‹ Mémorial des fêtes franco-canadiennes pour l'érection du monument de JacquesChapitre 36 sur 61 · S MÉMORIAL DES FÊTES FRANCO-CANADIENNES · texte numérisé non relu

S MÉMORIAL DES FÊTES FRANCO-CANADIENNES

sa sonorité. Que dire de Brémont, qui n'ait été dit ceut fois? Cet admirable artiste, aussi savaut professeur que merveilleux interprète, nous a tour à tour émus, entrainés, éblouis. Il est impossible de mieux dire les vers, soit que le violon et le piano les accompagnent, et quel violon, Szigetti 1 et quel piano, Piiïarelti ! soit qu'ils aient pour toute musique, et cela suffit pour les faire chanter, la musique de cette voix qui vaut à elle seule les autres instruments ensemble. Voici, privés de cette musique, les vers que j'avais écrits pour celle fête et que BrénioQt a dits merveilleusemeot.

LE SIOHE

Ud lourd matin de brume, il allait par la grève,

Interrogeantau loin la mer Du regard aniieui et du sourire amer

Dea enfanta qu'a touchée le R6ve.

Le BoleiJ printanier pointait à l'Orient

Sous d'épais tourbillons de pluie, Et semblait, à travers des larmes qu'on essuie.

Comme un visage souriant.

Le long dea rocs que découvrait la mer étale.

Sur le sable et les varechs bruns, Cartier frayait sa route, au milieu des embruns.

Vers cette pointe occidentale.

Où, chaque jour, il vient s'asseoir sur le rocher.

Cherchant le sillage éphémère Du navire idéal que monte sa chimère,

Et s'obstinant & le chercher.

Chimère ! non l Réalité dont il est ivre

Et sous laquelle il chancela.

Quand des nuages fous, fuyant vers l'au delà.

L'appelaient là-bas à les suivre.

A les suivre, là-bas, au pays du Ponant,

Vers des Atlantide? nouvelles I...

Et, pareil à Colomb guidant ses caravelles,

11 sait sa route maintenant.

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