RD
a été porté à 10,429; et le nombre d'enfants des deux sexes qui fréquentaient,, la même: année, les écoles. catholiques. de- Montréal: à 6,612, dont 2,295 appartenaient, aux écoles tenues. pis les Frères, et 2,286 à celles: tenues par les religieuses. de a Congrégation de Notre-Dame dé Montréal. , À
Le: nombre total d'élèves qui fréquentaient toutes. nos institutions d'éducation en 1854, était de 119,733, sans toutefbis: y inclure les élèves des diverses facultés universitaires. ce dernier nombre augmente chaque jour, considérablement, au point d'être élevé aujourd'hui à plus:de 2,000 par an, sans Y comprendre les élèves dés trois écoles normales établies
epuis.
in 1854, le nombre total de nos institutions d'éducation était de 2,795, et le nombre d'élèves qui les fréquentaient de 119,737 comme nous venons de le voir. En 1855, le: nombre total de ces institutions était de 2,868, et celui de leurs élèves de 127,058.
En 1856, le nombre total de nosinstitutigns d'éducation était de 2,919, et celui de leurs élèves de 143,141. Tous ces chiffres sont empruntés à un tableau de M. le surintendant de l’instruction publique montrent le PO dé Féducation dans. le: Bas- Canada depuis 1853 jusqu'à 1865 inclusivement. Ce tableau est le: premier compris dans son rapport pour cette même amnée, 1865. |
Tous ces derniers chiffres eb les suivants indiquent, d'une manière assez exacte, l'état de prospérité et de progrès où j'ai laissé le département de l'instruction du Bas-Canada en l’année 1855, ânnée que j'ai droit de considéyer comme comprise toute entière dans mou administration. . Û
Les contributions locales faites pour le soûtien des écoles primaires.en 1854, s'élevaient à bien près de £60,000, à £62,- 283, en 1855, et, maintenant que les commissaiees d'école ont pa: la loi le droit d'augmenter, ces contributions suivant les besoins, ceux-ci augmentant avec là ponulation et le goût de l'éducation, sont généralement presque le double de ce qu’elles étaient auparavant.
TasLeau montrant le progrès de l'Education dans le Bas- Canada depuis 1853 à 1861, inclusivement, d'après le rapport de M. le surintendant pour cette dernière année.
LÀ ne + 9 eo — ro mo 2 2 enter enr vue tation ve crc ee en rie À L es “= #5 s 1 g e ! S' pr NÉE, 1ù 19 19 19 19 à r] æe ANNËI | co | où % % où ps æ œ% — — ee — me — — — — te :
Institutions.| 2352 92705! 28681 2919! o9uo! 2985! 9199! 2264] 3345 EÈ VS eus 108284/1197331127058/143141/148708156872/108148)172156) 180845
{ Fotene + 8116588/258032/240136/106764124208/150306/108436/509850/526219
ES ER ER ER CE SE qu ee émane
| Outre les institutions qui professent ouvertement l'enseigne. Hi ment systématique et régulier, nous avons encore nombre | d’établisseménts propres à répandre l'instruction parmi nous, 11 tel que la soctété d'éducation, la société littéraire et historique | HI de Québec, (1) le ‘ Quebec Library,” fondé en 1779, et l’Institut nil catholique de Québec et leurs sa TA dard Lans respectives ; les ‘1 sociétés historiqués de. Québec et de Montréal, (2)'les cinq ‘il instituts de Montréal, en } comptant les deux des: arts et 1 métiers dont l’un canadien-français; le cabinet de lecture: et
celui de la société d'histoire naturelle de Montréal et leurs
| bibliothèques respectives, auxquelles il faut ajouter celle de
l'association dite ‘‘l'OŒuvre des bons livres,” et celle de la société de St. Patrice de Montréal, le cercle littéraire et l'union catholique de Montréal, et leurs bibliothèques respectives;
( les instituts établis dans le$ villages et leurs bibliothèques, et, séparément, les bibliothèques de fabrique et celles de paroisse qui augmentent tous les jours en nombre et en volumes, à mesure que le goût de l'instruction et de la lecture ‘æ répand 11} davantage.
\ L'institut polytechnique, fondé en 1856, principalement par Bibaud jeune (3) et le Cabinet de lecture fondé par M. l'abbé Mi} L. Regourd, sont de vrais athénées où de jeunes et vigoureux ‘A athlètes, ambitieux de la retommée et de la gloire littéraire, | s’assemblent pour combattre dans la noble arène des arts.et des sciences, en faveur de leurs progrès.
Eneffet, ces jouteurs habiles, pleins d'ardeur et d’'émulation, y font souvent des lectures et des discussions très-intéressantes sur des sujets ayant trait aux beaux-arts ct aux sciéncés. (4)
À Ainsi la peinture, la sculpture, la musique.et la ‘poésie ; les pue
A1 mathématiques, la philosophie 2t l'histoire y sont par eux débiniée ‘14 traités avec un intérèt, un talern. et un succès qui. feraient M ï l'admiration des savants des vieux pays. de Moi x HI Ces athénées sont encore naissants ; mais les fondateurs et parois: FA les initiés sauront s#ps doute attirer de plus en plus, dans ÉTTUTS nl leur enceinte, des émules et des émulateurs qui seront eux , | (M | ) d'autre F Fi (1) La société littéraire et historique de Québec a présenté, le 13 octobre ou Fe {] 1861, au Vicomte Monk, use adresse de bienvenue en sa qualité de Gouver- Es au
1 neur-Général du Canada, et sa réponse, comme celle qu'il fit à d’autres naître ï adresses semblables, fut fort obligeante et encourageante. rempla 4, (2) Mgr. Plessis, Evêque de Québec, et M.J.B. Faribault, avocat, et Véri. 1 greffier de l’Assemblée Législative, ont beaucoup contribué à la fondation du Cab | de la société historique de Québec. rc À (3) Voir dans l'appendice note 24. ut im
RER (4) Le mot lecture et le mot lecteur ont chacun une nouvelle acceptation se sont ù à parmi nous. Outre la signification rropre que nous trouvons. dans tous les leur in ff dictionnaires, le mot lecture signifie thèse, dissertation, discussion. ou *ropre US | discours écrit a l’auteur lit à une assemblée, et nous appelons ‘: leclureur” À l’e h: au lieu de lecteur, celui qui fait publiquement cette lecture. C'êst en partie dèl Ja! dans ce sens que j'emploie ici ces mots, êt je suis certain d'être bien compris / modèle
À des canadiens de toute origine. sur les
+ 1 En 1825, Ant Lectureur sur les règles de prononciation de la langue leitré, ( française à l’Université Dartmouth, à Hanover, N. H. faire à
Der bé UN ST Ts.
mêmes suivis de continüateurs courageux et constants. Comme leurs devanciers dans la lutte, ils sauront, eux aussi, y attirer d'autres jouteurs et s'engager dans de nouvelles rencontres, afin d'obtenir de nouveäux succès. Ils y feront au moins la lecture de leurs œuvres littéraires, et, comme toujours, à un auditoire nombreux ét reconnaissant. Or, cet auditoire se composera toujours -de deux classes de personnes ; de celles
ui ont besoin de s’'instruire, et de celles qui cherchent à se
élasser un peu de la gravité officielle et des études silen. ciéuses. ‘
Les combattants el: les ‘ lectureurs trouveront donc toujours dans lg qualité des auditeurs, un motif d'encoura gement assez puissant pour lés porter à faire tout en leur pouvoir afin de leur être utiles et agréables. Ce sera le moyen: de mériter leur approbation et la continuation de leur patronage éclairé. hr
Le Cabinet de lecture paroissial 4 été organisé le 2 février 1857, et inauguré solennellement le 16 du mème mois, sous des auspices très-favorables. Il a été incorporé le.20 mai 1858, et dès lors les fondateurs prirent la résolution et les moyens d'ériger pour cette n@uvelle institution une bâtisse qui’ püût répondre au besoin. C'est celle que nous voyons aujourd’hui vis à-vis le Séminaire de St. Sulpice, sur la rue Notre-Dame.
Mgr. l’'Evêque de Montréal, MM. les supérieurs du Séminaire de St. Sulpice, les RR. PP. Jésuites, du collége de Ste, Marie, à Montréal, et M. le Directeur de cette assaciation sont, ex-officio, membres de la corporation dans laquelle se trouvent aussi plusieurs laïques très-recommandables, tels MM. M. Beaudry, R. Bellemare, Dr. E.: H. Trudel, À. L. Moreau, N. P.,etc. Ce dernier est décédé le 18 novembre 1866, à l’âge de 60 ans. ,
M. l'abbé L. Régourd, membre lu Séminaire dé St. Sulpice de Montréal, a été le premier directeur du Cabinet de lecture paroissial, et l'on peut dire que, par ses soins assidus et son zèle infatigable, cette belle institution, à laquelle nombre d’autres citoyens des plus respectables et des plus influents ont pris une part active et très utile, grandit rapidement sous les auspices des MM. du Séminaire de St. Sulpice, et fait naître les plus belles espérances. M. l'abbé Desmasures a remplacé M Regourd:- ;
Véritablement, les peines et les sacrifices que les fondateurs du Cabinet de lecture se sont si généreusement imposés, le but important qu'ils se proposent et la noble mission dont ils se sont chargée pour l’atteindre, indiquent qu'ils ont donné à leur institution un nom trop modeste et d’une signification
*rop restreinte.
A l'exemple du Séminaire St. Sulpice de Montréal, dont le modèle est à Paris, le Cabinet de lecture est destiné à marcher sur les traces de l’Athénée de cette grande capitale du monde leitré, et les progrès signalés que les fondateurs ont déjà fait faire à cette grande et belle œuvre littéraire et scientifique,
les'atitorisent aniplément à lui donner dès maintenant, un nom plus analogue au rôle important qu'elle est appelée à remplir au milieu de’tant d'institutions classiques dont les nombreux élèves, formés déjà dans :les arts et dans les sciences, ont besoin, au sortir de leur oours:d'études, d'un lieu commun de discussion, ouvert et accessible à tous, pour $'instruire avantage st mieux se former mutuellement dans l’art orataire.
Montréal, la plus puprenee (1) et la plus opulante-ville du Ganaëa, ‘où l'esprit d'entreprise n’a pas de frein et lc“progrès matériel pas de bornes, verra toujours le goût-de l'instruction et des lumières s'augmenter avec sa population et sa richesse, et nous avons raison de croire que le besojn d'institutions littéraires de premier ‘ordre se fera proportionnellement sentir. Ce sera'la nécessité du temps, et dont tout le degré sera déterminé par la force des circonstances toujours progressives et pressantes. Or, le Cabinet de lecture de Montréal est indubitablement une institution littéraire de premier ordre dans le gènre didactique. xl seraît donc juste et convenable d'en Changer le nom. et de lui:substituer celui de—ATHÉNÉE de MonTRéAL. (?)
Québec a ses beaux Séminaires et s® Université ; Montréal a ‘aussi iles siens ni moins beaux, ni moins nombreux, ni moins prospères et son Athénée, et le Bas:Canada qui jouit de ses institutions éminemment catholiques:et nationales, proclameratoujours ce grand avantage avec bonheur et le sentiment d’un légitime :orgueïl. ,
Les-instituts sont des établissements, presque tout catholiques, qui ont'été faits par contributions volontaires, et qui se sont maintenus ‘de ka même manière, et, jusqu’à dernièrement, avec une aïde annuellé donnée par la législature comme ‘encouragement à chacun eux. Cette aide était généralement employée à augmenter Îles bibliothèques attachées à ces établissements.
Pendant mon administration, les commisgaires &’école ont eu la somme de £500 à se partager comme aide pour l’établissement de bibliothèques publiques :sous leur contrâle, et j'ai beaucoup regretté de n’avoir pu leur distribuer une plus:large somme pour cette fin, parce qu'elles paraissaient très-propres à contribuer à répandre l’instructien dans les paraisses, au moins le goût de la lecture.
Les bibliothèques des instituts de campagne, qui semblent ètre opposées aux bibliothèques de paroisse, ne sont pas sou: mises à un contrôle qui nous donne autant de garantie que célui des commissaires d'école et surtout des fabriques, et, outre que parfois il s’y glisse quelques abus regrettables, ces instituts ne sont guère que les chambres de nouvelles. On y reçoit, pour cette fin, les journaux périodiques convenables.
(1) D'après: le dernier recensement, sa population est de 80,237 âmes. Aujourd’hui, elle est estimé à près de 150,000 âmes.
(2) Voir dans l'appendice note 25,
1lya (1) °M.
21 décemb exemplaire jeunesse: st
instruits, EH. R. Casg qu'on ne pa tesse des Faribault a
qui, en qua position nn de cètte bi quable par
Les membres du clergé dirigent généralément les hibliothèques de paroisse, suit q'etles'soient sous le contrôle des com missaires d'école ou nom. J1 existait des Bibliothèques de
aroisses établies par le clérgé, avant celles établies en vertt
e la loi d'éducation, sous te contrôle des commissaires d'école. Mais les bibliothèques de paroisse, établies par le clergé n'étant encore ni assez nombreuses ni assez volumineuses, 1l était désirable de lés augmenter toutes. Or, elles Pont été par leur union à celles établies sous le contrôle des commissaires d'école, et l’on voit aujourd’hui, des bibliothèques considérables formées au moyen de cétte union. (Voir l’addendum sur ce sujet à la suite de ce chapitre.)
Au nombre des bibliothèques publiques, naus avôns éncore celle du bureau d'éducation et cefle du Parlement provincial, lesquelles pour être moins répandues, ne sont pas moins importantes et utiles. UP)
-Ces deux bibliothèques sont maintenant réunies ‘dans ‘la bâtisse du parlement provincial. ‘Ceïle du bureau de l'éducation, plus nouvelle ‘ét moins connue, estcépendant plus recommandable, tant à cause du choix des Jivres que du nombre de volumes qui la composent ; et elle augmente ét se répand sig jour davantage, au grand contentement des amateurs. Elle comprend 11,000 volumes.
La’bibliothèque du Parlement fédéral est encore composée de plus de 60,000 volumes, après avoir été deux fois incendiée et deux fois renouvelée à grands frais, par les:soins empressés et Pactivité constante de notre aimable compatriote, G. B. crea ere et anCien‘officier de l'Assemblée Légisative.
Lors de l'incendie du Parlement, à Montréal, le 25 avril 4849, la bibliothèque parlementaire contenait plus de ‘25,000 volumes bien choisis et bien reliés qui devinrent la proie des flammes.—Cette perte causa à tous nos hommes de lettres une profonde douleur, et spécialement à M. Faribault. (1)
11 y a encore une bibliothèque qui a rang parmi les plus
(1) M. G. B. Faribault, né à Québec le 3 décembre 1789, y est décédé le 21 décembre 1866, à l’âge de 77 ans. après Avoir ‘rempli une vie ‘utile «et exemplaire. Il a rendu de grands services à la ‘science historique et à la jeunesse studieuse dela capitale du-Bas-Canada.
D'habitudes studieuses et réfléchies, et de mœurs régulières et doudes, M. G. B. Faribault était d’un commerce fort agréable. Tout le monde .se plaisait en sa compagnie, et il était recherché surtout parmi les hommes instruits, : Voici d'ailleurs ce que dit avec beaucoup de raison, M. Fabbé H. R. Casgraiïn qui a écrit la vie de M, Faribault. ‘Il est une aristocratie qu'on ne parviendra jamais à détruire ; c’est celle de l'urbanité, de la politesse des manières, de la dignité et de la noblesse des sentiments. Or, M. Faribault appartenait à cette aristocratie qui ne passera pas.” :
M. G. B. Faribault est remplacé, comme amateur, par M. A. Gérin-Lajoie qui, en qualité de bibliothécaire du parlement, sait unir aux devoirs de sa position nn zèle et un dévouement non moins distingués pour l'augmentation de cette bibliothèque, M. A. G. Lajoie est d'ailleurs un littérateur remarquable parmi les plus habiles au sein de notre jeunesse canadienne.
utiles, et qui est propre à faire beaucoup de bien dans les limites de. sa circulation. Je fais allusion à la bibliothèque de l'association es instituteurs à Québec, pour l'augmentation de laquelle:la législatüre. a accordé :une aide. Elle est considérée comme une espèce de bibliothèque publique dans la sphère qui lui est donnée. Elle est incorporée par acte du parlement provincial passé en 1849.
La bibliothèque de la paroisse de la ville de Québec, fondée par son.ancien curë, devenu Mogseigneur Baillargegn. com prend plus de 4,000 volumes.
La bibliothèque. de l'Evêché de Montréal est composée de plus de 5,000 volumes, et celle de l'archévèché de Québec:de plus de 6,000.
Les bibliothèques de paroïsse comprennent ensemble plus de 100,000 volumes, et les bibliothèques de nos colléges et de nos autres maisons d'éducation supérieure’ renferment plus de 100,000 volumes, dont près de 50,000 volumes: appartiennent au Séminaire de Québec pour l'usage de ses membres, pour celui des étudiants en théologie, pour celui des élèves du cours classique et pour celui des élèves de l'Université Laval.
La bibliothèque du Barreau du district judiciaire. de Montréal est de 7,000 volumes; celle du Barreau du district de Québec de 3,000; : k
La bibliothèque de la société historiqué de Québec de 10,000 : celle de l'institut médical de l'Ecole AE Médecine de Montréal de 250 ; celle du parlement de la province de Québec de 8,000.
La bibliothèque du parlement fédéral à Ottawa, et dont-la
province de Québec à le droit de réclamer la plus grande partie placée là, pendant l'union des deux provinces du Canada, se compose de 62,000 volumes bien assortis.
La valeur totale de nos établissements d'éducation, pour les
garçons seulement, est près de £460,000, et £15,000 ne paieraient pas, dans leur valeur, nos cabinets de physique, de chimie et d'histoire naturelle. Ceux des coteges de Québec et de Montréal seuls valent chacun plus de £5,000. . Le séminaire, le collége de Québec et l'Université Laval seuls sont estimés à £100,000, et le séminaire et le collége de Montréal, et le nonveau séminaire de théologie établie en cette ville, sont estimés à une somme de plus de £100,000. Les mers établissements sont la propriété des MM. du séminaire
e Québec et les derniers celle du séminaire de St. Sulpice de
Montréal.
La bibliothèque du: ‘abinet de Lecture du Séminaire de St. Sulpice de Montréal se compose de près de 6,000 volumes d'ouvrages très bien choisis qui sont mis à la disposition du
peuple. (1)
(1) Le cabinet de lecture, institution Littéraire qui doit son existence et son bon fonctionnement au zèle et au dévouement des Messieurs du Séminaire do St, Sulpice dé Montréal, vient de voir sa bibliothèque considérablement augmentée d'ouvrages précieux, et surtout d'ouvrages qui ont trait à
meme.
Ces milli( clerg et ma tion, calom
Que les nc qu'ecc riches
appart exemp et.celk de Troi
Québec Lafont:
Taylor, main, «
la dittérat toute aux unes ge orthodoxe ‘ L'inau . du cabine concours maison, y
notre stud dans toüte partactive
pérsuasivy Comme française, de Ja jeun bibliothèq grätuiteme £ens du m« dis à la pol triels; sont, instructifs veillées fort Le Sémir
ce moment, 1440 pieds 4 complète gt dans l'Amé (1) Malo, de Montréal Lecteur, Vous jugez à Rivières, ne afin de faire trouveréz ré vertus ‘du n nombre d'o
Ces faits, l'œuvre spontanée d'une population de moins d'un million, donnent une:idée des sacrifices et des travaux que le clergé et le peuple du Bas-Canada ont dù s'imposerspour:faire et maintenir tan d'établissements, afin de répañdre l’instruction, et prouvent mieux que tout argument combien on les a calomniés, lorsqu'on les a accusés d’être opposés à l'instruction.
Que serait-ce donc, si l’on nous permettait dementionner les nombreuses bibliothèques des; particuliers, tant civiles q'ecclésiastiques,-qui ont régni, à grands frais, des collections riches et variées ? ue GC b'atia
Entre. beaucoup d’autres: bibliothèques. très-précieuses, appartenapt à des particuliers, nous pouvons mentionner, par exemple, celle de Messire L. Ed. Bois, curé de Maskinongé, et.celle de Messire. L. S. Malo, curé de Bécancour{{}; diocèse de Trois-Rivières ; celle de M. l'abbé Bolduc,del'Arehévéché de Québec ; celle de Fhon. Saveuse de Beaujeu,icelle de Sir, LH. Lafontaine, celle :do. l'hon: D: BB. Viger, celle de. Hugh Taylor, avocat, de. Mentréal, celle. de M.-l'abbé J. B: St. Ger main, curé de St. Laurent, etes êt@ 1 422,2:
gt PES gt nd la littérature et aux diverses professions savantes. Cette augméntation; faite toute aux frais du Séminaire de St, Sulpice, est spécialement en faveur des jeunes gens de lettres, pour leur donner gratuitement, .dans . une sphère orthodoxe et saine, des moyens d'instruction faciles et sûrs,
: L'inauguration de vetle augmentation tient d’ayair lieu dans la belle salle
. du cabinet de lecture du Séminaire de St.* Sulpice au miliéu d’un’ grand
concours d'amis de l'éducation: ‘M, 4'abbe.F.: Martineau, membre. de cette maison, y a fait uu. discours instructif:et: fort enconrageant: à l'adresse. de notre studieuse jeunesse de Montréal. Dans cette occasion solennelle: comme dans toutes celles où le Révérend M. Martideau est appelé à prendre une part active, l'éloquence du cœur s'est fait rémarqter et a été, comme toujours, persuasive et convaincante. Ris ?
Comme on:le voit, de là pärt de nos deux anciéns'sémirraires de fondation française, c'est à qui fera le. plus. d'efforts et de sacrifices, pour l'instruction dela jeunesse du pays. À Montréal, le Séminaire augmente pour cette. fin une bibliothèque déjà considérable, et à Québec, le séminaire double presque, et gratuitement aussi, plusieurs des @bürs universitaires en faveur des jeunes gens du monde qui n'appartiennent pas à l'Université: * Cés cours gratuits, radis à le portée de tous, dans un éens pratique et'applicables aux arts industriels; sont, pour les nombreux jeunes gens qui lés:suivent, toùt ‘à la fois instructifs et amusants, . Etant «lonnés la soir, .ils:.leur font, passér des veillées fort agréables. F
Le Séminairé de SL Sulpice de Montréal fait construire à la montagne en ce moment, près du Séminaire des veclésiastiques, un collége classique dé 1440 pieds de long à quatre étages. Cette bâtisse sera la plus vaste, ke plus complète Qt la plus gommode eu ce genre dans le Canada, et probablemerit äans l'Amérique Britannique, Nr j;
(t). Malo, bibliophile et antiquairc, est un élève et condiseiple. du collège de Montréal. sp AN à
Lecteur, ‘si‘pour interrompre tn peu la monotonie de vos occupations, vous jugez à propos de faire une petite excursion dans le district de Trois- Rivières, ne manquez pas de faire visite à M, l'abbé Bois et à l'ami Malo, afin de faire la connaissance de:ces. hommes d'érudition et de génie, vous trouveréz réunies chez l'un-et l'autre les qualités du gentilhomme et Jes vertus du prêtre, pour vous éditier, ‘et une bibliothèque volumineuce et nombre d'objets de curiosité, pour vous instrnire et vous imméer:
La bibliothèque de l'hon. D. B. Viger est Ph er rer en
artie la propriété du collége de St. Hyacinthe; celle de cs
fontaine à été, après sa mort; vendue en mener lencan, et celle de M. St. Germain est maintenant là Enr. du collége de St. Laurent auquel il en avait fait donaran son Le bibliothk ue de lhon. M. L.J. Papineau, à ne ermons comprend 6,000 volumes, celle du KR. RR drià au: su endroit, 400 Hg et vs bien ue Taillefer, aussi au
à roit, 720 volumes, bien assortis.
re rare de toir chez des curés el chez des ri des bibliothèques composées de plus de ns gere : ien choisis. MM. les VV. GG. Deschenaux et Demers, et le uge Sewell ser es a bibliothèque privée comprenan
é plus de 5 vokimes. ; na el ga HAVE privées et des collections de bn on crits que le gouvernement ne devrait pas mamquer à drop À: de réunir, après la mort des particuliers, pour e . Ê +4 fondation publique qu’il pourrait confier à la garde sn ; logues compétents; autrement, ces livres et Co re res se isolés, sont Las généralement inconnus et comparativemen iles à la science.
à Papers oc le gouvernement pourrait s'assurer de la curieuse autant que riche collection de feu le commandeur Jacques Viger, et celle de Sir James Stewart, décédé juge en chef du barreau du Bas-Canada. Celle de Messire Bois, : es des plus considérables possédées par un Se din du + canadien, pour être moins cogne que la première, n jp. ni moins variée, ni moins volumineuse, et surtout ni moins E ps choisie, ni moins appréciable. Dans le Travail “rat le Messire Bois, comme dans la ‘ Saberdache” du commandeur Viger, l’on trouve réunis livres rares, cahiers Mere M4 crits, plans de bâtisses, plans de terrains remar Fa eg por traits, profils, signatures autographes, des co se spa ds journaux périodiques, les brochures, les ouv rages : ous 1 travailleurs canadiens, et encore beaucoup d'o jets e curiosité. C’est pour n'avoir pas réuni nos “collections bte nous nous sommes vus 6bligés de faire copier, à grands vais à l’étranger, des choses que nous aurions pu nous procurer
> 108 concitoyens. :
us als catholiques, à l'exceptiqu. de me ae Quebec et de Montréal, et du collége Ste. Marie’ à Montréal, sont des fondations canadiennes, et, à lexception SRE ra savoir, Les colléges de Terrebonne, de St Michel, de L SANT A tion, et le collége de Joliette, des prètres seuls ” Ki fondateurs, au moyen de leurs épargnes, et de laide de ici cd et obtenue par eux des amis de l'éducation. Encore, fe À fondation de ces quatre derniers, le besoin de la main & pa reuse du prêtre s'est-il fait sentir au point d'en a É coopération active et constante pour s'assurer du succès.
"qui pro!
à l’égar butions sements ou à les fréquen
prononc enfants.
La pri de:ses e nombre membre leurs .
le clerg Sur le juges c:
catholi plus: zé et nil dans nos membre:
Je m'e dication clergé ca modestie les noms était besc intéressa: outre qu pourrais D’aille:
de ma c saurait de n'est. que liques. 1 un objet « qu'elle a ronnés d' ajouter le Convainq
{1j Voir d
ne 7 ©
Ces faits sont notoires, el parlent plus éloquemment à la louange du clergé catholique du: Bas-Ganadñ que tout ce que l’on pourrait dire de plus, pour lui faire hpnneur, et cr, d'autant pros que dans son dévouement à la canse de l'éducation, il s’est toujours montré plus généreux et plus courageux, pour combattre les obslaeles qui s'opposaient souvent à son œuvre bienfaisante.
. D'un autre côté, le peuple n'a jamais fait défaut au clergé à l'égard. de l'éducation. Leimontant considérable des contributions faites par les laïques, pour aider à faire les établis. sements. d'éducation énumérés dans les chapitres précédents, ou à les. subventionner, et le grand nombre d'élèves qui les fréquentent-annuellement, sont des faits également notoires qui prouvent d'une manière également. irréfragable, le goût prononcé qu'a le peuple canadien pour l'instruction de ses enfants. *
La preuve du goûtqu'ale peuple canadien pour l'éducation de:ses enfants se voit encore dans le: fait que le:plus grand nombre de: nos hommes de profession, comme aussi des membres du clergé, et surtout. de nas hommes distingués par leurs talents et par leur probité, dans: le monde comme dans le clergé, en tirent leur-origine.
Sur le banc de la justice, à.très-peu d'exceptions près, les juges canadiens-français, et, dans lépiscopat, les évèques catholiques en Canada, sont des enfants du peuple, et: ies plus: zélés comme les plus habiles défenseurs des droitsiet et priviléges du peuple canadien, sont de-ses enfants, formés dans nos institutions classiques, établies et dirigées par des membres du clergé catholique.
Je m'arrète ici, dans ce genre de preuve faite en reven: dication de Fhonneur injustement attaqué du peuple et du clergé canadiens. et je m'abstiens, pour éviter de blesser la modestie, de signaler Spécialement ceux: de,nos hommes dont les noms seuls auraient toute la force d'un'corollaire, s’il en était besoin pour le.succès de ma thèse. Il serait sañs doute intéressant.de poursuivre plus loin ce genre de preuve; mais, outre qu'il m'entraînerait dans de grands détails, je ne pourrais rien dire de mieux, en voulant prouver: davantage.
D'ailleurs, l’histoire est là pour les résumer tous à l'appui de ma conclusion que ni l'astuce, ni aucune subtilité ne saurait détruire. Or, l'histoire du Canada sous ce rapport, n'est: que l'écho de ce qui se passe dans les autres pays catholiques. L'instruction y a toujours été, de la part de l'Eglise, un objet d'attention-et de sollicitude spéciales, et tes sacrifices qu’elle à faits pour la répandre ont généralement été couronnés d'un: grand succès. (ti Cependant, je crois devoir ajouter le fait suivant, parce qu'il est àda fois honorable et convainquant à un haut degré.
{1} Voir dans l’appendice note 2? et 26.
Un fait entre mille autres également conclusifs,qui prouvent le goût de l'éducation et le concours du clergé et du peuple canadiens dans la pratique des moy®ns' propres à la répandre dans 16 pays, se trouve encore dans 12 fondation de la société littéraire de Québec, en 1809, et dans la fondation, des sociétés d'éducation du district de Québec, en mai 1821, et de Montréal, en 1858. à La société littéraire de Québec fut fondée en 1809, et, en cette année, Louis Plamondon, célèbre avocat de Québec, em était le secrétaire. | La société littéraire et historique de Québec, fondée en 1824, est une autre société qu'il ne faut’ pas confondre avec la remière. Cette autre société fut incorporée en 1829 à ld société ondée à Québec en cette mème année, pour l’encouragement des arts et des sciences. Elle a publié plusieurs volumes d’annales qui contiennent des essais lus à ses séances. Les fondateurs, tous canadiens-français, obtinrént en 1831, une charte royale par l’eñtremise de Lord Dalhousie, gouverneur général du Canada, qui, nonobstant ses torts politiques, s’est montré toujours ami de l'éducation cet des lettres en ce pays. En 1841, un excellent traité de Géographie, par l’abhé Holmes, fut publié à Québec, sous la direction de la société d'éducation de Québec, et je me fis un devoir d'en recommander l'usage dans nos écoles primaires établies subsé. quemment. c 4 Outre le cabinet de Sol rt et un musée d'histoire naturelle, provenant principalement du musée de Pierre Chasseur, que la Législature Provinciale avait acquis pour la somme de £500, en 1836, la société littéraire de Québec ossédait une bibliothèque composée de plus de 3,000 volumes ien choisis, et de plusieurs manuscrits précieux qui devinrent malheureusement la proie des flammes en 1854, lors de l'incendie des anciennes bâtisses du parlement du Bas-Canada, où elle s'était installée après l'union des deux provinces du Canada. d Fondée:sur un projet de loi passé en 1820, dans les deux chambres du parlement du Bas Canada, mais référée à Sa Majesté, là société litteraire comptait 197 citoyens présents à sa première assemblée qui se considéraient’ dès lors tous commemembres fondateurs, déclarañt en même temps qu’il était urgent de mettre sur pied une requète qui serait signée par les citoyens de Montréal et de Trois-RiVières, comme de Québec, à l'effet d'obtenir la sanction royale de ce projet de loi et de perpétuer la dite société et qu'un comité composé de 21 membres, fût en conséquence nommé, avec autorisation de payer les frais à encourir pour ces finis. Ja somme de £366 tut souscrite à l'instant même pour les atteindre.
Pau patri Cana:
les N les-H tiques nie des di Neilsd Supér Plessi Neilso Législ
dessus savoir Grand est dé dépens des écd Une dd nomm
La s( et hist à répai sont e1 spécial
née de de de de
s officiers de la société nommés alors furent :
° J'Frs. Perrault, président, protonotaire.
Jérôme Demers, ptfe, ler vice-président. : Joseph Plante, me vice-président.
Ls. Légueux, secrétaire. order ‘John Neilson, trésorier. a
Le