‹ Mémorial des fêtes franco-canadiennes pour l'érection du monument de JacquesChapitre 10 sur 61 · SUR LE JACQUES CARTIER DE GEORGES BAREAU · texte numérisé non relu

SUR LE JACQUES CARTIER DE GEORGES BAREAU

Longtemps il a rêvé de quelque Inde lointaine A l'occident. Longtemps se sont fixés ses yeux Vers la nouvelle terre et vers les nouveaux cicus, Auxquels il croit de toute la foi qui t'entraîne.

MÉMORIAL DES FÊTES FBANCO-CAKADIENNES

Alors, il est parti, le yaillant Capitaine,

Et voici, près d'atteindre au Paya Merveilleuï,

Que ce lirave pourtant, fils de braves aïeuï, Doute encor 'd'accoster l'Atlantide incertaine...

Tel nous voulions notre héros, Jacques Cartier, Souhaitant qu'on marquât, pour l'avoir tout entier, Jusqu'en l'effort final l'aniiété sans trêve...

Maître, tu l'as compris et réalisé tel,

Fixant dans la splendeur de ce bronze immortel

Le geste d'Action et le regard de Rêve.

Louis TrBRCBLiN.

i Saiat-Malo, les fêtes prélimioaires., avaient commencé 1 le vendredi, par un bal qu'offrait gracieusement M. Ber- ■din, le nouveau directeur du Casino Municipal. Le Répuain écrit :

a grande salle des fStes avait été décorée avec un goût exquis par

soins du directeur du Casino, aidé de MM. Vicart, tapissier à

it-Servan, et Kretz, chef armurier au 47'. Ce n'était que fleurs

ineuses, trophées d'armes, drapeaux, panoplies, vieux sabres

.eusement travaillés.

ussi les danseurs furent-ils nombreux et le coup d'œil superbe

uniformes, des belles épaules, des claires toilettes et des bijoux

celants.

1 dansa Jusqu'au jour après s'être partagé les accessoires d'un

!rbe cotillon généreusement offert par M. Bernardin.

.e samedi, on jouait Barbe Bleue. La direction avait invité s les officiers des armées de terre et de mer. La salle t comble.

omme la veille, l'archet de Giannini faisait merveille et. Le Progrès Malouin, a MM. Bernardin et Pol Kensicher aient les honneurs avec le charme qu'on connaît et de m à s'attirer les sympathies de tout le public malouin le nos visiteurs. »

e même soir, VHarmonie MumcipcUe de Saint-Malo avait né concert sur la place Chateaubriand ; une Retraite flambeaux par la Musique du 47^ parcourait les rues.

POUn l'érection du monument de JACQUES CARTIER 25

Une aDÎmation extraordinaire emplissait Saint-Malo. Des drapeaux claquaient aux fenêtres et, comme le remarque Le Salut, M. le Maire pouvait dire que a jamais il n'avait vu sa ville si belle, u

Et voici qu'en corrigeant les épreuves de ce livre, d'Ottawa m'arrive encore ce sonnet, en réponse à la lettre où je m'excusais de n'avoir pu, comme je l'aurais voulu, accueillir le poème envoyé par M. Fleury.

A LOUIS TIEROEUN

Ënirré d'ambroisie, au sommet du Parnasse, Favori de la Muse aux acceots gracieux.

Indulgent, tu souris au nain prétentieux Qui, d'un pas incertain, des géants suit la trace.

Le guerrier valeureux applaudit à l'audace Du conscrit s'exerçant aux exploits glorieux ; Et l'aigle, en explorant l'immensité des cienx. Epargne l'alouette Ivre d'air et d'espace.

Merci, Maître, merci d'avoir, quelques instants, Pour écouter ma voix, interrompu tes chanta.

Et de juger ma muse avec ton arae tendre.

Pardonne au chantre obscur, ô Larde de l'Arvor, D'avoir, présomptueux, désiré faire entendre Sa modeste musette après ta iiarpo d'or.

J.-M Fleury.

Otawa, le 20 Août 1905.

Et comme un sonnet en appelle un autre, — c'est ainsi que nous correspondons à travers TAtlantique, — j'adresse en vers ma réplique au trop gracieux salut de mon confrère canadien :

A H. J.-H. FLEURT

)U8 m'avez salue par trop de courtoisieroit eat mon sentier mais il est vert et ftais ; >ëte, tels ils sont en Bretagne et jamais ne veux dévier de la route ahoisie.

la table des Dieux on mange l'ambroisie ; la mienne on ignore un aussi noble mets, Kerazur n'est point sur un de ces sommets e coule en flots de poésie.

sureux quand un poète accourt en mon chemin, lasitôt je l'accueille et je lui tends la main, mon humble maison s'ouvre à de nouveaux charmes.

éloge me paraît toujours un peu moqueur,

îis deuï mots d'amitié m'émeuvent jusqu'aux larmee:

î harpe n'est pas d'or mais peut-être mon cœur.

LomS TiERGELIN.

mTm:Vm^mmvymvm^'^'^}^^

Lt FÊTE DE l'KAUGDRITIOII DE LtSTITDE

A Saint-Mahj le Dimanche 23 Juillet.

Pendant que, sur l'esplanade des Ecluses, les Sociétés de gymnastique Les Vigilants de VOttest et La Malouine, accompagnées par la Musique des Chemins de fer de FOuest, après un brillant défilé, exécutaient leurs remarquables exercices et mouvements d'ensemble, les cloches de la Cathédrale appelaient les fidèles à la

Page 1