A JACQUES CARTIER
Te voilà donc monté sur le socle, Immortel
Jacques Cartier, patient et fler capitaine,
Qui pour noua conquérir une terre lointaine
Sût braver l'homme, &tre inconstant plus que le ciel.
Jadis, n'est-il pas vrai, le sort te fut cruel î La mer qui te prenait sur sa vague hautaine.
En berçant ton beau rêve à la foi souveraine, remportait au pays qu'on disait irréel.
Te voilà d^nc 1 Ton regard fouille au lointain pâle Comme autrefois, parmi les soirs d'or et d'opale. Quand tu venais songer sur les grèves du Bé.
Et l'homme insoucieux et la gloire infinie Veulent poser, enfin, sur ton ft^nt absorbé, La couronne d'Arvor qu'attendait ton Génie I
Thomas Maisonmeuve.
Et c'était comme un tournoi de poésie. Depuis longtemps des saints courtois s'échangeaieftitdes rives du Saint-Laurent aux bords de la Rance. On lisait dans La Presse de Montréal, du 24 Mai 1905 :