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qui les fréquentaient en 1855, porté à plus de 3,000, ni pour
AUANE parmi les nombreux sujets distingués que ces institutions ont formés, au moins quelques-uns des plus remarquables pris entre les défunts qui nous ont, fait tant d'honneur dans le clergé, dans les professions savantes, sur le banc de la justice, dans la législature, dans la politique et dans les arts et les sciences ; pas une seule syllabe n'a été articulée, pour signaler, d'une manière quelconque, nos compatriotes, dont les talents, les efforts et les sacrifices réunis, pour faire le bien de notre pays, nous ont procuré au-dedans tant d'avantages réels et précieux, et au dehors tant d'honneur et de gloire. Rien n'a été dit, rief n'a été fait alors, pour prouver que sous ces divers rapports, nous avons pu non-seulement nous suflire à nous-mêmes, mais encore contribuer, dans le besoin, au service et au bien des autres pays. En effet, le Canada mw'a-t-il pas donné à la France des ingénieurs, à l'Italie des artistes, à l'Angleterre des militaires distingués, et à la Nouvelle-Bretagne, aux Etats-Unis d'Amérique et à l'Ecosse des évêques aussi éminents par leur savoir que par leurs vertus ?
En nous bornant toujours à la liste des défunts, mais en en excluant ceux qui ont déjà été signalés, nous pouvions citer avec bonheur les noms honorables des de Léry, Cugnet, de Salaberry, Duberger, de Bonne, Bédard, Berthelot, Bourdages, Borgia, Moquin, Héney, Papineau, père, Plamondon, Panet, Pelletier, Vallière, Hudon, Lartigue, Plessis, Signay, etc. etc.
Il est clair qu’une invitation spéciale aurait dû avoir été envoyée au moins au directeur et au professeur de-philosophie de chacune de nos institutions classiques, les priant d'assister aux assemblées de cette convention et ée les y représenter, et que si nos institutions n'y étaient pas ainsi représentées, on aurait dû au moins en signaler l'existence, le nombre et l'utilité, dans un court exposé dans lequel on: aurait dû mettre en évidence les hommes et les choses, de manière à impressionner favorablement ces érudits étrangers. Ils auraient alors laissé Montréal plus satisfaits de nous et de leur voyage ; car, comme on dit vulgairement : ‘ c'aurait payé davantage,” et de cette fnanière, notre réputation et notre honneur auraient été mieux servis et mieux établis auprès d'eux.
Nous aurions dû d'autant plus mettre de nos premiers hommes en évidence, que nous en avons un plus grand nombre distingués sous bien des rapports, et que nous avons plus de choix au point de vue scientifique parmi les défunts, et même parmi les vivants dont deux frères, membres du clergé, les deux Messieurs Desaulniers, qui ont reçu des degrés académiques honoraires des Universités des Etats-Unis d'Amérique. (1)
(1) L'un était le professeur de philosophie du collége de Nicolet, et l’autre l'a été avec distinction, dans celui de St, Hyacinthe. Ils étaient tous deux
gradués du collége de George-town, près de Washington, district de Columbia, Etats-Unis,
En présentant ces deux hommes distingués, accompagnés de plusieurs autres, pris parmi nos compatriotes gradués des . Universités des Etats-Unis ou du vieux continent, nous aurions
en même temps établi une liaison plus générale et plus étroite, une espèce de fraternité scientifique, entre eux et les membres de cette illustre convention, qui aurait été très agréable pour le personnel et très honorable pour notre pays, quelque soit leur alma-mater respective.
Nous aurions pu, en effectuant cette heureuse fraternité, montrer que le Canada français est supérieur, sous le rapport des institutions littéraires et des connaissances classiques, au Canada britannique, et, sous d'autres rapports eficore, nous aurions pu montrer en même temps, à ces fiers Américains, qu'il est des faits et des événements, ct même des hommes qui nous sont également chers ; que nous pouvons réclamer en commun la renommée.et la gloire d'hommes identifiés aux deux pays ; que plusieurs de nos compatriotes distingués sont devenus leurs propres hommes, puisque les Etats-Unis ont été le théâtre de leur énergie, de leur courage et de leur héroïsme.
Nous aurions pu montrer à nos amis voisins l'illustre Joliet découvrant le Mississippi, le vaillant Iberville fondant la Louisiane, (1) le preux Antoine Lemoine se signalant glorieusement dans cette florissante contrée, le marquis de Vaudreuil gouverneur d'icelle, l’entreprenant Gauthier de Lavérendrye découvrant le Missouri, de Bienville fondant la Nouvelle- Orléans, Châteauguay, St. Denis, Sérigny et Bienville commandant à Pensacola, le vertueux Coulon de Villières prenant, sur George Washington, le fort Nécessité en juillet Ü70%, Saveuse de Beaujeu vainqueur de Monongohéla, le baron de Longueuil et Céloron de Blainville, gouverneurs du Détroit, Lamothe de Condillac, fandateur, Picoté de Belestre y commandant, Pierre Chouteau et Pierre Laclède fondant la ville de St. Louis de Missouri, Buisson de Vincennes dont la capitale de l'Etat de l'fndiana porte le nom, Salo mon Juneau dit Latulipe, fondant la ville de Milwaukee, le sieur Dubuque fondant celle de Dubuque, Vital Guérin, fondant la ville de 8t. Paul de Minnésota, le courageux Gabriel Franthère fondant la société de St. Jean-Baptiste à New-York, l'intrépide F. X. Afibry combattant victorieusement de féroces sauvages
(1) Un ami nous a passé l'inscription qui suit, mise par le R. P, Duru, S. d., au pied de la croix qu'il a érigée avec M. d'Iberville, au bord du fleuve Mississippi, près du fort St. Fransois, Voici:
Gallivewm huc venissent primi, primum ex canadensi plaga duce de la Salle, an, 1682: secundum ex eodem loco duce de Fonty an. 1658: terfium ex oris morilimis duce d’Ibervile an. 1699. Quarlum ex eodem loco. et eodem duce an. 1700, hanc crucem hoc ipso anno 1700, 14 Febr, possuerunt. Ad cujus pedemn ara construcla eodem anno et die f'ecit sacerdos à societe Jesu
aique hoc septum mortuorum sepullura rile devovit.—{(Courrier de St. Hyacinthe.)
SROADOUE CII —
et le m Lätulip X. Au
Québec
dans l'ouest, et Boudrias de Morat qui, de nos jours, étonne
le continent par la dextérité, la hardiesse et le succès avec lesquels il sait manœuvrer les ballons à la vue de Guba ei de . la Nouvelle-Orléans.
Or, tous ces hommes, de réputation historique, sont canadiens, et mêmes trois d’entre eux sont nés en la paroisse de Montréal, savoir : Iberville, le marquis de Vaudreuil et Boudrias de Morat celui-ci, jeune contemporain qui rendrait jaloux les Montgoifiers et les autres aéranantes défunte s'il leur était donné de voir les merveilles de nos jours. (1)
Comme tous les évêques du Canada se sont montrés amis de l'éducation de la jeunesse du pays et sont de vrais éducateurs, surtout ceux de Québec, nous en donnons ici le tableau, afin de pouvoir y avoir recours facilement dans le besoin.
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