PAROISSE L'ASSOMPTION
M. Pierre Lesueur, prètre sulpicien, fut le premier missionnaire de la paroisse dt l’Assomption, et il en fut le fondateur et premier curé, peu de temps après son arrivée en Canada en1710. 11 mourut à Monfréal le 12 de Mars 1759, à l'âge de 68 ans.
M. Jacques Degeay, autre sulpicien, fut le deuxième curé de la paroisse de l'Assomption en remplacement de M. Pierre Lesueur, fondateur et premier curé de l’'Assomption.
M. Jacques Degeay fonda la paroisse de St. Jacques de l'Achigan, en arrière de l'Assomption, pour y établir une colonie d’Acadiens. Heureuse colonie dont les habitants, les descendants comme leurs pères, se sont toujours distingués par leur foi, par leur probité et par leur honorabilité dans toute leur conduite. Ces trois grandes vertus chrétiennes constituent, chez eux, un caractère de famille.
On voit par les édits et ordonnances que M. Degeay faisait partie dans une pétition au Roy demandant à être autorisé à établir un village, et un marché sur un lot de terre à lui appartenant, sis près de l'église, d'un arpent et demi de front sur sept de profondeur. Il mourut à Montréal en 1774, à l’âge de 5t ans. (Voir le répertoire du clergé.)
Les RR. PP. Pétrimoulx, récollets, vinrent ensuite et furent successivement curés de l’Assomption. Ils y décédèrent peu de temps après, l’un après l’autre.
Le Père Médard Pétrimoulx, nommé curé de lAssomption en 1777, y mourut le 11 Avril 1799, à l'âge de 69 ans, et le Père Jean Baptiste, ve! Dominique, qui ‘y était venu en 1796, y mourut le 3 Juin 1799 à l’âge de 6? ans.
Deux de leurs successeurs médiats ont été élevés à l'épiscopat, savoir : Mgr. Rémi Gaulin, ?2nd évèque de Kingston, Haut-Canada, et Mgr. Magloire Blanchet, 1er évèque de Nesqualy, Orégon.
La paroisse de l’Assomption et son antique village portent chacun le nom d’une charmante petite rivière, généralement navigable, qui coule du nord au sud-ouest et du sud ouest au sud-est et au sud, jusqu’à l'embouchure dela rivière Outaouais dite des Prairies, dans le fleuve St. Laurent, au bout de l'ile de Montréal, en faisant nombre de circonvolutions fort agréables, à travers de fertiles campagnes, formant ainsi plusieurs presqu'iles romantiques et pittoresques dont la princi-
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pale, en forme de raquette, ayant près d’une lieue de cireonlérence, est en partie consacrée au sité de ce beau village. L'isthme de cette presqu'ile est marqué par la rue d'environ
trois arpents de long, qui passe au côté sud-ouest du presby- :
tère, bâti à mi-distance entre les deux extrémités de cette rne.
Cette rue s'appelle ‘rue du portage” parceque autrefois, les sauvages venant du Nord, pour s'épargner la tâche de faire le tour de cette presqu'île, faisaient, à travers l’isthme, le portage de leurs légers canots d'écorce de l’autre côté de la rive de la mème rivière qui sert à former, en même temps, un autre isthme de soixante arpenls, entre ce point-ei et la paroisse de St. Sulpice vis-à vis, sise sur le St. TAurent. (Ici: il y a un débarcadère, pour les vapeurs allant et venant sur le fleuve.)
La rivière de l'Assomption prend sa source au Nord, principalement dans le lac de ce nom, à environ 90 milles du fleuve St. Laurent, et reçoit les eaux de plusieurs petits confluents dont.les principaux sont : la rivière Rouge etla rivière Achigan. Celle-ci, la plus considérable, se décharge dans la rivière l'Assogmption, au Sud-Ouest, à environ deux milles audessus äu village de ce nom.
La rivière Achigan prend sa source dans le lac Achigan, daus les environs d'Abercrombie, à environ 34 milles du village de l'Assomption, et la rivière Rouge dans le lac Ouäro, sur les bords du township Rawdon, en arrière de la seigneu: rie de St. Suipice, qui s'étend jusque là.
De sorte que, le village de l'Assomption, situé sur une petite éminence sablonneuse, à 24% milles de Montréal, se trouve entre deux presqu'iles et quatre rivières, dont deux,, sont à trois arpents l’une de l’autre, passant immédiatement en arrière et en front du village, et les deux autres, dont l'une, l'Achigan, à deux milles du villige, et l’autre, le St. Laurent, à trois milles vis-à-vis ce village, comme susdit.
Le village de l’Assomption compte un collége classique, un beau couvent, une école modèle pour les garçons, un établissement des sœurs de la Providence, un marché ct une très belle église catholique pour une population d'environ 1,500 âmes, indépendamment des élèves des institutions d'éducation qui ne sont pas de la paroisse de l'Assomption, et indépendamment aussi des paroissiens qui ne résident pas habitueile ment dans le village.
En 1831, je fis, par autorité, le recensement du comté de l'Assomption, et j'en publiai spontanément les statistiques accompagnés de remarques que je distribuai à mes frais dans les écoles. Nos.institutions d'éducation aujourd’hui si florissantes et prospères, n’existaient encore alors qu’en perspective en cecomnté, qu'on appelait alors ‘comté de Leinster.”
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