I.'é|»e de fer
Le collier de la Toiton d'or.
U chapeau à la Henri IV et la toque, l e nécessaire il or pour le» denta.rette clin le dciilitle.
i* A I impératrice Marie-Louite, inri dentelle»
A Madame, la veilleuic en argent.
Au canlinal, le petit néccitaiir en acier.
Au prince Eugène, le petit bougeoir en vcrniol
A la prince»»e Pauline, le petit médaillée
A la reine de Naplea. un petit tapi» turc.
A la reine llortenve, un petit tapit turc.
Au prince Jérôme, la poignée du »abre antique.
Au prince Jo*epb, un manteau brodé, veste et entoile.
Au prince Lucien, un manteau brodé. »e»lr et culotte.
NarOLioN.
DE NAPOLÉON Sfi.» i
Ceci r*t mon codicille, ou acte de ma dernière volonté.
Sur les fonds remis en or à l'impératrice Marie-Louise, ma très-chère et bienaimée épouse, à Orléans, en 181V elle reste me devoir deux millions, dont je dispose par le présent codicille, afin de récompenser mes plus fidèles serviteurs, que je recommande du reste à la protection de ma chère Marie- Louise,
1° Je recommande à l'impératrice de faire restituer au comte Bertrand les trente mille francs de rente qu'il possède dans le duché de Parme, et sur le mont Napoléon de Milan, ainsi que les arrérages échus.
2° Je lui fais la même recommandation pour le duc d'Istrie, la lille de Duroc, et autres de mes serviteurs qui me sont restés fidèles et qui me sont toujours chers ; elle les connaît.
:>° Le lègue, sur les deux millions ci-dessus mentionnés, trois cent mille francs au comte Bertrand, sur lesquels il versera cent mille francs dans la caisse du trésorier, pour être employés, selon mes dispositions, à des legs de conscience.
f° Je lègue deux cent mille francs au comte Montholon, sur lesquel il versera cent mille francs dans la caisse du trésorier, pour le même usage que cidessus.
5° Idem, deux cent mille francs au comte Las Cases, sur lesquels il versera cent mille francs dans la caisse du trésorier, pour le même usage que ci-dessus.
6° Idem, A Marchand cent mille francs, sur lesquels il versera cinquante mille francs dans la caisse, pour le même usage que ci-dessus.
7° Au maire d'Ajaccio, au commencement de la révolution, Jean-Jérôme Lévi, ou à sa veuvo, enfants, ou petits-enfants, cent mille francs. 8° A la fille de Duroc, cent mille francs. 0° Aux fils.de Bessières, duc d'Istrie, cent mille francs. 10° Au général Drouot, cent mille francs. tl8 Au comte Lavalette, cent mille francs. 1-2" Idem, cent mille francs; savoir :
Vingt-cinq mille francs àPiéron, mon maître d'hôtel.
Vingt-cinq mille francs à Noverraz, mon chasseur.
Vingtrcinq mille francs à Saint-Denis, le garde de mes livres.
Vingt-cinq mille francs à Santini, mon ancien huissier. t:>° Idem, cent mille francs, savoir :
Quarante mille francs à Planât, mon officier d'ordonnance;
Vingt mille francs à Hébert, dernièrement concierge à Rambouillet, et qui était de ma chambre en Egypte.
Vingt mille francs à Lavigné.qui était dernièrement concierge d'une de mes écuries, et qui était mon piqueur en Egypte.
Vingt mille francs a Jeannet-Dervieux, qui était piqueur des écuries, et nie servait en Egypte.
14e Deux cent mille francs seront distribués en aumônes aux habitants de Drieunc-le-Châtcau qui ont le plus souffert.
15° Les trois cent mille francs restant seront distribués aux officiers et soldais du bataillon de ma garde de l'Ile d'Elbe, actuellement vivants, ou à leurs veuves et enfants, au prorata des appointements, et selon l'état qui sera arrêté par
mes exécuteurs testamentaires- Les amputés ou blessés grièvement auront le double. L'état en sera arrêté par Larrcy et Emmery. Ce codicille est écrit tout de ma propre main, signé et scellé de mes armes.
Napoléox.