‹ Mémorial de l'éducation du Bas-Canada [microforme]Chapitre 45 sur 116 · PROJET DE LOI D'ÉDUCATION DE · texte numérisé non relu

PROJET DE LOI D'ÉDUCATION DE

En 1836, la chambre d'assemblée Au Bas-Canada passa un projet de loi d'éducation qui devit remplacer les lois précédentés, et ajouter beaucoup à lears dispositions me 6taient insuflisantes, pour répondre aux divers besoins relativement à l'instruction publique ; mais ce projet ayant malheureusement été rejeté par le conséil législatif, il ne devint pas loi. Le conseil allégua, pour raison do son refus de concourir dans l'adoption de cé projet, que, devenu loi, il aurait absorbé une trop grande part des deniers publics.

Cependant, la partie de ce projet qui avait trait aux écoles normales en ayant été détachée, et réduite à la forme d'un ar séparé, elle fut agréée par toutes les branches de la égislature et devint loi. C’est l'acte 6 Guil, IV, chapitre 12.

En vertu de cette loi, un comité de régie fut nommé par le gouvernement, pour pourvbir à l'établissement d'écoles-uor males dont l’une pour les garcons à Québec et ume aütre à Montréal.

Malheureusement, le comité de régie, au eu de procéder immédiatement à l'établissément de ces écoles, éroyant qu'il fallait, pour le faire, se proeurer des instituteurs d'Europe, prit le temps d'y envoyer M. l'abbé John Holmes pour en obtenir.

M. l'abbé Hoimes alla dore en France et en Ecosse pour cette fin, et n'en revint que tard en 1836, accompagné de dewx instituteurs, sans doute fort recommandatle ; maïs, outre que près d’une année était déjà perdue, il leur fallait encore du lemps pour s'orienter, pour s'établir dans un pays dont ils ne connaissaient ni les besoins, ni les usages, niles mœurs, ni la loi, ni les moyens, bien que cette connaissagec leur fñt nécessaire au préalable. Ils avaient besoin de connaître d’avanee les hommes et les choses du pays, et ils ne conhaissaient assez bien ni les uns ni les autres.

D'ailleurs, les troubles politiques commencèrent peu après l'établissement de ces écoles retardataires, et, Men qu'elles fussent établies aux frais du gouvernement, elles n'eurent aucun succès appréciable,

Je puis dire que j'avais prévu cet insueces, et que j'avais dit hautement mon opinion à ce sujet, dans le comité d'éducation dont je faisais partie dans Ta chambre d’assemblée ; nais si la r&ison était de côté, le pouvoir était de l'autre, et Le vomité de régie, qui en était nanti, jugea à propos d'envoyer en Europe chereher des instituteurs, pour prendre la direction des écoles normales.

Quoiqu'il en soit, il est ceptain que, si. an dieu d'avoir recours à ee Inoyen extrème et de s'être astreint & remplover que des étrangers, pour prendre la direction des écoles

Page 1