XXIX ARRIVÉE DES DAMES DU SAGRÉ-COŒEUR EN CANADA
Les Dames du Sacré-Cœur arrivèrent en Canada le 27 décembre 1842, et se fixèrent à St. Jacques de l'Achigan, dans un établissement plus solide qu'élégant, cogstruit aux frais de fen Messire 4. R. Paré, curé de la paroisse. D'ailleurs, cet endroit ne convenait guère au théâtre que ces Dames sont destinées à oscuper partout où elles vont: il était tropéloigné des villes. ‘ .
Elles ont laissé St. Jacques en 1853, pour venir s'établir à St. Vincent de Paul où feu Messire F. X, Mercier, curé de la
paroisse, leur avait fait préparer un bel établissement doté de propriétés immobilières considérables mais qu'elles ont
abandonnés en 1852, tout dernièrement, pour se rapprocher 4 jL davantage de la ville de Montréal. Elles sont maintenant d
fixées.en la paroisse de la Visitation, vulgé Sault-au-Récollet (1)
{| dans un magnifique couvent, situé très agréablement sur la M. 14 rive de l’une des branches de la belle rivière Outaouais, à 4, ll sept milles de Montréal, où elles. ont un externat à la tèt@de ok ne la rue Côté. À ‘ dà k JT Le site romantique et pittoresque de leur, établissement au 0 " (} Sault-au-Récollet, ses dépendances,.sa salubrité et les soins * | assidus qu’elles y donnent, en font l’un des plus beaux et des K" . plus remarquables du,pays. Rien n'y manque sous le triple et | rapport de l'hygiène, du confort et des moyens d'instruction. E | Les Dames du Sacré cœur en sont particulièrement redevables de l | à Mgr. J. J. Vinet, curé de la paroïsse (?) lequel y a consacré ten
| une grande partie de son riche patrimoine. Leg grands {ll avantages. dent elles peuvent facilement disposer en faveur | ï de l’éducation des jeunes personnes leur permettront de mieux ‘1 répondre, dans la suite, aux demandes des familles opulentes il et aristoeratiques qui désirent placer leurs filles sous, leurs | | soins.
Madame Bathilde Salliou, religieuse distinguée sous tous Î ies rapports, a été la première supérieure des Dames du 1e Sacré-Cœur, en Canada.
|! La communauté du Sacré-Cœur a été fondée à Amiens, en . 1800, par le R. P. Joseph Varin, Jésuite, et Madame Madeleinr: 1 Sophie Barrat, avec un succès signalé.
‘ll e R. P. Varin est décédé en avril 1845, à l’âge de 82 ans, et Madame Barrat, première supérieure du Sacré-Cœur, mourut en odeur de sainteté aux Boulevards des Invalides, en France, en juin 1865.
jp | | ——— —————— ge ( (il (1) Ce nom, de mûrhoire néfaste, tire son origine du fait que le Rév, Père se {1} Viel, se noya en 1625, dans le rapide de la branche dela rivièré Outaouais Le {1 qui coule entre l'Ile. Jésus et l’Ile de Montréal. pd de la paroisse, le C ’ fl noviciat des Jésuites, le couvent des Dames du Sacré-Cœur et une élégante la co | maison de campagne érigéo aux frais de Messire J. J, Vinet, pour l'usage de Si y à | l'évèque de Montréal, sont à environ deux milles de cé rapide dont le volume Te FH} et l'impétuosité en font un objet de curiosité très intéressant pour l'étranger. Oute (i Il mérite, en effet, d'être visité, et ce, d'autant plus que, chaque côté, on y Les s {4 voit de très beaux moulins, sis regard, surtout ceux qui sont sur l'Ile On n | Jésus. de l'autre côté, appartenañt aux Messieurs du Séminaire de Québec. pension fl En juillet, on prend dans ce rapide, quantité d’aloses, poisson délicieux et L nf ln fort recherché pendant le temps de la pêche, On a remarqué qué, depuis en bobig a l'usage des bateaux à vapeur, il est bien moîns abondant. de table k (2) Par.des lettres de Rome dm 5 septembre 1862, nous vovôns que Messire un coute (] J. J. Vinet a été nommé, par Pie IX, chapelain sacret d'honneur du Souve- un gobel fi! rain Pontife, ainsi que Messire Joseph Desautels, curé de Varennes, 1 Bas-Canada. Ils avaient accompagné Mgr. l'évèque de Montréal à Rome AT TRETe 1 lors de son avant dernier voyage en cette ville, pour assister à la canonisation (l) Les { des martyrs du Japon, le huit juin 1862. Cette position distinguée dans (2) Ma l'Eglise leur donne à chacun droit à la plupart les insignes de la prélature des invali
et au titre de Monseigneur. | (3; Voi