LVITI CONFÉRENCES DES INSTITUTEURS
Les conférences des instituteurs ont remplacé les associations des instituteurs, ou plutôt, les associations ‘des instituteurs, qui r'étaient autre chose que les conférences d'aujourd'hui, n’en diffèrent que par le nom et par quelques variantes, la plupart occasionnées par des circonstances nouvelles, bien que souvent sans importance ni pression particulière, et qu'il serait inutile d'expliquer iei. Le but était le même, et la pratique des moyens propres à l’atteindre ne différait guère entre eux. L'amour du travail, un instruction et un encouragement mutuels, et mème des secours dans
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l'occasion, pour le bien individuel, pour l'honneur et pour la prospérité collective dans le corps enseignant, tel était le but complexe que ces a$sociations $e propostient, en vue de celui également important que la loi nous commande d'atteindre, savoir : l'instruction et l'éducation de la jeunesse du pays.
Ces associations étaient donc mutuellement, et même assez formellement des conférences des instituteurs, ou plutôt, dans l’un et l’autre cas, elles sont pour les insti.iteurs, dans le besoin, des sociétés de secours mutuel.
Quelle que soit la signification de ces noms, pris isolément, le but est identique, lès moyens de les atteindre éssentielle . ment les mêmes, et il n’est que juste de faire observer que les conférences des instituteurs, pour être nominativement nouvelles, ne sont pas moins instructives et utfles que les associations des intituteurs dont le mérite était déjà apprécié et préconisé par les commissaires de l'éducation. Je me fappelle avec bonheur ce que M. Jos. Girouard, d'heureuse mémoire, me disait un jour d’obligeant à ce sujet. ‘J'aime vos.petits tableaux. Les associations des instituteurs peuvent, sous vos auspices, être autant d'espèces d'écoles normales auxiliaires.”
Au reste, ces conférences sont bien connues pour être la continuation des associations des instituteurs qui, des villes de Québec et de Montréal où elles ont:pris näissance, s'étaient déjà répandues dans les districts ruraux. C'est moi qui, le premier ai donnai l’idée de la chose en recommandant la
ratique aux instituteurs, dans le double but que, associés, ils devaient s'efforcer d'atteindre.
* D'après ma* recommandation particulière à la Législature provinciale, l'association des instituteurs du district de Québec, formée, comme celle de Montréal, en 1845, fut incorporée, par acte du parlement, passé en 1849, sous le titre de : “ Association des instituteurs de Québec.” (1)
Sa bibliothèque devint en grande partie la proie des flammes, lors du grand incendie de juillet 1854. Le reste fut transporté à l’école normale-Laval, à Québec, en 1857 en vertu d’une résolution de cette association à cet effet. Gette bibliothèque alimentée et exploitée par les instituteurs du district de Québec, depuis 1845, forme aujourd’hui une partie considérable de là riche bibliothèque du département de l'éducation de la Province de Québec.
Les instituteurs du district de Trois-Rivières et de Gaspé pouvæient devenir membres de ces associations où en fonder au milieu d'eux dans chaque district.
(1) La pétition envoyée avec ma recommandation au parlement à cet effet, était datée du 23 février 1849.
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