on s'occupait à creuser la fosse, on a trouvé un cœur en plomb, très-bièn conservé et sur lus deux côtés duquel se lit l'inscription suivante :

‘€ Cœur de Messiré Louis Ango des. Maizerets, Supérieur du Séminaire de Québec, décédé le vingl-troisième avril mil sept cent ringt-t-un, dgéde 85 ans

M. de Maizerets a êté le second supérieur du Séminaire de Québec, et il a occupé cette charge durant 31 ans.” Mars 1873. des

l'hon. Ls. Jos. Papineau, l'hon. Vallière de St, Réal, décédé juge en chef à Montréal, etc. .

fs contemporains les plus anciens du collége de Québec sont : M. P, À. de Gaspé, ancien shérif de Québec, (1) le Dr. Joseph Painchaud et l'hon. Ls. Jos. Papineau, ancien président de L'Assemblée Législative du Bas-Canada. M. Papineau est né à Montréal, et n'a jamais résidé à Québec autrement qu'en qualité d'élève juvémle du collége de Québec et de membre du parlement provincial pendant plus d’un quart de siècle. N i. SS. les évôques Desgly, (2) Hubert, Bailly, Plessis, Denaut, Demers, Panet, Signay, Turgeon, Bourget, Gaulin, Horan, et les deux fréres Blanchet, Frs. Norbert, archevèque de l'Orégon-Givy, et Magloire, évéque'de Nesqualy, Langevin, évêque de Rimouski, sont sortis du Collège où Séminaire de Québec. MM. les grands vicaires Doïlard et Macdonald, au

1) M, de Gaspé a publié, assez récemment, une espèce de roman intitulé : « Les anciens canadiens,” et dont le fond est l'histoire de sa famille, dé ses amie et desévénements contemporains qui peuvent les intéresser particulièrement, L'auteur, vénérable vieillard octogénaire, est le principal héros de la p'èce où les péripéties -et les épisodes racontées sont les principaux incidents successifs de la vie de ses ayeux et de la sienne propre. Ur, les ineidents de la vie de l’elégant auteur ‘sont seuis plus que Suflisants pour fournir matière à un ro'nan riche en événements intéressants el dignes de fixer l'attention des lecteurs, Ces événements, nombreux et variés, sont assez différents entre eux pour produ're une agréable variété qui délasse èt repose l'esprit, et qui nourrit tout à la fois l'esprit et le cœur,

M. de Gaspé vient de publier un autre ouvrage intitulé : Mémoires, écrit dans le mème style léger et badin, qui est particulier à l’auteur, Comme dans son premier travail, M. de Gaspé, toujours en goguettes, fait souvent allusion aux membres de sa famille, à ses amis et à lui-même, ét on dirait presque que ce dernier ouvrage est une répétition étudiée du premier dont les faits relatés sont jetés çà et là dans un certain désordre plus remarquable dans le dernier. Dans tous les cas, ce sont des productions instructives et fort amusantes dans lesquelles, au milieu d'une certaine poésie qui charme, on voit dominer partout l'amoux de la famille, de la Patrie et de la Religion. Or, ce fait seul est un mérite incontestable,

Depuis que.ce qui précède est écrit, la mort nous a enlevé tous ces contemporains à peu de distance l'un des autres. (Ci suit leur décès par ordre de date, dans la même année,

M. Philippe Aubert de Gaspé est décédé à Québec le 29 de janvier 1871, à l'âge de 85 ans. ÿ

M. le Dr. Joseph Painchaud est décédé à Québec le 24. d'août 1871, à l'âge de 84 ans et 7 mois, Homme instruit et sympathique, il était fort aimable et un médecin habile et charitable.

L'honorable Ls. Jos. Papineau est déeédé en son manoir, à la Petite- Nation, le 23 de septembre 1871, à l'âge de 85 ans. L'histoire impartiale, fidèle à sa mission, rendra sans doute à sa mémoire tout ce que lui appartient.

(2) Mgr. Desglis, né à Québec, fut le premier évêque canadien, et non Mgr. Pontbriand, ni même Mgr. Briand son successeur, et Mgr. Denauit n'est pas le seul qui n'ait pas été inhumé dans la cathédrale de Québec, come nou: l'ant dit deux auteurs de mérite.

Mgr. Denauit est inhumé à Longuevil où il résidait, Mgr. Pontbriand est inhumé à Montréal, Mgr. de St, Vallie: à l'Hôpital Général de Québec, Mer. Desglis à St. Pierre, dans l'ile d'Orléans, et Mgr. Lartique à l'Hôtel-Dieu de Montréal.

Trois de nos évèques sont nés à Montréal, savoir: NN. S$S, Prnault, Plessis at Lartigue, celui-ci premier évêque de Montréal,

décédé

Québec le Dr.

ésident eau est t qu'en nembre siècle.

Plessis, Gaulin, tevèque ngevin, aire de ald, au

\ intitulé :

le, dé ses rticulièreéros de la incidents

ineidents ur fournir s de fixer sont ass0/ > èt repose

res, écrit , Comme t souvent on dirait mier dont narquable ctives et i charme, Religion.

tous ces décès par

ùt 1871, à était fort

la Petitempartiale, ppartient.

n, @t non , Denault à Québec,

iand est “bec, Mer.

el-Dieu de

. Panault,

ier 1871, à

diocèse de Kingston, Haut-Canada, sont aussi des élèves du Séminaire de Québec. (1)

MM. Brassard, Girouard et Painchaud, respectivement fondateurs des Colléges de Nicolet, de St. Hyacinthe et Ste, Anne, sont aussi sortis de cette institution antique et justement estimée.

Le nombre ordinaire d'élèves Lye fréquentent le Collége classique de Québec est au-dessus de 300, anr 1ellement, et pour se convaincre du degré de connaissances positives qu'ils y acquièrent, il n’est besoin d'assister qu'une fois ou deux à leurs examens privés ou publics.

‘Dès 1809, le cours d'expériences chimiques donné at Collége de Québec fut admiré des savants européens qui étaient étonnés que la collection d'instruments fût aussi complète, et distient que les expériences ne se faisaient pas sur un plus grand plan dans les Universités d'Europe.” Je puis dire, au moins, que celles dont j'ai été témoin en 1835 et subséquemment, au Collége de Québec, n'étaient pas inférieures à celles que j'avais suivies 14 et 10 ans auparavant, au Collége de Middlebury et à l'Université Darmouth. (?,

Page 1