‹ Mémories du Cte Valentin Esterhazy avec une introduction et des notesChapitre 69 sur 179 · CHAPITRE QUATRIÈME 1Î · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUATRIÈME 1Î

divertissements. J'allai de là voir à Ruffec le comte de Broçlie, que je n'avais pas revu depuis la guerre, et qui m'avait donné tant de preuves de bonté. Il me montra ses terres, Tordre qu'il y établissait, ses entreprises pour l'économie. Tout ce qu'il faisait était marqué au coin du génie et de l'activité, quoique tout ne lui ait pas réussi.

En le quittant, j'entrai dans le Limousin et m'arrêtai quelques jours à Limoges, où résidait le régiment de Bercheny. Le colonel n'y était pas ; il avait été appelé à Lusancy pour rendre des soins à sa mère, qui était fort malade et qui mourut à peu près vers ce temps-là. Sombreuil commandait à sa place, ce même Sombreuil qui a été guillotiné, étant lieutenant général et commandant des Invalides. Il y était amoureux d'une demoiselle qu'il a épousée depuis, et qui a été la mère des deux infortunés dont l'un a été guillotiné avec son père et dont l'autre, fait prisonnier à Quiberon, a péri comme un héros.

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