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de St.-Jacques de lAchigan, Pétrimoulx, de lAssomption, Kimber, de Verchères, Kelly, de Sorel, Pigeon, deSt.-Philippe, Deguise de Varennes, Bélair, de Ste. Rose, Raizenne, de & Roch de PAchigan, Bégin, archiprètre de St.-Vincent de Paul, Cherrier, V. G., de St. Denis de la rivière Chambly, J. Olivier Gire x, curé de Pile Perrot, etc., etc.
Ces amis de l'éducation, pour la plupart, ont fait tenir, à leurs propres frais, des écoles dans leurs paroisses respectives, et spécialement MM. Bégin, Bélair, Cherrier, Deguise, Pigeon, Verreau et J. Olivier Giroux, etc. Celui-ci, aidé de son frère, J.0., Giroux,laïque,enseignaitle françaiset le latinàun certain nombre d'enfants réunis, pour cette fin, dans son presbytère, dans l'ile Perrot. M.J. O. roux est, depuis nombre d'années, un de nos plus habiles instituteurs d'école modèle.
L'école de St. Roch des Aulnets, fondée en 1813 par M. Verreau, fut.dotée par M. Brodeur, élève du collége de Mont. réal, puis missionnaire pendant nombre d'années dans les missions du Golfe-St.-Taurent, avant d’être curé de St.- Roch, où il est décédé en 1839. :
Mgr. Plessis, fondateur de la paroisse de St.-Roch de Québec, en 1818, avait attaché à l’église même de cette nouvelle paroisse une espèce de collége où Mgr. Modeste Demers, évêque de Vancouver, (1) a commencé ses humanités, et où M. Angus McDonald, V. G.. Mgr. Chs. F. Cazeau, V. G. et Mgr. Baillargeon ont présidé. 4 e
Révd. Messire Joseph Olivier Archambault, curé de St. Thimothée, dans le diocèse de Montréal, décédé le 9 de février 1876, est le fondateur de deux beaux établissements d’éducation, dont l’un pour les garçons et l’autre pour les filles, sans aide du gouvernement. Le vénérable défunt a passé aux commissaires d'école son école de garçons, et à la fabrique de la paroisse, son école de filles, en vertu des dispositions de l'acte d'éducation à cet effet. |
Puis, outre d’autres contributions faites pour l’éducation sous forme de bourses et de pensons payées en faveur de jeunes gens pauvres, combien d’autres curés ont instruit, chez eux, des enfants recueillis, et en ont hébergé pour cette fin, ?, 3, 4, et mème jusqu’à 5 à la fois. Voilà encore des éducateurs qui, à force d'épargnes et de privations, ont doté nos colléges, yon setilement de sommes considérables, mais encore de bons sujets déjà en grande partie formés à l'étude des sciences et à la pratique des vertus chrétiennes.
Cependant, il est à remarquer que le prix de l'éducation, de l'instruction et des pensions alimentaires est très-modique dans nos colléges et couvents de filles, si bien que l'éducation proprement dite a toujours été considérée comme gratuite.
(1) Mgr. Demers est décédé le 28 juillet, 1871, à l'âge de 62 ans. Né à St. Nicolas, au diocèse de Québec, le 11 octobre 1809, il fut ordonné prêtre le 7 février 1836, et sacré évêque de Vancouver en 1847,
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En effet, les prix en sont beaucoup plus réduits que ceux des maisons d'éducations aux Etats-Unis, et même des institutions anglaises sises dans notre province. Aujourd'hui, le prix de ension au collége de Québec est de £1710.0, et celui de ontréal de £21.0.0 pas an. ke ue ces prix ont encore été plus bas autrefois. Le collége de Québec s'était contenté de la modique somme de £12.10.0, puis, gnsuite, de £15.0.0, et celui de Montréal de cellé de £18.0.0 par an. On a généralement demandé encore moins dans nos couvents, et souvent même, pour faciliter aux cultivateurs le paiement de cette petite somme, on en recevait le montant en produits agricoles au prix courant du marché. De sorte qu'ils n'avaient pas à prendre le temps et la peine de les vendre, pour en réaliser le rix.
à D'ailleurs, les membres du clergé canadien ne se bornent pas à donner l'instruction à de pauvres jeunes gens, et seulement à des catholiques. Il est assez ordinaire d’en voir se charger de l'éducation de jeunes gens en moyens, »et même de jeunes gens protestants. M. Chs. Frs. Painchaud, fondateur du collêge de Ste. Anne, a étudié les mathématiques en 1797, chez M. Jean Raimbault, alors curé de l'Ange-Gardien dans la diocèse de Québec, avec le vicomte Henry Hardinge, protestant, devenu Field-marshal, de l'empire britannique, et décédé commandant des forces, en Angleterre, en 1856.
Je termine ici la liste des éducateurs canadiens défunts qui ne sont pas fondateurs de colléges classiques, non pour m'occuper de nouveau de ceux qui ont le mérite et la gloire de les avoir établis, car ce serait empiéter trop sur les droits de l’histoire proprement dite, et risquer de ne pas rendre plus de justice, mais seulement pour référer le lecteur aux chapitres précédents et à la partie de mon rapport d'éducation du 28 avril 1855 qui traite de ces établissements et de leurs fondateurs respectifs.
Le tout n'est qu'un abrégé de ce qui devrait constituer un ouvrage plus détaillé ; mais tel qu'il est, il donnera au moins une idée de nos institutions d'éducation et de nos éducateurs.
D'ailleurs, qu'on se donne la peine de visiter nos établissements d'éducation, et surtout nos colléges classiques et industriels, et l’on pourra aisément se convaincre que, s'il y a eu, en quelque partie du Bas-Canada, apathie on indifférence pour l'éducation, il y à eu ailleurs, à cet égard, un esprit de sacrifice et un dévouement dignes de tous éloges. Tous les habitants, dociles à la voix persuasive des fondateurs de ces établissements, ont contribué volontiers et généreusement à les faire si nombreux, si beaux, si florissants et si recommandables. Aussi voyous-nous qu'ils ont fait l'admiration des étrangers, et que lord Durham, dans son rapport, tout en signalant le défaut d'écoles primaires, dans un temps où elles étaient généralement impossibles, n'a pu s'empêcher. d'accorder à nos institutions classiques, pourtant bien moins nom-
breuses, et bien moins fréquentées alors qu'elles ne le sont aujourd'hui, un juste tribut d’éloges.
Dontment se hitil donc que, lors de la convention des savants membres de l'association américaine pour l'avancement dés arts et des sciences qui à eu lieu à Montréal le 19 Août 1857, nos institutions littéraires et scientifiques n'y aient été ni représentées ni mentionnées, sice n’est le collége McGill, qui l’a été, lui, largement, comme on le sait. |
Sans doute, le collége McGill pouvait bien être représenté à cette savante convention, comme en effet il l’a été avantageusement par son habile Principal, qui a contribué honorablement à la rendre instructive et intéressante. Maïs le collége McGill devait-il y être représenté exclusivement, uniquement, et comme étant le seul collége classique établi et prospère dans le Bas-Canada? Certainement non. A qui donc devonsnous attribuer la cause de cette exclusion de nos institutions littéraires des assemblées de ces savants étrangers ?
Dans cette section française de la province, dans une ville comme Montréal où l’on voit deux colléges français pour le moins aussi florissants, et dont l’un est de beaucoup plus ancien que le collége McGill , il semble que celui-ci ne devait pas figurer là sans ses devanciers, sans ses coopérateurs dans la carrière des arts et des sciences, ‘Puis, la littérature française ne devait elle pas avoir là ses représentants et ses interprètes, comme elle a, dans nos institutions et dans le pays, ses émules et ses échos ?
Cependant le collége McGill est le seul de tous les colléges du Bas-Canada qui y ait été représenté. On n’y a vu aucun des directeurs ni des professeurs des autres colléges, pas même de l'Université Pavel, établie à Québec sous le nom glorieux du premier évêque du Canada. La chose paraît incroyable, et c'est pourtant là un fait, aussi notoire qu'humiliant pour nous, Canadiens.
Un seul membre du clergé catholique du Bas-Canada l'abbé Ferland, décédé depuis, s’y trouvait, homme distingué, sans doute, et qui jouissait à juste titre d’une haute estime parmi nous; mais il n’étaît 1à, apparemment, que comme curieux et comme amateur, et c’est en cette dernière qualité surtout qu’en payant, il est devenu membre de la société de ces hommes éminents qui se réunissent généralement une fois par an sur quelque point de l'Amérique du Nord, pour travailler ensemble à l'avancement des arts et des sciences.
Il n’? pas même été une seule fois question, au moins publigraement, dans cette convention, de l'existence de nos
‘itvtions littéraires dans le BasCanada. Pas une seule
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