‹ Mémorial du peuple de la rivière Rouge aux gouvernements anglais et canadiens [microforme]Chapitre 6 sur 28 · PAR SANDFORD FLEMING · texte numérisé non relu

PAR SANDFORD FLEMING

Ev soumettant au gouvernement du Canada le mémorial du peuple de la Rivière "Rouge, au sujet de l'établissement d’une ligne de communication de la province du Canada à la Rivière Rouge, et de là jusqu’à la Colombie Anglaise, l’auteur de cet écrit croit qu’il test de son devoir de se conformer autant que possible aux vœux exprimés par ceux qui Vont bien voulu lui confier une mission aussi importante. Il prend donc respectucusement Ma liberté de joindre au mémorial les observations suivantes :

Entre le Canada ct l’Etablissement de la Rivière Rouge, se trouve une longuc étenduc de terre, accidentée par endroits, et souvent impropre à la colonisation. Les grands lacs Huron et Supérieur bordent la moitié Kst de cette contrée, et prolongent la navigation du *6t. Laurent jusqu’à environ 400 milles de la Rivière Rouge. A ce point, sur la rive nord “du Lac Supérieur, l'on peut arriver à l'Etablissement par la route long 2t fatigante des Ycanots, rendue difficile et pénible par le grand nombre de portages à fa: +. C’est le seul (débouché, à part celui qui conduit aux mers arctiques, par lequel les colo: peuvent comlmuniquer avec le territoire anglais, et encore, à cause des obstacles innombrables qui lexistent, cette route est presqu’entièrement abandonnée. C’est là la ligne de communicaion par le Lac Supérieur, que les habitants de la Rivière Rouge désirent tant ouvrir et “améliorer, ct c’est là la raison pour laquelle ils demandent si instamment la construction d’un chemin qui, reliant les provinces de l'Atlantique à la Colombie Anglaise, devra Mindubitablement leur donner accès au Canada.

FL La confection d’un chemin entre le Lac Supérieur et la Rivière Rouge n’est, à vrai “dire, qu’un simple acte de justice en faveur de nos co-sujets de cette contrée éloignée, \ xilés comme ils le sont de la civilisation, depuis tantôt plus de deux générations, exposés fu privations les pius grandes à la suite des difficultés qu’ils avaient à vaincre pour eultiver ces vastes plaines, et à gagner bien chèrement leur vie;* et qui, s'ils n’ont pas "sugmenté si rapidement en nombre et en importance, que d’autres habitants des colonies “plus favorisées par la nature et par la forme du gouvernement, n’en ont toujours pas moins Téussi à y jeter les fondements ke la colonisation. Les colons de la Rivière Rouge ont

“ans contestation été bien négligés, et jusqu’à tout récemment presqu’entièrement oubliés “ar le reste de l’Empire, mais la découverte de l’or sur les versants des Montagnes “Rocheuses, le progrès des établissemerts sut la côte du Pacifique, combinés à d’autres ‘évènements de date récente, forccnt aujourd’hui l’attention publique à se porter vers les proue à retirer d’une ligne de communicaticn courte et facile, conduisant à ces régions. “Lo peuple de la Rivière Rouge espère donc ardemment, qu’en même temps que s’exécutera

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le projet de construire un chemin sur le territoire anglais entro les deux océans, il pourra voir accomplir ies vœux qu’il forme aujourd’hui.

Quelle qu'importante que puisse être la confection d’un chemin du Canada à la Colombie Anglaise, simplement comme moyen d'établir des relations commerciales entre ces deux pays, il n’en est pas moins évident que la grande distance qui les sépare scrait un obstacle insurmontable à l’exécution du projet, n’était la nature favorable du territoire dent l'Etablissement de la Rivière Rouge forme partie. Le climat et le sol de l'Amérique Britannique centrale sont aujourd’hui si bien conuus, qu’il est presque superflu d’y faire allasion ; cependant, comme le succès permanent d’une ligne de communication dans l’intérieur d’un pays dépend tant des facilités qu’il offre aux établissements et à la colonisatien, il ne sera peut être pas hors de propos de donner quelques extraits des meillesrs #t des plus récents ouvrages traitant ce sujet, avant de commencer à discuter les avantages de l’entreprise ‘au point de vue du commerce, de la politique et du génie civil.

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