COLLÉGE DE CHAMBLY
‘ollége de Chambly fut fondé en 1825, par Messire Pi M. Mignault, V.-G., et curé de la paroisse.
Ge. vtablissement, d'abord l'une de nos premièresinstitutions classiques, et qui à formé nombre de sujets distingués, a éprouvé bien des revers qui en ontaltéré le plan primitif et le succès, mais il reste toujours l'espérance qu'il ne manquera pas de continuer d'être une de nos plus utiles maisons d'éducation.
Le Collége de Chambly a été incorporé en 1836, et une bibliothèque de 500 voluñes et un beau lopin de térre y. sont attachés et utilisés pour l'instruction des élèves qui, en 1854, étaient au nombre de 113. ‘LA
Ce Collége, maintenant entouré de quatre autres qui
(1) d'ai habité la maison où est né Mgr. Plessis pendant deux ans après y avoir subi mon examen en mars 1826 pour licence de médecin. Le Bureau des médecins examinateurs y tenait ses séances. Elle était occupée par l'Université McGill. Cette maison a été démolie, depuis, pour agrandir la petite rue St. Jacques, ou plutôt pour continuer la grande rue St. Jacques.
(2) Le premier dinoghe de décembre 1865, Mgr. Baillargeon, évêque administrateur de l'archidiocèse de Québec, prèchant dans l'église de St. Roch, fit la remarque suivante: ‘Il y a quarante ans, dit-il, à pareille “poque, j'adressai la parole au peuple de St, Roch du haut de cette chaire, Mgr! Plessis était alors sur le siège épiscopal de Québec, Huit. jours après, je vins faire un autre sermon ‘ans cette même place, et Mgr. Plessis était ‘descendu dans la tombe.” (Journal de Québec.)
Mgr. Baillargeon est décédé à Québec le 13 d'octobre 1870, à l'âge de 72 ans, » mois et autant de jours.-Son humilité, sa douceur et sa charité le firent regretter universellement. {Voir sa biographie.
LA 1! e | (! 144 Ê l'avoisinent de près, aura sans doute à soutenir une lutte a } toujours difficile ; mais éclairée et prudente, elle ne peut | di manquer d'être suivié du succès. M Cependant, pour s'assurer dé ce succès, je crois sincèrement Q que le plan d'éducation que j'ai fourni à M. Mignault est le év meilleur, parce que, fidèlement exécuté, il est le plus propre de à répondre au véritable besoin. (1) Or, ce n’est pas celui de Ce l'éducation classique qui se fait le plus sentir dans le Bas- | Canada, mais bien celui de l'éducation pratique, complète la et solide. Nous avons assez d'institutions classiques sans ép compter le Collége de Chambly, et nous aurons assez qu d'hommes classiques formés dans ces institutions, outre les mi prétentieux, pour répondre aux besoins des hautes sphères Mo qui ne devraient embrasser que le savoir réel et le mérite plu incontestable. Ce qu’il nous faut, en sus et concurremment, St. ce sont des agriculteurs, des artisans, dés industriéls et des ( commerçants instruits, à un degré suffisant, pour les rendre pot habiles à remplir les devoirs de leurs états respectifs, avec 2, intelligence et succés. Les familles et la société obtiendraient, Ga de l'application bien dirigée de ce degré d'instruction, des élè avantages immenses. de Le collége de Chambly n'est guère plus aujourd’hui qu'une tuti école primaire transférée sur un autre terrain ; mais les bons gen services qu'il a rendus à la société et à la religion procla- su] meront toujours haut le mérite du vénérable M. Mignault, des son généreux fondateur. ses Parmi les hommes marquants que le collége de Chambly réu a formés, on compte Mgr. Bernard O'Reilly, 2nd évèque de D Hartford, état de Connecticut. des Mgr. O’Reilly fut sacré le 10 novembre 1850; mais il eut le vear malheur de périr sur mer, en revenant de Rome, en janvier été ( 1856. Bas- On compte encote, au nombre des élèves du collége de tout
Chambly, Mgr. Thomas McQuaid, sacré en l’église St. Patrice, à New-York, évèque de Dorchester, état de New-York, le six juin 1858. Dorchester est un nouvel évêché formé d’une des plus riches parties du yaste et opulent état de New-York.
M. Mignault, né à St. Denis de la rivière Chambly en 1784, avait dirigé une école dans cetie paroisse sous le patronage immédiat de M. Cherrier qui en était le curé et avait exercé les fonctions d'éconôme pendant cinq ans an collége de Nicolet, lorsqu'il fut envoyé au séminaire de Québec pour y terminer son cours de théologie. Telle état souvent la pratique lorsqu'il n'y avait, pour toutes les provinces britan niques de l'Amérique du Nord, qu'un seul évèque catholique et qui résidait à Québec.
M. Mignault fut ordonné prêtre le 18 octobre 1812, et, après
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facile (1) C'est le plan qui, à quelques modifications près, fut suivi dans nos catholl colléges industriels. pouva
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avoir vicarié à Québec jusqu'en 1814, il fut euvoyé à Halif: dans la province de la Nouvelle:Ecosse, comme rer M. Edmond Burk, alors vicaire général de Mer l'évèqu 2e Québec, avant l'érection des provinces maritimes en lugie . évèchés. M. Burk fut plus tard consacré ler évêque Halifa d devenu archidiacèse où préside aujourd'hui M L T Connelly, archevêque d'Halifax, NE. FRS M. Mignault revint de cette mission en 1817, pour prend la desserte de la cure de Chambly, qu'il à dirigé de A: ( ile épequA jusqu'à l'automne de 1866, avec un tofs ré qu quable. Envsue dernière année, M. Mignault se pe M mirustère et alla prendre logement à l'Hospice st net: de Moni:éal où il mourut le 5 novembre 1868, à l'âge d'un s plus de 8% ans, dont 49 passés à desservir là belle arois 140 St. Joseph de Chambly. ais Ce fut en 1825 que M. Mignault, qui avait un goût particulier pour l'instruction, commença la construction de son collég et, en février 1826 qu'il en ouvrit les portes à la jeuness ar Ganada et des états limitrophes de la république Yottine L ÿ mt furent en dans leur cours d'étude et danttul{rent l'être ainsi pendant environ vingt ans; mais ce insti tution, qui était en grande partie HéuenUe du des | Fa gens des Etats-Unis, (1) avant été, vers cette é OqUeE PAS de sujets aussi nombreux que d'ordinaire venus de pat ‘ es Lo pénibles ayant autrement affaibli peu à se S \S ENS vice n # H ÿ Ë * 2?
mn d'existence, elle dût subir l'effet de ces causes Depu is nombre d'années, M. Mignault avait cessé de donner des missions dans cette riche partie des Etats Unis ; de veaux diocèses y ont été formés, des colléges catholiques Dont été établis, et ceux qui fonctionnaient déjà très bien dan che Bas-Canada ont été augmentés et grandeti at améliorés di ; toutes leurs conditions. De sorte que le Collége de Chambly ne peut guère plus compter, comme institution classique : les mêmes moyens de succès et de prospérité ; mais ji pag de l'éducation sauront sans doute toujours l'utiliser autre nobl pour l'instruction de la jeunesse. LA Te on À M. Mignault a toujours rempli les fonctions de supérieur : Collége de Chambly et ses vicaires en ont généra eme t né les Directeurs. Gi-suivent les noms de la plupart dette Rats
{(t) De Chambly, M. Mignault allait de temps à a mL ! ‘ ÿ 2 utr ) Ÿ Yni
M et missions aux catholiques épars au iliou EE Mer cautn a mu fre ministère en qualité de grand vicaire de Mgr. l’évêque de Bost ;
ont le diocèse comprenait alors presque toute la Nouvelle-Anglet Ha missions mettaient M. Mignault en bons rapports avec les diibye ve te CUTREIA ERA ce vaste diocèse, et étaient un moyen d'atétrèe à son collée : Fe en ants. Ceux-ci étâient généralement disposés à profiter de ce ar acile d'apprendre le français, tout en faisant un bon cours classi PES catholiques au moins savaient l'utiliser, et ce, d'autant es tit pouvaient réaliser au même degré ce double avantage aux Ethts- Unis. He