Vers quelle année a-t-il eu ses premiers chevaux
CHEVAUX
bois du feuilleton/ assez de paillettes d’or pour espérer pouvoir nourrir, en dehors des chats, des chiens et des pies, deux autres bêtes un peu plus grosses. Nous eûmes d’abord deux ponies du Shetland, grands comme des chiens, velus comme des ours, qui n’étaient que crinière et queue, et vous regardaient si amicalement, à travers leurs longues mèches noires, qu’on avait plutôt envie de les faire entrer au salon que de les envoyer à l’écurie. Ils venaient prendre le sucre dans les poches comme des chevaux savants. Mais ils étaient décidément trop petits. Ils eussent pu servir de chevaux de selle à des babies anglais de huit ans, ou de carrossiers à Tom Pouce ; mais déjà nous jouissions de cette structure athlétique et capitonnée d’assez d’embonpoint qui nous caractérise et nous a permis de supporter, sans trop ployer sous le faix, quarante ans de copie consécutive ; et la différence entre le maître et les bêtes était vraiment troD grande à l’œil, quoique les ponies noirs enlevassent d’un trot fort allègre le léger phaéton auquel les attachaient des harnais mignons, en cuir fauve, qui semblaient achetés chez le marchand de joujoux.
Il n’y avait pas alors autant de journaux à illustrations comiques qu’aujourd’hui, mais il en existait cependant assez pour faire notre caricature et celle de notre attelage ;
g. Quels chevaux a-t-il eus?