‹ Mémorial de l'éducation du Bas-Canada [microforme]Chapitre 7 sur 116 · LES JÉSUITES · texte numérisé non relu

LES JÉSUITES

St. Ignace de Loyala, né à Biscaye, en 1491 et décédé en 1556 à l’âge de 65 ans, est le fondateur de la société de Jésus,

et le Père des Jésuites auxquels il a légué l'esprit évangélique

qui l’anima, le soutint et le fortitia au milieu des difficuités de tous genres qui accompagnèrént la fondation et létablisse. ment de cette société.

La part active et grande que cette admirable société a prise dans les affaires du monde et de la Religion, fait du nom de son fondateur un des plus illustres personnages dans l'histoire de l'Eglise.

Depuis le premier moment de la fondation de leur société, les Jésuites n’ont jamais un instant cessé de remplir le monde du bruit de leur succès et de leur renommée. Religion, morale, littérature, science,-politique, tout a subi l'influence de cette puissante société. Ils ont civilisé, éclairé et gouverné le monde, en dirigeant les rois, et ont disposé de l'avenir par lesenfants dont l'éducation et l'instruction leur étaient confiées. Léurs savantes et énergiques controverses avec les protestants leur ont mérité le titre de bouclier de l'Eglise, et la sagesse de leur institut est telle que, au milieu des circonstances les plus difficiles et les plus délicates, ils ont toujours pu résistèr aux entraînements de la puissance et de la flatterie, et Hraver les inimitiés et les haines redoutables qui naissaient partout sous leurs pas, quelquefois humainement mal assurés.

L'institutenr de cette règle, profond chef-d'œuvre de prudence et de politique, n’était pourtant qu’un jeune homme, militaire âgé seulement de 33 ans, qu'un hazard avait forcé de rentrer en lui-même.

Après une longue retraite faite à la suite d'une blessure qu'il avait reçue au siége de Pampelune {2} et de sérieuses études, Ignace, déjà heureusement fils de l'Eglise romaine par la conviction et par. le cœur, conçut le projet de former une société d'hommes dévoués qui, mèlés aux affaires du

(1) Voir les mémoires de M. de Gaspé, {2) Dans cot engagement périlleux, un éclat d'obus lui fractura le fémur.

vaut bien la , une époque le dame:de es Récollets ale, où, dans rnel jouait le spé, une des bec le 29 de St. Jean-Port-

ét décédé en iété de Jésus, it évangélique 4 dificuités de et l'établisse.

société a prise jt du nom de dans l'histoire

e leur société, lir le monde ligion, môraleé, uence de cette -erné le monde.

ar lesenfants onfiées. Leurs rotestants leur t la sagesse de constances les purs pu résister terie, ét braver ssaient partout assurés.

œuvre de prujeune homme, bard avait forcé

d'une blessure et de sérieuses Eglise romaine

ux affaires du

mr

ojet de former

i fractura Je fémur.

monde et vivant au milieu de lui sans lui appartenir, se montreraient en tout temps, par tous les mogens pratiquables, défenseurs de la doctrine et de l'unité de l'Eglise, et telle fut sa pensée pendant le reste de sa vie. :

# cette lin, six des amis d'Ignace et Compagnons d'études se joignirent à lui, et devinrent tout naturellement ses premiers disciples. C'était Francois-Xavier, à peine âgé de 20 ans, trois autres humbles espagnols dont le plus vieux n'avait encore que 20 ans, Pierre Lefebvre, un modeste jeune homme dés montagnes, #t un pauvre portugais sans renom ni influence aucune.

Pressé de se les attacher par un lien indissoluble, Ignace leur proposa de jeter aveclui les fondements de cette nouvelle société, et leur en expliqua le plan et le but. Tous acceptèrent, et, le 15 août 1534, jour de la fète de l’Assomption dela sainte Vierge Marie, après avoir communié de la main de Pierre 4 À ia J'un deux nouvellement ordonné prêtre, ces sept amis chrétiens, jeunes etencore ignorés du VAS orme réunis dans une chapelle souterraine de l’église de Montmartre, font vœu de vivre en chasteté perpétuelle, s'engagent à une pauvreté personnelle et promettent à Dieu qu'après avoir achevé leur théologie, ils irontensemble se jeter aux pieds du souverain Pontife, et lui thisniite etobéissanre, sans acception de temps ni de lieu.

Mais, tout en poursuivant leurs études, les membres de la confrérie nouvelle, recrutaient.et faisaient de nouveaux prosélytes, et, lorsqu'ils se présentèrent l'année suivante, à Rome, et se jetèrent aux pieds du Pape Paul II, ils étaient au nombre de dix également dun disposés.

Le souverain Pontife les reçut avec bonté, leur donna Je nom de société de Jésus, leur confia dès lors plusieurs chaires de philosophie et de théologie au collége de la Sapience, et leur fit ouvrir toutes les églises pour y prècher.

La bénédiction du Giel s'étendit sensiblement sur les travaux de ses serviteurs, et, de nouveaux postulants s'élant présentés, il fallut dresser des statuts. Ignace, comme le plus âgé, «et comme fondateur de l'Ordre, en devint naturellement le général. On ajouta au vœu de chasteté et de pauvreté person: nelle celui d'obéissance. Puis, ils arrètèrent que les profès ne possederaient individuellement rien, mais que l'Ordre pourrait avoir des revenus et des rentes pour les fins que se proposaient ses membres. {1}

Ceci fait, les disciples d'Ignace se séparèrent de nouveau pour se répandre graduellement dans toutes les parties du monde connu, et continuer ainsi leur divine mission en prongrtiqn de leur nombre et de leurs moyens. Partout où ‘amour de Dieu et du bien les transporta, ils réunirent à la fois les sublimes qualités de missionnaires et d'instituteurs de

en

{1} Voir une vie des saints, par À, dé Salignac.

A EE UE — ae

an permet, mm

la jeunesse. C'est pourquoi, les rois et les princes firent bâtir des colléges pour y instruire et élever là jeunesse, ét des églises pour y évangéliser et moraliser les peuples.

Pour ces fins, le Pape Paul TT apptouva formellement octte société le 27 de septembre 1540, Ainsi, l'Ordre illustre des Jésuites compte maintenant plus de 3 siècles et quart d'existénce.

Telle est l'origine de la société de Jésus et les fins qu'elle se propose, fins chrétiennes, humanitaires et nobles que, près d'un siècle après sa fondation (en 1534) les Jéshites vinrent faire réaliser en Canada.

Les Jésuites arrivèrent à Québec en 1625, pour aider à évangéliser les sauvages, et, dans la suite, avec l’idée d'établir en Canada un collége classique pour la haute éducation de Ja jeunesse, 6

Dès cette année, ils en concurent le plan ; mais la prise de Québec par les anglais en 1629, en retarda l'exécution jusqu’en 1635, époque à jamais mémorable dans les annales classiqués du Canada.

A cette époque mémorable du règne de Louis XITT, le Cardinal et duc de Richelieu parvenait aux affaires du royaume, de France, et Henri de Lévis, prêtre, chanoine, de la cathédrale de Paris, Pair de France et Duc de Vantadour, venant d'être nommé Lieutenant-général du roi en Canada, en remplacement du Duc de Montr srencison oncle, ces deux hommies éminents ne crurent mieux faire pour assurer le bien spirituel et littéraire des habitants de ce pays, que d'y envoyer des Jésuites comme missionnaires et comme éducateurs, et c'est sous leurs auspices puissants que ces zélateurs du christianisme et de l'éducation y vinrent au nombre de cinq en cette année (16251.

Les Récollets, ordre religieux qui ne vivait que d'aumônes, voyant que le besoin spirituel demandait un plus grand nombre de missionnaires en Canada, tandis que la compagnie des marchands ne s'était engagée à n’en sustenter que six, avaient invité les Jésuites à venir partager avec eux la tâche ardue et difficile d'instruire et d’évangéliser les sauvages qui paraissaient de plus en plus disposés à embrasser le christianisme. Les Récollets avaient fait en Canada et en France des démarches formelles à cet effet, et l'arrivée des Jésuites en ce pays en‘étaient le résultat.

Les premiers Jésuites qui vinrent au Canada furent les RR. PP, Jean de Brébeuf, Jérôme et Charles Lallemant, et

Ennemond Massé (fj accompagnés de deux Frères de leur

(t) R, P. Massé était compagnon du R. P. Pierre Biard dans la mission établie à #4 Royal, aujourd’hui Annapolis, dans l’Acadie, où ils arrivèrent en juin 1611.

Les Révérends MM. Laverdière et Casgrain ont découvert les restes du Père Ennemond Massé, en faisant des fouilles sur l'emplacement de l'ancienne chapelle de Sillery. La mort de ce Révérand Père date de 225 ans environ.” Canadien de Québec.

ürent bâtir 8e, ét des

lement oct illustre des quart d'Exis-

ns qu'elle se es que, près rites vinrent

ur aider à idée d'établir ucation dé Ta

is la prise de tion jusqu en les classiques

s XIE, le Cardu royaume, e la cathédrale venant d'être remplacement mmies éminents n spirituel et rer des Jésuites

et c'est sous christianisme en cette année

que d'aumônes, in plus grand e la compagnie tenter que SIX, Le eux la tâche es sauvages qui ser le christiaten France des des Jésuites en

a furent les RR.

Lallemant, et Frères de leur ET ONE

Lrd dans la mission ie, où ils arrivèrent

écouvert les restes k l'emplacement de nd Père date de 22

ordre. Ils hébergérent pendant deux ans chez les Récollets qui allèrent au-devant d'eux à leur arrivée à Québec, et dès lors, ils s'occupèrent de faire uu établissement d'éducation qui püt répondre aux besoins de l'Eglise naissante et de la bonne société en la Nouvelle France; mais cette belle œuvre ne put prendre une existence formelle que dix ans après leur arrivée à Québec. (1)

Cependant, le R. P. Lejeune étant arrivé à Québec, avee le R. P. Anne de Nouë, en Fuillet 1632, l'iustitution avait pris, dès le 21 Décembre de la même année, une existence ostensible

ui eu élait comme la pierre fondamentale. Les RR. PP. Jésuites ayant dès lors pris avec eux des petits sauvages pour les élever et les instruire, le Père Lejeune se chargea de leur éducation, et la preuve du succès qu'ils obtinrent dans cette louable entreprise, se trouve souvent consignée dans les régitres de Québec et de Montréal où l'on voit beaucoup d'actes de mariages que les témoins à ces actes et les partics contractantes, tous sauvages signaient avec le missionnaire.

En 1845, j'ai vu sur les pans, à l'intérieur de l’église de

nn : Ÿ

men ne ge mdr “mn Lis

En 1607, trois villes avaient été fondées par les Européens dans l'Amérique du Nord; savoir: St Augustin dans la Floride, Jamestown dansla Virginie, et Port-Royal, propriété de Poutrincourt, dans l’Acadie, aujourd'hui lu Nouvelle-Ecosse, et l'on voit que les Jésuites ne tardèrent pas à s'établir dans cette dernière ville, lieu de leur début évangélique sur ce continent. Cependant, le Père Coton, confesseur de Henry IV. qui avait reçu de su majesté ordre d'envoygr des missionnaires en Acadie, put apprendre que Messire Jessé Fléché, prètre séculier du diocèse de Langres, avait dévancé les Jésuites à Port-Royal, et avait, l'année précédente, baptisé 25 sauvages lé jour de la St, Jean Baptiste.

C'est Poutrincourt qui emmena M. Fléché à Port-Royal 8n 1610. M.de Biencourt, parti de Dieppe le 26 de janvier 1611, emmena les RAR. PP. Pierre Biard et Ennemond Massé, Jésuites. M. de La Saussaye, parti le 12 de mars 1612, emmena le R, P. Quentin et le Frère Gilbert, aussi Jésuites, por y rejoindre les premiers. Les Jésuites, dans cette mission évangélique, étaient heureusement favorisés par Marie de Médicis.

Le R. P. Biard est considéré comme le premier supérieur des Jésuites dans l'Amérique Septentrionale. Ceux qui lui succédèrent dans la supériorié@ sont : les RR, PP, Charles Lallemant. Paul Lejeune, Barthélemy Vimont, Jérôme Lallemant, Paul Ragueneau, Frs, J. Lemercier, St, Pé, Jean de Quen, Claude Dablon, Samuel Bouvard, De la Chasse, Fierry Reschefer, Jos. Germain en 1713, Julien Garnier en 1718, et Augustin Louis de Glapion. Celui-ci, arrivé à Québec en 1747, mourut en 1790, et fut le dernier supérieur général des premiers Jésuites en Canada. Le Père Pierre Etienne Floquet, décédé en 1767, fut le dernier supérieur Jésuite de la maison de Montréal. .

(1) Les RR, PP, Antoine Daniel et Jacques Buteux, Jésuites, arrivés en Canada le 24 juin 1634, allèrent, le premier, fonder la mission des Hurons, ot l'autre, la mème année, avec le Père Lejeune, fonder la mission de Trois-Rivières en 1634.

Dès leur arrivée, les Jésuites, tout en instruisant les colons et les sauvages, commencèrent à donner l'exemple de l'application à la culture de la terre. Les Pères et les Frères se livraient aux rudes-travaux du défrichement, et

| dès l'année suivante ils purent ensemencer leurs petits champs de ten

neuve, Le Père Lallement dirigeait les travaux de l'agriculture auxquels il

faisait prendre part les hommes de ta mission, {L'abbé Farland.;

ZA TEEMRerEE a ET

pere

ee PRESS

Chicoutimi, bâtie sur le Saguenay, en 1726, par les premiers missionnaires Jésuites en ces parages, norubre de pieuses invocations écrites par les sauvages, lorsqu'ils y venaient faire la traite avec la compagnie du Nord-Ouest ou de lu Baie d'Hudson. :

Cette mission que le Pèie Crépieul fait remonter à 1691, a sans doute été bâtie deux fois ; mais elle fut abandonnée lors du décès, en 1782, du Père Labrosse, dernier missionnaire Jésuite dans cette partie importante de leur mission. D'ailleurs cette chapelle n'exitte plus. Cette mission s’étendait depuis Tadoussac, où ce digne missionnaire est inhumé, jusqu'au tac St. Juan où les Jésuites avaient un bel établissement. {1}

En 1635, le R. P. Charles Lallemant coimença les premières écoles régulières pour les enfants des Français résidant à Québec, et le R. P. Lejeune se chargea, ou plutôt continua de faire l’école aux petits sauvages résidant à Québec et dans:les

environs. -

En 1635, les RR. PP. Jésuites étaient déjà au nombre de 15 dans la Nouvelle Frante sans parler encore de quatre Frères du même institut, et ils n’avaiént pas moins de six résidences ou missions où les membres de la compagnie des marchands avaient établi des comptoirs. Re

En cette même année, Québec avait la douleur de voir expirer Samuel de Champlain, fondatenr de cette ville en 1608.

Le Père Lejeune fut chargé de prononcer l'oraison funèbre de cet homme distingué. (?) Dirt

{1} Jacques-Cartier, célèbre navigateur da St. Malo; ville de Franée où il naquit le 31 de décembre 1494, découvrit le Saguenay en 1535, et le R, P. de Quen, Jésuite, découvrit en 1647, le lac St. Jean sur les’ bords duquel il construisit la première chapelle en 1652. ,

Le lac St, Sean, source principale du Saguenay, est à 40 lieues do Tadoussac. |

Les eaux du Saguenay se déchargent dans le St, Laurent, en coupant les Laurentides transversalement à plus de 1,000 pieds de profondeur par endroit. ”

Le Saguenay est bordé de chaque côté, par des parois verticales de granii massif d’une grande beauté qui font l'admiration du voyageur et rendent l'aspect du pays grandiose et fort pittoresque. En fait de géologie, je n'ai jemais rien vu de plus majestueux, D'ailleurs, il est admis que les schistes, les calcaires, les grès et le granit forment ordinaîrement la charpente de nos plus hautes montagnes ên Canada. Les pierres calcaires sont les plus abondantes. Voir le belle montagne de Montréal et les énvirons où on en exploite l'une des plus riche carrières,

Jacques-Cartier, décèdé sans enfants, vers la fin du 166 siècle; laissa, engagés dans le commerce. de la Nouvelle-France, deux arrièresgneveux ; savoir : Jacques Noël et Lajaunay Châton. Un sieur Ravillon, qui succéda h Jacques Noël et Lajaunay-Châton, visita lé Saguenay en 1591. Voir l'eppendice numéro 2.

Q Jusqu'à dernièrement, nous ne savions guère où était le tombeau de M. S. de Champlain, fondateur de Québec. Des historiens éminents étaient dans l'erreur à cet égard, et y avaient induit leurs lecteurs. D'après eux, on le croyait généralement en la chapelle dé Notre-Dame de Recouvrance qui était sise aux environs de l'emplacement où est construite aujourd'hui l'église anglicane de Québec.

Le KR. P. Jean de Quen (i) succéda au R.P. Lallemant dans l'enseignement, et y fut accompagné et suivi par de ses

9 TRES ‘confrères, sans interruption remarquable, jusqu'en 1768, de pleuses et ce, malgré les excursions, continuelles qu'ils faisaient

venalent en même temps comme missionnaires, dans presque de la Baie toute l'Amérique Septentrionale ; malgré les périls et les

à 1691- dangers qui les menaçaient dans ces excursions hasardées fr y sur les rivières, sur les lacs et dans les forêts au milieu de

donnée lors * barbares qui en faisait souvent des victimes de leur zèle et des issionnaire | R |

1. D'ailleurs PTT Es QE HR PT LIN EI idait depuis . Cette chapelle, incendiée en juin 1640, a -été-confondue avec Ja chapelle jusqu'au lac ! privée de Champlain ; mais, par les heureuses découvertes que MM. les nent. (1} abbés Casgrain et Laverdière ont faites au moyen de recherches minutieuses remières et constantes, nous avons maintenant la certitude qu’en décembre 1635, ès Premie À Champlain fut enterré dans un sépulcre ni peut dans sa propre chapelle, at À résidant que cette chapelle était sise en la Basso-Vil e de Québec, continua de Nous n'avons pas l'acte de sépulture de Champlain. 11 4 été brûlé, avec

cet dans:les nombre d’autres, lors de l'incendie de la chapelle de Notre-Dame de Recouvrance; mais le rapprochement les faits établis par ces habiles littérateurs, dissipe tout doute à cet égard.

En effet, il est constaté par les régistres de sépulture de la paroisse de Notre-Dame de Québec, que M. Frs. Gand, commissaire des magasins

ombre de 15 uatre Frères

x résidences du roi à Québec, fut enterré le 21. de mai 1641, près du corps de ; marchands Champlain, ‘en la chapelle de M. de Champlain, ” et que le 22 d'octobre 1642, le R. P Chs. Rayÿymbault, Jésuite, fut enterré ‘* dans la chapelle de leur de voir M. de Champlain ” Or, la chapelle de Notre-Dame de recouvrance, incendiée all \n 1608 : en 1610, n'existait pas lors de ces deux inhumations près du corps de vue en k Champlain, où reposaient déjà les restes du bon Frère Pacifique Duplessis. n funèbre de Donc la chapelle où ces inhumations ont eu lieu n’était pas fa chapelle de ; sit Notre-Dame de Recouvrance ; donc la chapelle de Champlain, où son corps EL. fut déposé, était une toute autre chapelle, et, dorénavant l'histoire pourra e de Franée où enrégistrer cette conclusion avec confiance. 1535, et le R. P. Au reste, c'est à la Basse-Ville de Québec qu'on a trouvé, le 10 avril 1854, s bords duquel tous les corps des personnages distingués sus-nommés, lors du ereusage fait sous la direction de M, O’Donnell, ingénieur, pour les fondations de l'aquedue à 40 lieues do de Québec. à Cependant, il est fort regrettable que M. O'Donnell, qui, le premier a ten coupant les découvert la voûte où reposait le corps de Champlain, n’ait pas eu à première profondeur par vue, avant de l’enfoncer, l’idée de la garder intacte, au moins jusqu'à ce que MM. les abbés Casgrain et Laverdière eussent pu l'identifier et prendre avec ticales de granit PR lui les moyens de conserver respectueusement son précieux dépôt dans toute ageur et rendent son intégrité. (Voir l'intéressant compte-rendu dés recherches de MM. les géologié, je n'ai à abbés Casgrain et Laverdière.) AUF-e “he que les schistes, {1) fine faut pas confondre Jean de Quen, désuite, arrivé à Québec le charpente de nos 27 août 1635, où il mourut le 8 octobre 1659, avec M. Amond de Quen, ptre., bs sont les plus Sulpicien, arrivé en Canada le 22 août 1714, ordonné prètre le 21 septembre virons où on en 1715, et décédé le 15 août 1761. Il ne faut pas non plus confondre Jacques Quentin, Jésuite, arrivé 4 Québec he siècle, laissa, en 1613. avec le père Claude Quentin, autre Jésuite, arrivé pour la première arrières-neveux ; fois à Québec, le 15 juillet 1635. ê Mon, qui succéda | Après avoir été employé dans les missions à Trois-Rivières et ailleurs, le en 1591 Voir Père Claude Quentin retourna en France, en 1641, pour travailler aux | 1 affaires des missions. [l'revint en Canada en 1643, avec les Pères Jésuites ait le tombeau de Léonard Garneau, G. Dreuillètes et Noël Chabonnel, Aprés avoir exercé son s éminents étaient zèle à la mission de Sillery, en 1645, il retourna en France pour ne plus rs. D'après eux, revenir en Canada.—{Journol des Jésuites.) Û

de Recouvrance truite aujourd'hui È

PE

Page 1