‹ Mémorial des fêtes franco-canadiennes pour l'érection du monument de JacquesChapitre 50 sur 61 · DISCOURS DE H. ROBERT SURCOUF · texte numérisé non relu

DISCOURS DE H. ROBERT SURCOUF

Monsieur le Ministre,

Hier, â l'inauguration du Monument élevèàla mémoire deJacques Cartier, j 'ai applaudi les ûlotiuentes paroles que tous avez prononcées, et vous avez pu constater avec quelle chaleur elles étaient accueillies par la foule qui vous écoutait. 11 m'a semblé que je sentais vibrer l'âme de la France !

Je me suis alors rappelé que César avait dit des babitants de l'ancienne Oaule qu'ils étaient éloquents et braves.

Vous nous avez prouvé que nous sommes descendants d'une origine commune et que les Canadiens ftangais ont, à un haut degré, le don de l'éloquence. Mais ils sont braves aussi, Monsieur le Ministre, et lepr âme s'éprend des causes nobles et justes. '

(1) M. Lesbaupin, le distingué Président du Comité des Fêtes de Paramé, a été un organisateur parfait. MM. Chevance et J. M. Leroux, à qui est due la décoralion de la Mairie et des Portes, ont droit k tous nos élo^res pour leur talent et leur zèle dépensés luis compl«r.

i^ HÉMOBIAL DES FÊTES FBAMGO-GANADIENNES

Vous avez évoqué le souveDÎr de la guerre de 1870. U m'appartieDt, comme Présidout des combattants de 1870-71 d'IUe-et-Vilaine, de dire que lea Canadiens sont courageux- C'est un devoir de reconnaissance que j'accomplis, car, au moment de nos désastres, des habitants du Canada sont venus mettre leur vie au service de notre Patrie, et j'ai vu, pendant ces Jours sombres, dea Canadiens ci»n~ battre à côté de moi et mourir sous l'uniforme t^ngais.

Dans une autre occasion, de^ Canadiens sont encore venus se battre non pas pour la France, mais pour ce qui était uoe part de l'héritage de U France 1

Dites bien, Monsieur le Ministre, aux survivants de cette phalange de braves, que nous nous souvenons, que nous gardons la mémoire de ceux qui ont succombé dans la lutte, et paisse cet bumble hommage aller jusqu'au delà des rivages de l'Atlantique, où nos remerciements arriveront ennoblis encore par votre organe.

A cet appel de clairons, M. A, Turgeon répond par une fanfare. Il récite un beau poème de Louis Fréchette, qui, malgré lui et de la façon la plus spontanée, aura participé à nos fêtes. Fréchette peut en être joyeux, ses vers ont été très bien dits et vigoureusement acclamés.

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