‹ Ménagerie intimeChapitre 32 sur 79 · Quel était l’effet de cette observation · texte numérisé non relu

Quel était l’effet de cette observation

elle se retourne vers nous et nous regarde d’un air fier, comme quelqu’un qui est désormais sans reproche, ayant accompli consciencieusement son devoir. On lui délivre sa part, qu’elle expédie avec les signes d’ime satisfaction extrême ; puis, ayant tâté de tous les plats, elle termine en buvant le tiefs d’un verre d’eau.

*14 nous avons quelques personnes à dîner,

Eponine, sans avoir vu les convives, sait qu’U y aura du monde ce soir-là. Elle regarde à sa place, et, s’il y a près de son assiette couteau, cuüler et fourchette, elle décampe aussitôt et va se poser sur un tabofiret de piano, qui est son refuge en ces occasions. Ceux qui refusent le raisonnement aux bêtes expliqueront, ^Is'^le peuvent,^ ce petit fait, si simple en apparence, et qui re^îferme tout un monde d’inductions. De la présence près de son couvert de ces ustensiles que l’homme seul peut employer, la chatte observatrice et judicieuse déduit qu’il faut céder, ce jour-là, sa place à un convive, et elle se hâte de le faire. Jamais elle ne se trompe. Seulement, quand l’hôte lui est familier, elle grimpe sur les genoux du survenant, et tâche d’attraper quelque bon lopin, par sa grâce et ses caresses.

Mais en voilà assez ; il ne faut pas ennuyer ses lecteurs.

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