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LÉON BLUM. LA FINANCE JUIVE

les balancés opportuno-révolutionnaires. C’est un exemple bien curieux de persistance atavique que ce garçon cultivé, formé de plusieurs couches de connaissances comparables aux revêtements de l’oignon, mêlé aux ouvriers français, aux disputes françaises, et conservant un parfum, une aura, un je ne sais quoi de biblique et d’hyperoriental. Ce qu’il a écrit sur les mœurs, les femmes, la prostitution, et qui voudrait être forcené, frénétiquement original, est médiocre et d’un blasphème plat. Mais le bonhomme n’est fichtre pas banal. Il a dû piocher Lassalle, on voit ça, et il considère sans doute le prolétariat français comme un violon, dont il râclera macabrement, à son heure et à son gré, un jour. Tout est possible, mais ça m’étonnerait. Il est périlleux de jouer au tribun, avec un physique de caissier de Nabuchodonosor... Léon Blum ou la révolution en gants gris perle.

Haute ou basse, la finance juive, fonctionnant en France, a toujours eu, depuis 1875, l’Aflemagne comme pôle attractif, et

toujours soutenu, chez nous, les entreprises commerciales et

a industrielles allemandes. L'exemple le plus frappant et le plus

direct en est cet Emil Ullmann, Germain authentique et natu-

ralisé, entré au Comptoir National d’Escompte de Paris

quelques années après le traité de Francfort et qui, en août 1914, était directeur omnipotent de cet établissement de crédit. Le cas d’Emil Ullmann est symbolique. Or, parallèlement à cette internationale des richissimes, le socialisme, ou internationale des pauvres, subissait la même influence d’outre- Rhin. Il est donc arrivé un moment où ces deux tendances similaires se sont rejointes, où les banquiers que j’appellerai franco-allemands se sont fait les bailleurs de fonds, chez nous, du drapeau rouge et du marxisme. L’Humanilé quotidienne de Jaurès a été fondée par douze puissants capitalistes juifs et a accepté presque tout de suite une subvention allemande de 25 000 francs de Bebel, député au Reichstag.

En même temps, le cléricalisme juif, fort de ses robustes racines ethniques, partait en guerre contre la religion catholique, qui est celle de la majorité des Français, et mettait ses formidables ressources financières à la disposition de l’anticléricalisme waldeckien, fils du vieil anticléricalisme gambettiste. Commencé en 1897, à l’occasion de l’Affaire, ce mouvement,

aux conséquences incalculables, a duré jusqu’à la guerre européenne, avec des alternatives d’apaisement et de recrudescence, qui n’en brisaient point la courbe générale. Le moment est venu de l’étudier, à la lumière des faits, avec le calme, mais aussi la rigueur nécessaires, et dans l’enchaînement des répercussions et dérivations qui faillirent amener l’anéantissement de la patrie.

Aucun régime, y compris celui de la Terreur, n’a été plus funeste à la France que celui qui va de l’automne de 1897 (début de la campagne dreyfusienne) à la première victoire de la Marne (septembre 1914).

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