‹ Mémorial de l'éducation du Bas-Canada [microforme]Chapitre 8 sur 116 · ESS PE ENTER SAME TES · texte numérisé non relu

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martyrs; ({) malgré, dans tous les cas, les fatigues et les privations de toutes espèces auxquelles ils étaient sans cesse exposés ; et encore malgré les guerres incessantes qui avaient lieu simultanément entre les colons de la Nouvelle-Angleterre et ceux de la Nouvelle-France depuis 1689 jusqu’en 1759, et entre ceux-ci et les sauvages qu'ils intruisaient, évangélisaient, et édifiaient tout à la fois.

Les Jésuites qui ont figuré en Canada après la cession de ce. pays à l'Angleterre en 1763, sont : le R. P.Claude, G.Coquart, décédé en 1765, le R. P. Jean-Bte. Labrosse, décédé en 1782,‘ le R. P. Glaspion, décédé, en 1790, et le R. P. Jean I. Cazot, le dernier des anciens Jésuites en Canada, décédé en 1800.

‘ Dans l'automne de 1635, les résidences et les missions de. l4 Nouvelle-France renfermaient déjà quinze Pères et quatre Frères Jésuites” et deux prêtres séculiers, savoir : N. Gilles Nicolet, frire du célèbre Jean Nicolet, interprète et N. Lesueur, de Thury, en Normandie. Les Pères de Brebœuf, Daniel. et Davost s'étaient joints aux Pères Pyart et Lemercier chez les Hurons. Ces deux derniers avaient emmené, en 1636, après deux ans d'efforts douze ënfants hurons pour les instruire ; mais, rendus à Trois Rivières, trois seulement voulurent descendre jusqu’à Québec pour cette fin. C'est au couvent de Notre Dame-des-Anges que les Jésuites avaient établi une école pour les Hurons, en attendant l'érection d'un édifice spécial st plus spacieux.

Le R. P. Réné Rohault, fils du marquis de Gamaches, est celui auquel nos ancêtres furent principalement redevables de l'établissement d’un collége à Québec où les Jésuites leur inculquèrent les préceptes de l'Evangile et les principes de Ja science, pendant plus d’un siècle et demi. ‘

Le R. P. Rohault, jeune et encore novice, consacra une somme considérable pour l'érection, en 1635, du collége des Jésuites à Guébec.

On commença à y recevoir les élèves en 1636, et toujours on continua d’en admettre pour les instruire jusqu'à ce que, réduits à n’y posséder guère plus qu'un seul appartement, les: Jésuites furent obligés de discontinuer jeur œuvre, au moins quant à la partie classique.

Ce collége, après avoir été pendant près d'un siècle et demi, le foyer des lettres et des sciences, l'asile de la piété et de la vertu, fut livré, d’abord aux avocats ét aux plaideurs, pour en faire une espèce de palais de justice, puis aux troupés

(t) Les RR. PP. Jean de Brébœuf et Isaac Jogues sont les plus illustres de cos martyrs. ’

Nous tenons du R, P. Félix Martin. ancien Recteur du collége des Jésuitss à Montréal, une vie du R. P, Isaac Joques, décédé.en. 1646.

Ces apôtres de la Nouvelle-France tombèrent entre les:mains des Jroquois, ennemis acharnés des Hurons et des Français, qui leur. firent soufirir à chacun un des plus cruels martyrs. La famille du R. P. de Brébœuffit faire un reliquaire en argent qu'elle envoya au :collége de Québec, ot dans hquel on consorve encore la tite du martyr à l'Hôtel-Dieu de cette ville.

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Cette occupation a eu lieu depuis peu de temps apres la vession du Cenada à l'Angleterre. 11) (sm hs

Cependant, lès Jésuites ont toujours tenu ou fuitctenir des écoles dans leur collége à Québec, jusqu'en: 17740, Mais alors, réduits à un très-petit nombre, sans avoir le pouwoirmi l'espoir de remplacer les défunts, et 1e gouvernement s'étant déjà emparé pour y placer les archives, du seul appartement où ils pouvaient recevair des élèves, et manquant ainsi de profésseurs et de local, ils furent obligés d'abandonner entièrement leur œuvre. Huit ans auparavant, en, 1768, ils avaient déjà été obligés, par les mêmes causes, de cesser de donner l’enseignement classique à plus de 60 élèves qui suivaient leur cours avec succés.

Ainsi, ces instituteurs profonds, expérimentés et habiles, autant que modestes et personnellement désintéressés, qui auraient pu figurer avantageusement dans les premières institutions de la vieille Europe, finirent en Canada comme ils avaient commencé, par l'enseignement élémentaire des con. naissances usuelles.

En avril 1632, le R. P. Lejeuue dit : ‘ je suis devenu régent en Canada ; j'avais l’autre jour un petit sauvage d'un côté et un petit nègre de l’autre auxquels j'apprenais à connaitre les lettres. (3) Après tant d'années de régence, me voilà enfin retourné à l'A, B, G; mais avec un contentement et une satisfaction si grande, que je n'eusse pas voulu changer mes deux écoliers pour le plus bel auditoire de France.”

En 1633, le même Père Lejeune disait: j'étais, l'an passe, maitre de deux écoliers ; je suis devenu riche, j'en ai mainte nant plus de vingt... Mes écoliers me viénneut trouver d’une demi-lieue de loin, pour apprendre ce qui: leur est nouveau... Nous finissons par le Pater Noter que j'ai composé quasi en rimes dans leur langage, et que je leur fais chanter... C'est un plaisir de les entendre chanter dans les bois cé qu'ils ont appris ailleurs.” eu

Les KR. PP. Jésuites, comme en vient de le voir, cammencérent par donner une instruction purement élémentaire à

(1) Le collége des Jésuites à Québec a été fondé deux années plus tôt que l'université Harvard, sise à Cambridge, près de Boston, Etat de Massachussets, et la plus ancienne institution classique des Etats-Unis,

Elle fut fondée d'abord, au moyen d'une taxe générale imposée sur tous ks habitants de l'Etat. Sa bibliothèque sst Ja plus cousiderable du continent d'Amérique. Voir dans l'appendice not: numéro 0.

{2} Les biens des Jésuites avaient excité. Ja cupidité de Lord Amherst qui, ne pouvant s'en emparer directement pour lui-même, ft puendec:per ds militaire en cette année, possession d'une partie du collége de ees4diévours inetitutours pour ÿ loge des troupés anglaises: comme nous svenous-de le voir, ‘ Me # bi

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leurs élèves des différentes origines, lesquels, réunis, ne devaient former, au début, qu'un très petit nombre, au moins pour l'étude des hautes sciences. Mais ces habiles instituteurs attentifs à tous les besoins, et fidèles observateurs de tous les moyens propres à y répondre dans tous les dégrés, surent agrandir et modifier leur cours d'études en proportion du nombre, de l’âge, de l'aptitude et du dégré d'avancement de leurs élèves, de manière à comprendre tout un cours classique régulier et soutenu, d’après le plan suivi alors en France, au collége de Louis le Grand. É

Louis Joliet, baptisé par le R. P. Vimont en Septembre 1645 fut un desélèves du collége des Jésuites à Québec. Le journal des supérieurs Jésuites dit : le 12 Juillet 1666, les premières disputes de philosophie se font dans: la cangrégation avec succès. Toutes les puissances, s'y trouvent. M. l'Intendant, entr'autres, v 4 argumenté très bien, et M. Joliet et Pierre Francheville y ont'très-bien répondu de toute logique.” (1)

Joliet après avoir laissé le noviciat des Jésuites ôù it était entré, fut chargé, par le Comte de Frontenac, de découvrir le

(1) Louisdoliet, né à Québec, était fils de Jean Joliet, charron, dela Rochelle, et de Marie d'Aboncourt, fllle d’Andrien dit Lacaille, et de Simonné d’Orceville. Il eut pour parrain Louis Maheu, et pour marraine Francoise Gifford, de fille de Robert Gifford, sieur de Beauport, et dont les deux autres filles, Marie et Thérèse, épousèrent les deux frères, savoir : Juchereau de St. Denis et Tuchereau Duchesnay qui ont hérité, par ces mariages, do la seigneurie de Beauport, et l'ont conservée sous ce nom, pendant près de deux cents ans.

D’après la recommandation du Marquis de Denonville, Joliet fut chargé de l’enscignement de l'Hydrographie en 1635. À Sa mort, arrivée en 1701, M. de Callière écrivit au ministre de la marine que les Jésuites se chargeraient de cet enseignement,

Une des fillas de Joliet épousa M. Deschaämhault dont deux des descendants furent mes condisciples au collége de Montréal, et uno autre, Pierre François Rigaud, marquis de Vaudreuil.

Pierre Francheville naquit aussi à Québec en 1651, fut ordonné prêtre le 19 septembue 1676, et mourut à Montréal le 16 août 1713. Il desservit lu paroisse de St. Pierre dans l'île d’Orléan: ct celle de Beauport, et était curé de la Rivière Oualle, lorsque la flotte anglaise voulut y débarquer en 1690. I se mit à la tête de ses paroissiens, et repoussa victorieusement les ennemis. {Voir le ‘“ Dictionnaire des hommes illustres et les archives de la paroisse de Beauport.” '

Le KR. P. Marquôt, Jésuite, né en 1637, à Luon, en Picardie, arriva à Québec, le 30 septembre 1666, et mourut sur le lac Michigan en mai 1675, à l'âge de 37 ans, après avoir fait en 1668 une mission fructueuse chez les Outaouuis, et découvert en compagnie de Joliet en 1673, le fleuve Mississipi dont il a publié une relation fort intéressante. Cette relation et la carte topographique de Joliet auraient pu suflire pour établir irrévocablement le fait de cette importante découverte, et, cependant, Joliet en avait fait un rapport détaillé, mais il eut le malheur de perdre ses papiers en descendant dans les rapides au-dessus de Montréal, ;

On a célébré à Québec en 1873, le 200e anniversaire de la découverte du Mississipi avee une grande pompe. Tous les journaux périodiques du temps font l'éloge de cette belle fête qui avait pour nous un caractère historique de nationalité. :

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C'est en 1673 que Joliet découvrit le Mississipi, et, c'est en 1682 que la Salle en prit possession.

Joliet revint en Canada, et fit rapport au gouvernement de sa découverte qu’il accompagña d’une carte topographique. Cet illustre compatriote reçut à titre de récompense, Pisle d'Anticosti en seigneurie, 1nais il en fut dépossédé par les Anglais. (Voir Dictionnaire des grands hommes, par Bibaud jeune. 1

Le collége des Jésuites à Québec, a été pendant 33 ans le seul en Canada, et a eu une existence de 133 années, pendant laquelle il a formé des hommes éminents dans les arts dans les sciences, et qui ont rendu de grands services à la religion et à la société dans la Nouvelle-France. (1)

Le collége établi par Mgr. Laval et confié aux Messieurs du Séminaire de Québec en 1668, a été collaborateur du collége des Jésuites, puis son continuateur. Dans tous les cas, .le collége du Séminaure de Québec y a remplacé complètemént celui des Jésuites depuis au moins-1768, époque à laquelle le Séminaire de Québec admit leurs-élèves au collége de Québec.

Le R. P. Jean-Joseph Gazot, le dernier des anciens Jésuites en Canada depuis la cession étant décédé le 16 mars 1800, (2) le roi d'Angleterre fit définitivement prendre possession de | tous les biens des Jésuites en ce pays, quoique PAssemblée Législative, voyant en 1793 que les Jésuites étaient presque tous décédés, avait dès lors prudémment réclamé ces biens pour ètre employés à l'éducation des Canadiens, suivant l'intention des donateurs. (3) :

\l) Entre fes hommes distingués qui ont reçu leur éducation au cotiège des Jésuites établi à Québec, nous voyons Jacques Cartier, le grand-père de Sir George Etienne Gartier, notre compatriote. Cet aïeul naquit à Québec, en 1750, mais il laissa cette ville pour aller s'établir à Chambly, district de Montreal.

Le père de celui-ci avait laissé la France en 1735, pour venir s'établir comme négociant à Québec.

Sir George, né à St. Antoine de la rivière Chambly, le six de septembre 1814, émigra de cette paroïsse pour aller s'établir à Montréal, où il se fixa comme avocat. Elève du collége des Messieurs de St. Sulpice étabh et L dirigé par eux à Montréal, il s'est de tout temps montré particulièrement

attaché aux institutions de cette compagnie, et. il a su en apprécier toujours hautement les œuvres et le mérite. (Voir dans l'appendice la note No, 2.)

(2) A l’âge de 7! ans.

3 } Les donations faites aux Jésuites, consistaient en seigneuries qui leur ont été concédées pour le soutien des missions catholiques ct pour l'instruction de la jeunesse, La seigneurie de la Prairie de la Madeleine, et celle de Batiscan-étaient de ce nombre, ainsi que plusieurs fiefs sis dans les villes. Les Récollets n'ont jamais eu de dotations de ce genre.

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Ges biens, moins le collége à Québec et quelques autres parties moins importantés, ont été, depuis 1832, mis à la disposition de la Législature Provinciale pour l'objet de l'éducation, en vertu de l'acte 2e Guil. IV, ch. 41, continué en force par l’acte d'Union, section 46, 50 et 55.

Les revenusqui proviennent des biens des Jésuites, moins ce qui en est distrait pour en payer l'agence, sont employés depuis 1856, à solder les instituteurs et à payer les frais des Mer Tdi mia tenues dans le Bas-Canada, puis à faire des allocations aux maisons d'éducation supérieure, protestantes et catholiques, indistinctement. Mais ce n'est là qu'une petite restitution des biens des Jésuites à leur fin primitive,

uisqu'ils avaient été donnés et acquis expressément pour ‘éducation des catholiqus, et que les protestants, qui forment aujourd'hui envir: ‘a ‘ters de la JORRON du Bas-Canada, en :prennent leu ...: Anportionnelle pour léducation de leurs propres enfants : : forme de solde aux inspecteurs d'écoles protestants au: j16cepteurs des High Schools de Québec et de Montréal, instituteurs d’écolesnormales protestantes, et sous forni ï'allocations annuelles faites, à leurs maisons d'éducation supé: cure.

Cependant, en l'absence des J:uit°, qui n'étaient véritablement que les dépositaires et ies administrateurs de ces

biens, il n'aurait été que juste de les mettre entièrement à la:

disposition des Evêques catholiques du Canada, pourètre par eux employés exclusivement à l'éducation de la jeunesse catholique du pays. Aussi, Mgr. Hubert, Je évêque de Québec, les a-t-il réclamés exclusivement pour cette fin. Au moyen de'ces biens, il voulait fonder un troisième collége au Canada. (1)

J'ai donné ouvertement mon opinion en faveur de cette réclamation, toutes les fois que j'ai eu une occasion opportune de le faire, et notamment dans mes lettres de 1838 sur l’éducation, et auxquelles le journal intitulé ‘ les Mélanges Religieux, ” publié à Montréal fait allusion dans son 4e No. (du 13 Août 1841.)

Outre que les actes impériaux de 1774 et de 1791 ne proclamaient rien de positivement contraire à cette réclamation, l'acte provincial de 1832, plus formel sans néanmoins l'être assez sur ce sujet, déclare que les revenus des biens des Jésuites seront affectés à l'éducation, parce qué telle était leur destination primitive, et qu'ils avaient été pour cette fin, mis à la disposition d’un corps religieux enseignant.

D'ailleurs, Lord Goderich, secrétairé des colonies britanni: ques, avait admis, dans sa dépêche du 7 juillet 1831, que les biens des Jésuites en Canada ont été spécialement destinés à l'éducation. C'était déjà une admission bien précieuse, mais

(1). Ge collége fut fondé quand-méme : c'est celui de Nicolet ouvert en 180%. Voir son historique, article XITL.

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Les terres, biens et possessions dort les Jésuites ont joui en

à Canada, tant en fiefs et seigneuries qu’en roture, leur avaient

été donnés en toute propriété par le roi de France, par le Duc de Ventadour, par la compagnie des commerçants du Canada et par de généreux particuliers qui, animés de l'esprit dont se fortifiaient ces saints missionnaires, faisaient volontiers, entre

leurs mains, des sacrifices considérables pour les aider à

atteindre le but qu'ils avaient en vue. Quelques autres arties des biens des Jésuites avaient été achetés par eux de eurs propres deniers pour la même fin, et ces achats avaient été approuvés par le roi, en vertu des mêmes lettres patentes de 1678. Mais le droit du plus fort a anéanti tous ces titres, et le gouvernement anglais n’est malheureusement pas resté sans imitateurs. En France, mème en Italie et ailleurs, on en a fait autant relativement à différents ordres religieux, et le peuple sans instituteurs pour ses enfants, etsans guide ni

Bconseil pour lui-même, est laissé à la merci de la révolution

spoliatrice et sacrilége..

Les revenus provenant des biens des anciens Jésuites doivent

donc être employés à l'éducation: la chose est admise de tout

côté.

à Or, à l’époque où les biens des Jésuites en Canada furent insi consacrés à l'éducation, la foi du souverain, des dona:teurs et des donataires, des dépositaires, des administrateurs et des comptables d’'iceux, était sans exception catholique. Ils ’avaient tous ensemble en vue qu’un seul et même but, d'éducation catholique en la Nouvelle-Franee ; grand but qui était ‘objet de leur occupation constante ct de leur plus vive sollicitude. Les vœux, les efforts et les sacrifices du roi et du lergé de la vieille France, comme ceux du gouvernement et les missions de la Nouvelle, concouraient tous uniformément vers cet objet primordial sur la réalisation duquel ils fondaiént haturellement toute leur espérance du bien moral et matériel u'ils étaiént appelés à faire en cette colonie importante, et amais, sous les auspices des mêmes autorités et des mèmes ois, ces biens n'auraient été détournés de ce grand objet, et e, d'autant moins que les Jésuites étaient plus spécialement onstitués, pour l'atteindre, l’organe à la fois de Rome et de la rance.

Suivant un axiôme constant et universéllement reconnu, un on fait à un corps religieux régulièrement établi pour

l'administration d'une institution d'éducation ou de bienfaisance, est un acte pie, et les biens mis à sa disposition pour l'un ou l’autre objet, sont considérés, avec raison, comme cousacrés à Dieu, Dans l’un et l'autre cas l'Eglise, est natu. rellement la gardienne responsable de ces biens sous la protection des lois de l'état, (1) '

Le principe de cet axiôme est évident; c'est. celui-de la liberté de conscience, au moins de la liberté individuelle. et collective de faire du bien à l'humanité: Son application est toute dans l'intérêt de la conscience, du prochain et de la

loire de Dieu. Ce principe est juste et raisonnable ; il est fondamental et péremptoire, puisqu'il est fondé sur l'établissement même de l'Eglise dont les droits et priviléges, comme son caractère, sont sacrés et immuables. Ainsi, ses dons sont faits toujours dans un but de charité ou de justice, et suivant les maximes de l'Evangile.

Or, c'est d'après ce-principe et eu vue au moins de l'un de ces buts que les Jésuites et les Récollets en Canada se trouvaient en possession de biens considérables, lors de la cession de ce pays en 1363, par la France à l'Angleterre. Ils leur avaient été léguës, par des personnes charitables et pieuses, expressément pour la propagation de la foi et de

‘éducation catholique. C'est à ces conditions, civilisatrices | et humanutaires, qu'en leur double qualité de missionnaires | et d'instituteurs, ils étaient tenus de les administrer sous À les auspices de l'Eglise et de l'Etat dont ils tenaient simultanément, à cet effet, l'autorité nécessaire. Tls étaient respectivement constitués en corporations civiles, canoniques | et légales pour cette fin.

Ainsi, les circonstances relatives aux biens des Récaollets étant les mêmes que celles relatives aux biens des Jésuites, les mèmes raisons et les mêmes principes peuvent être invoqués, et nous conduire aisément à la même justesse des déductions qui en découlent : savoir : que les biens de l’un et l’autre corps sont, incontestablement la propriété de l'Eglise catholique, pour être, par elle ou par ses chargés'de pouvoir, | employés exclusivement à la propagation de 12 foi et de l'éducation catholique en Ganada. (À)

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| hi . {t) Un don fait pour des fins charitables et humanitaires est souvent un | FI | acte expiatoire, quelquefois même:une restitution raisonnée et consciencieuse | EI de la part du donateur. Dans l'un ou l’autre cas, qui a le droit d'intervenir | HE di pe ox conscience timorée du donateur-et Dieu ? Il est évident que, dans .{ EE HU l'un et l’autre cas, les biens qui sont Le produit de semblables donations, sont | ii des propriétés sacrées, et que personne n’a le droit de les détourner de leur | [F f application primitive. Cette application doit-donc avoir lieu sans modification, IH al sans restriction ni résérve aucune, L |} | (2) Les Canadiens, après avoir été dépouillés et privés d'une grande partit des moyens d'instruction dont ils-avaient été si ibéralement dotés par li religion et par la France catholique, ont naturellement été en proie at découragement, et même à la crainte à l'égard des établissements d'éduca: tion qui leur restaient, puisqu'on a menaré le Séminaire de Québec, ce

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Il y avait donc toute raison de conclure que les revenus provenant des biens des anciens Jésuites seraient EH exclusivement à l'éducation catholique, ét que, en l'absence de ce corps religieux enseignant, légalement établi en Canada, l'Evêque catholique de Québec serait, par l'acte de 1832, constitué l'administrateur de ces biens pour l'éaucation de Ta jeunesse catholique en ce pays.

Une année avant la fondation de leur collége à Québec, ïes PP. Jésuites avaient fondé une résidence dans la ville nais sante de Trois-Rivières, et, en 1642 leR. P. Barthélemi Vimont bénissait, au nom de la nouvelle société de Notre-Dame, les fondements de la ville de Montréal. En 1692, les PP. Jésuites s'établissaient dans cette ville, d'une manière permanente, par

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surtout celui de St. Sulpice de Montréal, de s'emparer parcillement de leurs biens, Pendant longtemps la partie rurale dn pays à généralement souffert de ce pénible.état de choses, ct les enfants ont été en grand nombre privés du bienfait de l'éducation.

En 1815, il n’y avait que 19 écoles en opération effective, et, en 1822, 32 dans le Bas-Canada. D'ailleurs, la guerre de 1812 avait beaucoup contribue à y retarder le progrès de l'éducation, et 12 à 15 ans suflirent à peine pour sortir ‘e l’état de gêne où nous avait jeté cette guerre plus coûteuse qu'uütile. -

Cependant, avant le système actuel de l'instruction primaire, les grandes villes du Bas-Canada étaient assez bien pourvues d'écoles, outre les séminaires, dont un à Québec et deux à Montréal, où les jeunes gens bien disposés recevaient une instruction classiquequi répondait parfaitement au besoin et aus moyens des familles, de celles au moins qui étaient dans des conditions aisées.

Le clergé et les parents n'ont pas un seul instant cesser de s'occupér ds suppléer convenablement au défaut de ces institutions, maisil ne pouvaient facilement le faire, à un dégré suffisant, sans une loi permanente, et surtout sans l'assurance que nos établissements d'éducativn seraient respectés et épargnés à l'avenir.

Cette assurance nous # été donnée par l'ordonnance du conseil spécial, passée en 1839, pour confirmer le Séminaire St, Sulpice de Montreal dans la pleine possession et jouissance des biens qu’il tient du roi de France depuis 1677, pour des fins religieuses et d'éducation, et une aide permanente nous a été offerte pour l’objet de l'éducation, par l'acte des écoles primaires, passée eu Septembre 1841. Bien qu'onéreuse et insuflisante pour répondre au besoin, cette aide a néanmoins été pour les amis de le bonne cause, un grand encouragement. L’inauguration n'a eu lieu qu’en Mai 1842, et, malheureusement sous des auspices très défavorables. Cette loi était très défectueuse, et en outre liée et subordonnée à une autre loi nouvelle instituant les municipalités rurales dans le Bas-Canada. Cette dernière loi, très impopulaire en ce pays, était inaugurée tout en même temps, mais ses dispositions, répudiées par le peuple, ne pouvaient que retarder le fonctionnement de la loi d'éducation. L'inauguration de cette loi eut lieu sans ostentation,

Cependant, il ne fallut que cet encouragement et cette assurance pour voir par tout le pays des établissements d'éducation en voie de construction. Aussi, il serait difficile de montrer un pays où il y cu plus de zèle pour l'éducation, et plus d'efforts et de sacrilices faits généralement pour la répandre depuis cette date qu’en Canada. On à donc eu grand tort d'accuser le peuple canadien et sou vénérable clergé d'être opposés à l'éducation, et ce tort serait bien plus grave encore si celte accusation, injuste ét injurieuse,-était audacieusément portée contre nous par ceux-là

même dont les maitres nous ont dépouillés des biens qui étaient destinés à l’édu£ation de nos enfants.

la construction d’une résidence et d’une église à lendroit appelé aujourd’hui ‘‘ Place Jacques-Cartier.”

inviron 35 ans plus tard, en 1727, les habitants de la ville &e Montréal priaient le Marquis de Beauharnais de porter les + Jésuites à y établir un collége.-{Voir l'annuaire de Ville- Marie.)

Les RR. PP. Jésuites, non contents de pourvoir, selon leurs moyens, à l'instruction des garçons en Canada, voulurent contribuer aussi à celle des filles, et ils eurent la. satisfaction de voir arriver à Québec en 1639, accompagnées du Père Barthélemi Vimont, des religieuses Ursulines, habiles institutrices, et des religieuses Hospitalières. Celles-ci se chargèrent de l’Hôtel-Dieu de Québec, le soin des malades devant être leur principale occupation ; mais elles se chargèrent en même temps de donner l'instruction aux jeunes filles qui leur seraient confiées pour leur éducation,

‘ Une lettre de Rome donne les renseignements suivants sur la Compagnie de Jésus : ‘ A la fin de 1863, le nombre total des membres était de 7,529 ou 118 de plus que l'année précédente. Ils ont neuf établissements dont.cinq en Italie, cinq en Allemagne et en Belgique, trois’ en France, deux en Espagne et quatre en Angleterre et.en Amérique. Les Jésuites se divisent comme suit sous le rapport des nationalités : 1,617 Italiens, 362 Autrichiens, 576 Belges, 236 Hollandais, 534 Allemands, 2,266 Français, 368 Espagnols, 270 Anglais, 139 [rlandais, 350 Américaïns et 811 d’autres nations. Les Français sont les plus nombreux comme l’on voit. Ily a à Rome 344 Jésuites et 1,362 sont dispersés sur toute la surface du globe pour les missions ; de cesderniers 560 sont Français, 296 sont Espagnols et 260 sont Italiens, et 246 sont nés dans d'autres pays.”

Ci-suit la liste des Jésuites qui ont rempli la charge de supérieur-général en Canada, y compris l’Acadie, depuis 1611 jusqu’à 1790, savoir :

R. P. Pierre Biard, en Acadie, en...

‘Charles Lallemant, à Québec, en... 1625 ‘Paul Lejeune, ac sl AIN AT: 21008 ‘* Barthelemi Vincent, do A der tee a rat LUS Jérôme Lallemant, do NA AURA ae: va0e re ÉTES TS Paul Raqueneau, do dphoroasess die 8 LOU Frs. Jérôme Lemercier, do PPT P TEA de NE 1653 Jean de Quen, do Jérôme Lallemant, do Frs. Jérôme Lemercier, do Claude Dablon, do Thierry Reschesfer, «do Claude Dablon, do Jacques Bruyas, do Samuel Bouvard, do Joseph Germain, do Pierre Jos, de la Chasse, da

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“Augustin Ls. Glaspion, arrivé à Québec en 1747, décédé en 1790, fut le dernier supérieur-général des Jésuites en Canada. (1)

Le R, A. Etiecnue Floquet, décédé en 1767, fut le dernier supérieur Jésuite de la maison de Montréàal. (Tablettes historiques:) |

{Voir les articles ITE, IV et celui des nouveaux Jésuites.)

Hi L'HOTEL-DIEU DE QUÉBEC. (?)

En 1639, les religieuses de l'Hôtel-Dieu de Québec et les dames religieuses dites Ursulines, trrivèrent à Québec avec le R. P. Jésuite Barthélemi Vimont.

Le gouverneur, Charles Jacques Huault de Montmagny, chevalier de Malte, alla recevoir ces dames à la tôte de ses troupes. Cette démarche qui fait honneur à ce gouverneur de la Nouvelle-France, montre combien il savait apprécier et honorer le sacrifice et le couragé de ces saintes femmes qui veuaient s’y dévouer sans réserve à des œuvres humanitaires.

L'Hôtel-Dieu de Québec fut fondé par la duchesse d'Ajguillon (3) qui envoya de Dieppe des Hospitalières pour en faire et diriger l'établissement, et, bien qu’il n’eût pour objet que le soulagement des souffrances dé l'humanité, les dames Hospitalières se consacrèrent aussi à l’enseignement des filles pet lant près de 80 ans. Elles ont eu un pensionnat dans leur maison ; mais les infirmités à l'extérieur augmentant avec la population de Québec, il leur fallut abandonner entièrement

{1} Cependant, nous voyons dans l'intéressante histoire des Abénakis par M. l'abbé Maurault, qu'un certain notaire public, nommé Normandin, mentionne, dans un acte daté du 30 avril 1798, le R. P. Pérévail, comme ayant été supérieur des Jésuites, et le R. P. Vincent Bigot comme l'étant alors. Le père Alexis Nacquet est le dernier qui fût ordonné prètre en Canada en 1767. Il est'décédé en mars 1775.

(2?) Je n'ai pas l'intention de faire l'historique de nos communautés religieuses de filles enseignantes, mais seulement de les signaler comme telles, et, pour ce faire, je me propose d’avoir plus ou moins recours à l'excellent livre de Monsieur de Courey (de la Roche-Héron,) sur les Servantes de Dieu en Canada, fait d'après les riches notes de Monsieur le Commandeur Jacques Viger, de Montreal, En signalant ces établissements, ainsi que ceux faits pour l'instruction des garcons, je procèdrai.à peu près par ordre de date, et ferai abstraction de nos autres institutions de bienfaisance qui ne sont pas enseignantes, parcequ’elles ne tombent pas dans mon sujet. E

(3). La duchesse d’Aiguillon et la princesse de Condé étaient sœurs et nièces du Cardinal de Richelieu, ;

l'enseignement pour se livrer exclusivement au soin des malades et des infirmes, leur œuvre spéciale, qui demandait tout leur temps et tout l'espace disponible dans leur établissement,

La pivuse Duchesse d'Aiguillon montra jusqu'à sax mort, arrivée en 16%, une grande sollicitude pour l'Hôtel Dieu de Québec. Avant donné en 1637, 15,000 francs pour cette fondation, elle doubla cette belle dotation en 1640 pour le mème objet, et fit encore bien d'autres dons à cette institution qui n'éprouva souvent pas moins d'embarras à la vue du grand nombre de malades qui réclamaient dés soins.

L'Hôtel-Dieu de Québec s’est encore chargé, pendant 40 ans, du soin des enfants trouvés qu'elles élevaient et instruisaient tout en mème temps. 1

Outre la complication des soins difficiles à donner, pour répondre à tant de besoin divers, les Dames hospitalières de Québec ont eu leur part des épreuves de toutes espèces qu'il plait à Dieu d'envoyer à ses serviteurs. Un incendie affreux consuma leur établissement le 17 juin 1755, et, l’une des leurs la mère Marie-Anne de la Joue, fut brûlée vive dans cette conflagration, La mère Geneviève Duplessis n’en put être sauvée qu'en courant de grands das..ers.

Les Dames hospitalières de Québez n'ont jamais cessé de | donner le spectacle d’une vie active et exemplaire, et plusieurs + sont mortes en odeur de sainteté. De ce nombre est la mère s Catherine de St. Augustin, décédée en 1668, et la mère St. Ignace, canadienne, née Juchereau de la Ferté, en 1650, l’une des premières supérieures de l'Hôtel-Dieu de Québec, décédée le 4 janvier 1723, à l’âge de 73 ans. Elle avait été admise à l'Hôtel-Dieu en 1662, à l'âge de 12 ans, et avait écrit l'histoire édifiante de cette sainte maison, comprenant 1la

riode qui s'est écoulée entre 1639 ct 1721.—

En 1698, une jeune sauvagesse huronne mourut à l'âge de 18 ans, aussi en odeur de sainteté à l'Hôtel Dieu de Québec. Elle se destinait à la vie religieuse chez les dames de cet établissement ‘ où elle avait été. en partie élevée, lorsqu'elle tomba malade : comme sa maladie ne laissait pas d'espoir de recouvrement, elle fut admise à prononcer ses vœux avant de mourir, et ce fut la première religicuse tirée du sein des nations sauvages en Canada.” : pl

Les relations des Jésuites pour 1658, en parlant de ce fait, nous font ‘connaitre quel soin on apportait à l'éducation

Co QE 3 NO ! {|Il {| des filles chez les Dames de l'Hôtel Dieu et au couvent des à ;A | | nl | Ursulines à Québec, et avec quelle sollicitude on s’occupait a | FINE ! des jeunes sauvagesses. Ces jeunes filles des bois se révoltaient sr D ! (fl ill d'abord contre les bonnes religieuses ; on en vit déchirer g1 n Lil ‘l leurs robes de couvent pour se sauver dans la forêt; mais, BE, | | | À ramenées par leurs parents, encouragées par les ee { E [uit qui s'intéressaient à elles, et subjuguées par la bonté des

l | (IE religieuses, elles finissaient par être complètement transfor- Ba I D |

Los #

in des mées et faconnées à la civilisation, En général, elles avaient WAOM, ut beaucoup d'aptitude ; plusieurs, sont devenues d'excellentes dures institutrices ; et quelquesunes, pen à In vérité, ont ëté ne M mariées à des familles canadiennes." (Gours d'histoire par M. l'abbé Ferland, Québec.

Mais nos couvents de religieuses m'ont pas produit que des “as de ménage, formé sue des bonnes mères de

‘à su mort, ütel Dieu de

. 0 hounes fe ur cutte fon famille, « es saintes méôdes : ils ont encore fourni à la

our le rte bibliograpuie canadienne des auteurs distingués : la Sœur HCUUQE AE Marié Barbier, seconde supérieure de lai Congrégation de

le du gran Notre-Dame à Montréal, la Sœur Morin. l'une des supérieures

D de l'Hôtel Dieu de Montréal, la Sœur Juchereau, la Sœur ndant AS Marie Charlotte de Muy et la Mère de l'Incarnätion sont de ce instruisale none,

1, pour L'habileté dans les affaires et les talents d'administratton donner, P sont aussi très remarquables dans nos coùventé de religieuses.

spitalières de espèces qu'il ‘endie affreux une des leurs ve dans cette n'en put être

Dernièrement, les commissaires chargés de faire lé cadastre des seigneuries du Bas Canada ont rien drouvé de mieux co ordonné, ayañt traît à la tenue seigneuriale, que chez les Dames de:!'Hôpital-Général de Montréal qui sont seigneuresses de kx paroisse de Châteattenav et de plusiéurs petits fiëfs. (1)

On ne verra pas sans intérêt les lettres suivantes, démettrées jusqu'à tou! Vernièrement inédites. Elles prouvent queTanteur. était auss' \ chrétien que vaillant capitaine, et combien il savait est le mérite des Dames de l'Hôtel Dieu.

amais cessé de re, et plusieurs bre est la mère Pt la mère ty At erté, en 1

eu de Québer, Elle avait été s, et avail écrit comprenant là

Dont les originaux se conservent aux Archives de V Hütel-Dieu de Québer.

[Ar

& PREMIÈRE LÉPÉRE (2) {

are: btek ut à Age de A Montréal, ce 2% juin 1756.

ieu de Québec. DS Rien n’est au-dessus, Madame, de vos sins et de votre charité. Ma

dames de cet reconnaissance est infinie des soins que vous avez bien voulu prendre 6e. lorsqu'elle RS pour mon domestique ; je vous fais tous mes remerciements, et à vos vée, IDPSQU MN Dames. Je serai toujours À vos ordres quand vous voudrez que pas d'espoir dt

vœux avant de s a T ce du sein des | (L) En dehors de nos couvents, le Canada, à l'intar de la France, sa patrie 14 primitive, a eu aussi ses héroïnes : Madame de Latour et Dile de Verchères , ce fait dont les dispositions chevaleresques et le succès signalé dans des combats ant de D St extraordinaires font honneur aux armes canadiennes, nous en fournissent it à l'éducation DS es preuves remarquables. Pour n'avoir pas été considérées comme sorcières, nu couvent des Se ct brèlécs comme telles, comme le fut l'infortunée Jeanne d'Arc, par les e on s'occupa!t anglais, à Rouca en 1431, elles n’ont pas été moins victorienses dans leurs :« se révoltaient sphères respectives d'actions vraiment héroïques, et leurs noms ne passeront MS SE tschirer M guères moins glorieux à la postérité. en vil .dèc AE En 1661, Demoiselle Duclos ayant été témoin d’une attaque dés sanvages la forèt ; MAIS, ER cur quelques français, saisit les armes et munitions et les porta à ceux-ci r les personnes ni, s’en étant emparés, forcèrent ces barbares à se retirer. r la bonté des (2) T'original de cette lettre ne porte plus d'adresse. Elle a dù être ement transfor- Badressée à la Mère Supérieure, qui était alors la Mère de St. Claude,

j'écrive (1). Le erédit du Maréchal de Richelieu doit augmenter par la conquête du Port Mahon (2). Je yars demain avec le Chevalier de Lévis pour le camp de Carillon (3). . Je 9 recommande à vos prières et à celles de votre Illustre Communauté ; Elle ne peut les accorder à personne qui leur soit plus dévoué, Je joins à ces sentimeñts ceux du respect avec lequel j'ai l'honneur d'être, À

Madame, Votre très humble et très chéissant serviteur,

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