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La fille d’auberge qu’en a-t-elle dit

CAMÉLÉONS, LÉZARDS ET PIES

Pendant ce court entretien, les caméléons (il y en avait deux) continuaient leur ascension le long de la ficelle. On ne saurait rien imaginer de plus comique. Le caméléon, il faut l’avouer, n’est pas beau ; et quoique la nature, diton, fasse bien tout ce qu’elle fait, en s’appliquant un peu, il nous semble qu’elle eût aisément pu produire un animal plus joli. Mais, comme tous les grands artistes, la nature a ses fantaisies, et elle s’amuse parfois à modeler des grotesques. Les yeux du caméléon, presque entièrement sortis de la tête comme ceux du crapaud, sont ajustés dans des espèces de capsules extérieures et jouissent d’une complète indépendance de mouvement. L’un regarde à gauche, tandis que l’autre regarde à droite ; une prunelle se dirige vers le plafond, l’autre vers le plancher, avec une variété de strabismes qui donnent à l’animal les physionomies les plus étranges. Une poche en manière de goitre s’étend sous la mâchoire et prête à la pauvre bête un air de satisfaction orgueilleuse et de rengorgement stupide dont elle est bien innocente. Ses pattes, gauchement coudées, font des saillies anguleuses au-dessus de la ligne dorsale et se meuvent avec des efforts disgracieux et détraqués.

Un des caméléons était arrivé tout au haut de la corde,

32. Qu’est-ce qu’elle a ajouté pour montrer son savoir zoologique?

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