Comment se comportait-elle
64. Quand on entrait dans la salle à manger, où la trouvaiton déjà ?
DYNASTIE NOIRE
sur la chaise et les pattes appuyées au rebord de la nappe, qui vous présente son petit front à baiser, comme une demoiselle bien élevée et d’une politesse affectueuse envers les parents et les gens âgés.
On trouve des pailles au diamant, des taches au soleil, des ombres légères à la perfection même. Eponine, il faut l’avouer, a un goût passionné pour le poisson ; ce goût lui est commun avec tous les chats. Contrairement au proverbe latin ;
Catus amat pisces, sed non vult tingere plantas,
elle tremperait volontiers sa patte dans l’eau pour en retirer une ablette, un carpillon ou une truite. , Le poisson lui cause une espèce de délire, et, comme Tes enfants qu’enivre l’espoir du dessert,^ quelquefois elle rechigne à manger sa soupe, quand les notes préakrbles qu’elle a prises à la cuisine lui font savoir que la marée est arrivée, et que Vatel n’a aucune raison de se passer son épée à travers le corps. Alors on ne la sert pas, et on lui dit d’un air froid : « Mademoiselle, une personne qui n’a pas faim pour la soupe ne doit pas avoir faim pour le poisson », et le plat lui passe impitoyablement sous le nez. Bien convaincue que la chose est sérieuse, la gourmande Eponine avale son potage en toute hâte, lèche la dernière goutte de bouillon, nettoie la moindre miette de pain ou de pâte d’Italie, puis