ACTE PREMIER
d'estombreuse.
C'est ce petit Pingoux...
JACQUES
On n'attend plus que vous, mademoiselle Vernier?
EMMA, entrant, très élégante.
Me voilà!... Il est impaj^able, ce cher Pingoux. Elle descend en scène en passant entre la haie des amis.
PINGOUX, entrant.
Rira bien qui rira le dernier.
EMMA
Un bon point, monsieur Tervaux. Le premier numéro du Journal des poètes mondains est à votre disposition...
JACQUES, qui n'a d'yeux que pour elle.
Elle est charmante...
EMMA, allant à Louise et lui prenant la main. Ahl ma cbère Louise, tu es bien heureuse. .
LOUISE
Tu trouves?
EMMA
Avec un poète comme ton mari ! Il est étourdissant ! Elle passe et s'arréle étonnée en voyant M""' Legrand.
LOUISE, qui a vu.
...Ma mère...
EMMA, saluant.
Madame...
M™° LEGRAND, tout en tricotaat^ après avoir salué, rajustant
ses lunettes.
Bel oiseau!
TOMBELAIN, s'àpprochant de Louise avec Divoire.
Quel poète, Madame, que votre mari !
DIVOIRE.
Que d'indifférence douce et pénétrante l
TOMBELAIN.
Et coloriste, ali ! Combien coloriste !...
LE DOCTEUR
Oui! combien coloriste !... Coloriste, combien !
PINGOUX, saluant M""' Tervaux.
Madame... Très jolie la phrase de Divoire. Je la placerai dans mon compte-rendu de l'Etoile des Ar/is. Je veux donner un bon coup d'épaule à votre mari, chère madame.
DAVENAY, à M"' Tervaux.
Ah! Madame !... Hugo !... un microbe, à côté de
ça!
Pendant ce temps Jacques cause à gauche avec Mlle Vernier.
Gahrielle entre avec la théière. Pendant ce qui suit elle
emplit les tasses.
d'estombreuSE, au docteur.
Est-ce que vous trouvez ça épatant, vous. Docteur?
LE docteur.
Mon Dieu !... pour un jeune.
d'eSTOMBREUSE, avec dédain.
Un jeune... Tervaux !... Oh !... il n'y a de jeune en littérature que le synthétisme.