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LES FRÈRES DE LA CHARITÉ

Il est au milieu de nous un ogdre religieux de Frères qui, pour n'être pas formellement chargé de l’enseignement, ne mérite pas moins une mention particulière. é

Les Frères de cet ordre, qui ont une maison à Gand en Belgique, ont un établissement à Montréal, dans 1e Bas-Canada, fondé depuis environ dix ans. Le but de cet ordre est de réformer les jeunes garçons vagabonds qui forment cette‘ classe d'enfants qui sont en danger de se perdre, ou qui sont déjà entrés dans la voie de la perdition. Les rues de nos villes en sont remplics, et un nombre considérable de délinquants subissent en prison de réforme la peine due à leurs fautes ; sans l'intervention humanitaire de ces bons Frères, ces malkeureux enfants deviendraient le fléau et la honte de la société. (1)

M. Olivier Berthelet, de Montréal, effrayé de cet état de chose, a généreusement contribué à y faire cet établissement pour le prévenir, et l'empêcher d’être et de se perpétuer, mais il n'a pu, seul, en faire tous les frais, encore moins laisser à la disposition de cet ordre assez de ressources pour en assurer l'existence et le bon fonctionnement. C'est pourquoi, dans le besoin, ces bon Frères font appel anx âmes charitables qui sont en moyen de leur venir en aide, pour se maintenir et poursuivre ieur belle œuvre. Ils font cette demande sous forme d'emprunt. Espérons que leur demande sera-favora blement accueillie. HE"

Ces bons Frères ent bespin, pour le succès de leur œuvre, du secours substantiel qu’ils nous demandent; mais, nous avons encore plus de besoin de leur dévouement à l'éducation morale et religieuse, et reformatrice de cette partie infime de notre belle jeunesse. C'est dans un beau tableau, une tache hideuse, mais gare: que nous devons nous hâter d'effacer. Or, le moyen de le faire avec succès est à la main,.et aucune considératipn opposée ne devrait nous empècher de l'utiliser.

L'établissement en Canada dés Frères de la charité peut être usité comme auxiliaire à celui si prospère et influent des Frères des écoles chrétiennes, car, ceux-ci ne peuvent re: cueillir tous les enfants égarés qui ont besoin d’être secourus et protégées contre les corruptious di monde. Disons le mot: ces enfants devraient être ramassès et mis à l'abri de tout dangr moral et physique.

L'école des Frères de la charité est tout à la fois un atelier où le maître forme simultanément les élèves dans les sciences usuelles et dans les métiers. Ghacun est libre de faire l’apprenlissage du métier dont son goût et ses aptitudes l’ont porté à faire le choix.

(1) Voir un article publié dans les journaux à ce sujet, 1874.

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Mais ce système, dont la pratique habituelle forme les enfants dans l'application des sciences élémentaires et dans les métiers, a lieusailleurs dans le pays. Il est en usage à l'Académie des arts nt métiers au collége de St. Laurent, depuis 1847, époque où les Frères de cet ordre arrivèrent en Canada. ” . Fa

Ces deux institutioñs sont semblables et comparables sous plusieurs rapports qui sont faciles à saisir. Elles tendent au mêmg but, mais elles ne sont pas mises indistinçtement à la disposition des enfants de différentes conditions ni de même tempérament. Celle de St. Laurent, dirigée par les Frères St. Joseph, est à l'usage des enfants innocents et sans reproches graves et dont les parents sont libres de faire pour eux un choix d'école, tandis que l’autre, espèce d'école pénale, est ouverte plus spécialement aux enfants entachés dans leur honneür et abandonnés de leurs parents, espèce d'épates qui n’ont pas de demeure fixe. Ces écoles sont,rà bien peu de choses près identiques; et leur but est commun: c'est de former de bons sujets pour tous les genres d’occupations utiles et honorables dans la vie active et laborieuse.

L'école des Frères de la.charité, à Montréal, compte géné ralement plus de 200 délinquants. ,

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