‹ Mémorial du peuple de la rivière Rouge aux gouvernements anglais et canadiens [microforme]Chapitre 7 sur 28 · AMÉRIQUE BRITANNIQUE CENTRALE-— EST-EVNLE PROPRE A LA COLONISATION · texte numérisé non relu

AMÉRIQUE BRITANNIQUE CENTRALE-— EST-EVNLE PROPRE A LA COLONISATION

Les explorations récemment faitcs par les gouvernements Anglais et Canadien, ont grandement contribué à donner au monde des renseignements sur le climat, le sol, les produits naturels, et la richesse minérale de cette vaste région iuhaitée, gisant entre le Lac Supérieur et les Montagnes Rocheuses. Plusieurs écrivains américains ont tout dernièrement exprimé sur les ressources de la contrée en question, des opinions, qui, pour des raisons évidentes, doivent avoir un grand poids. L'auteur du présent écrit pense qu’il ne saurait mieux faire pour l'utilité de sa cause que de réunir ici les renseignements puisés à ces différeni”s sources.

"‘. Sourgeau, qui accompagna comme botaniste le Capt. Pallisser dans son expédition, tait les observations suivantes :—

‘ Je soumets les observations qui suivent sur Îles avantages agricoles qu'offrent Ja Terre de Rupert et les prairies de la Sskaithévan dans l’Amérique Britannique du Nord, et cela en ma qualité de botaniste, chargé par Sir William Hooker, d'accompagner le Copt. Pallisser dans son expédition.

‘ J'avais à m'occuper spécialement de la collection des plantes qui croissent naturellement dans la contrée parcourue par l’exploration, ainsi que des graines de ces plantes. A part de ma collection botannique, le Dr. Hooker me conscilla de faire des observations thermométriques aux différentes stations, ut surtout de constater la température de la terre à des profondeurs données, ainsi que celle dc l’intérieur des arbres de la forêt, et de noter la richesse et la pauvreté de la végétation ainsi que les maladies auxquelles les plantes sont exposées. Dans ma deuxième lettre et mes notes adressées à Sir William Hooker, qui ont déjà vu le jour, j’ai traité cette question avec tout le soin que j'ai pu y mettre au moyen d'observations faites au mnilieu des tracasseries et des fatigues d’un long voyage ; mais il me reste à appeler l’attention sur les avantages qu’il y aurait de fonder des élablinemepie agricoles dans les vastes plaines de la Terre de Rupert, et particulièrement sur la Saskatchewan, dans les environs du Fort Carlton. Cette région ost beaucoup plus propre à I» culture des principales céréales des climats tempérés, tel que le blé, le seigle, l'orge, l’avoine, etc., qu’on semblerait porté à le croire, à cause de sa haute latitude. En effet, les quelques tentatives que l’on a faites, de cultiver des céréales dans les environs des postes de la compagnie de la Baie d'Hudson, démontrent abondamment combien il serait facile de récolter des produits sur une échelle suffisante pour récompenser lo travail du cultivateur. . Là, pour mettre la terre en culture, il suffirait d’enser .acer les mcilleures parties du sol. Les prairies offrent des pâturages naturels pour la nourriture d'immenses troupeaux, tout aussi riches que s'ils avaient été faits artificiellement. La construction des maisons pour les pionniers à mesure que la contrée s'établirait, serait chose facile, parce que daus plusieurs localités, à part le bois, l’on trouve de bonne pierre à bâtir, et dans d’autres il serait aisé de trouver de la glaise pour faire de la brique, plus particulièrement auprès de la Rivière Battle. Les parties les plus favorables à la culture ensuite, seraiènt dans les environs du Fort Edmonton, ainsi que le long de la rive sud du bras nord de la Saskatchewan. Daus cette dernière région, l’on rencontre de riches ct vastes prairies parsemées ci et là de hoïs et de forêts, et remarquables par l’excellent pâturage qu’elles pourraient offrir aux animaux domestiques. Les vesces que l’on trônve ici,

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